lundi 25 juin 2007

Pénitents



Sous la foudre le béton se fend

Les rues désertes se livrent aux cieux

Ici le pouvoir est à la matière

Ici le pouvoir est matière

Le rite des larmes sur les façades émues

Le rythme de l’eau sur les parois sécurit

Ici le pouvoir est un mirage de béton

Ici le pouvoir est goudron

Il apparaît dans une flaque

Une mort sur un double vitrage

Qui s’agite et disperse à l’infini

Ses maléfices pluvieux


Sous la foudre le béton se pend

Et déverse des pénitents sur les larges trottoirs

Des éclairs dans les yeux qui se perdent

En trompe-l’oeil de minuit gris foncé

Ici le pouvoir est un vernis crépusculaire

Ici le pouvoir est une laque anthracite

Qui s’étoile sur les revêtements

Des étincelles Des regards

qui se fêlent en étoile

L’enduit déluge se moque

Des cuirasses des pavés du bitume entoilé

De l’armée des témoins aux poignards d'airain


La charge liquide draine l’affluence les débordements

Ici le pouvoir conduit aux souterrains

Les pénitents nus aux pensées dévoyées

Sont les seuls à braver le bronze battre le rappel

Des sols détrempés semés de formes érectiles

Pointées vers le néant Sur les ruines éparses

D’une ville silice

Comme autant de semences inquiètes

Que déterrent les milices assoiffées

Hordes mouvantes à l’allure hautaine

Ici le pouvoir est l’arrogance des pénitents

Aux confessions tendues comme l’orage