vendredi 19 décembre 2014

Scrape (Variation)





















Par ce drame
On veut s’en
Remettre aux
Violences tolérables
Celles d’un quotidien
Où l’enceinte menacée
Ne protège plus –
Où l’état devenu
Maléfice se retourne
Contre…

Faut sentir l'odeur
De sa réponse - ce
Qu'elle a à dire les
Yeux fermés - que tu
Dégringoles ses rues
Comme des viscères
Tout plein de ses dépôts
De sa poussière -
C'est un livre ouvert -
Qu'elle suinte la codéine...
Pour middle-class rassurée -
L'écho assourdi...Désaveu
Pénible - sanglots gênants...
Ca donne l'air livide - faut
Sortir de cette humeur -
My love...Tu peux déverser
Ce trop plein dans la mer -
L'ordure s'épanche...Elle s'
Evacue droit devant...Arrosant
Ton visage et les entrailles
Argentées - son épiderme
Synthétique qui se reflète si
Bien - son appétit meurtrier -
Désir qu'il faut toucher
De ses mains rougies...


jeudi 18 décembre 2014

Raise

















S’ériger pour un bail
Ce court instant de
Conscience accordé

C’est dans l’ordre
Des choses – que
Cet ordre au beau
Mitan d’une vie
Se rappelle à nous

S’en tenir aux
Messages - délivrés de
Ces pensées criminelles

Défaisant par avance
Le cœur et les
Fondations au mépris
D’une évidence – la
Plus difficile - c’est fatal –
A comprendre

A décliner – ce cœur
Evident que je tiens
De tes mains – qui me
Suit désormais
En outrage bienveillant

L’égarement qui ramène
A la source – au retour
Que l’on disait impossible




mardi 16 décembre 2014

As The Days Passed


















Comme un univers double
foncer vers son futur
et remonter son temps
comme une bombe au
déclenchement retardé
courir vers soi avant qu’elle
n’explose - à chaque
étape j’aimerais avoir
sur moi ton regard
écorché - comme un
trésor et le goûter -

Souvent ce n’est
qu’un passage,
des mots qui finissent
comme une chevelure
emmêlée. Des blasphèmes,
silences rompus, c’est
provisoire…Des choses
élevées, puis emportées
aussi vite… « Ces mâts de
la cité »… Ces grandes
rues que l’on vole, qui
font rêver puis pleurer.
Souvent ce n’est
qu’un passage, le
souffle à peine
entendu, le corps
à peine entrevu…
Mais tout se perd
ainsi, dans le silence…
Ces mots de passage
déposés là, comme
une trace, rien d’autre.

A quelques encablures
de la mer, bien cachée
par des remparts d’
immeubles, et ta
souffrance, portée
dans l’élégance
d’un simple foulard
autour de ton cou.
Mon éternelle

lundi 15 décembre 2014

Walk On
















Marqué du sceau
De l’inconfort – des
Eclats brisés dans
Tout le corps – ce que
L’on dit pour s’en
Remettre – vastes
Rues où je pouvais
Marcher et respirer –

Comprendre aussi
La traversée – les
Moments égarés
Comme des pièces
Délabrées – et franchir
Les places les ponts –

Des prophéties presque
Qui se reflètent – que l’
On attrape et garde
Entre ses mains – un
Corps allongé – le
Malheur le plus pur –

On contourne
Aveuglé par un
Flot mécanique –

En tout visage on perçoit
Le souvenir intrus
Cette anxiété douce
Et profonde -





mercredi 10 décembre 2014

Twin Columns




















I-

Au milieu de la peur
Je déraisonne –
D’un seul regard on
Pardonne – sur un fil
Tendu entre deux
Immeubles – c’est
Le ciel que l’on vise –
S’effarouchant d’un
Bruit – ce martèlement
Comme autant de
Couteaux qui tous
Nous atteignent  -
Au milieu de la peur
Je m’occupe – ce qui
Noue mon corps et mon
Cœur – des urgences
A tes côtés – ta
Morsure avenir – ces
Quelques écoutes – des
Restes à couper le souffle –





















II-

Un peu par l’accident,
beaucoup par lassitude.
Et les usages moins nobles
de ce qui existe pour s’en
sortir, sans jamais ouvrir
les yeux. Cet envers rempli
de lettres et d’invectives.
Mais cette route et ces
colères jamais témoignées,
un genre de faîte, ou de
pièce baignée par une
lumière pénible, cette
absence aussi  de vis-
à-vis, quotidien vide
d’une clarté bleutée,
éphémère parfois
mais si douce…Que je
ne voyais plus. Comme
la musique profonde
et funèbre qui emplit
ces pièces…Et qui
s’éloigne par des nuits
chaudes, au profit
de résonances et
d’heures embaumées.
Ton regard de la
splendeur de ces
instants emportés,
puis se posant
sur le verre brisé
d’une aube.





lundi 8 décembre 2014

Murmur




















Et je n’y ai rien laissé
A cause de ce malheur
Peut-être – je rétablirai
Pour toi des attentions
Des liens avec ce monde
Qui me semble si loin
Parfois – je n’y laisse
Rien – sauf mes mains
Sur ta peau – des impudeurs
Et des non-dits – quelques
Gorgées ensemble – de
Ces vins - de nos humeurs

C’est l’un  de ces traits
Que je sais reconnaître –
Que je sais attraper…Le
Reste passe – ou ne me
Dit rien qui vaille – tu
Passes furtive rassurée
Je l’espère – alors que
Je peux être un projectile –
Alors on s’évapore tous
Deux – douces pierres
A l’abîme – il est si beau
Celui-là – c’est le nôtre –

On le contemple sans y
Tomber – et c’est très
Bien ainsi – notre force
Fragile – celle d’une
Nuit murmurée 

vendredi 5 décembre 2014

A Long Silence Followed
















Qui songe à ne rien
perdre de la personne
aimée - dans une
maison vide j'entends
tes pas - alors que
l'on chemine sur 
un rivage - ville
désirable - où de
longues silhouettes
profitent de ce
spectacle - celui
des rues et de leurs
mémoires - pour
mieux respirer ta
beauté - me nourrir
de cet or - comme
d'une première fureur 
un monde rêvé - purgé
des pensées noires - de
ces figures faciles - anti-
trésors parcelles de
mort qui rouvrent les
plaies - éteignent en
souvenir l'encens -
pourquoi cette colère ?

Sous les traits d'un bleu
glacier - qui soulignent 
et réparent mes lèvres
abîmées - d'autres 
formes possibles - le
désir de t'atteindre 
sans quoi je serais
anéanti - me laissant
évanouir - tel un
portrait - mensonge que
je n'ai jamais été - à
la limite de mes forces
souvent si éprouvé -
les envols blancs de
ces rues remplacées
par des visions attirantes -

mercredi 3 décembre 2014

Open-Heart














Relâcher son étreinte…
Je me suis éveillé
Stries de douleur
Les stigmates de l’âge
Une décharge de
Soulagement – comme
L’on se projette dans
L’avenir malgré tout –
Sans réprimer sans
Mentir jamais – des
Eclats qui naissent
En moi – carte d’un
Ciel qui s’adresse à
Toi – hormis les
Oraisons quotidiennes…
L’écho possédé de
Mes oublis – je t’en
Prie…Déchire-moi
En exil - en échange
De ma solitude ancienne
Quand l’aube nous
Surprend enlacés –
Nos souffrances
Dévalisées…



lundi 1 décembre 2014

Under The Aegis




















A vivre par ce travail
On me demande de
Peindre devant toi
Et ton corps et
Tes pensées 

Voilà ce qu’on
Appelle le temps
Qui vaut un clignement
De tes yeux

A mi-parcours l’
Histoire de connaître
Et de vouloir encore

J’ai voulu ce pays
Que tu es
J’en tire de grands
Tableaux intérieurs

Qui ont ton langage
Des paroles tenues
Du haut de tes cuisses
Jusqu’à la cime de ton
Arbre

Le sort des réprouvés
S’éteint de sa belle
Et je reviens là
Au creux de ton
Refuge


dimanche 30 novembre 2014

Introspective
















Les yeux dans l'enclave
Mon corps à sa perfusion
A d'autres passagers oubliés
Comme le seul rempart -
De là même les ports...

Lointains délaissent le
Monde tangible - non
Comme une injonction
Mais pour l'ailleurs que
Cela représente - un peu
Triste - mais ça ne compte
Pas cet effort d'oubli -
Qui consiste à garder
Son amour comme
On tombe dans le
Vide - un lâcher prise
Heureux et j'écris ce mot
Pour une plaie ouverte
Sur ton corps - dans
Laquelle je m'enfonce -
Tombeau qui se
Transforme en espérance
De vie - il est pourtant sûr
que je mourrai ...

jeudi 27 novembre 2014

Gravité



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
Par ce chemin
et son incertitude
 
par des contraires
je te fais mienne -


par ces demandes
assourdies et leurs
couleurs hivernales -


comme on arrête le
temps - je te découvre
et te prie aux heures
dévolues -

mardi 25 novembre 2014


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A ce que l’on partage
et que l’on destine
au dernier refuge

 
le goût amer de l’avancée
pour ne pas s’en vouloir
et commettre l’irréparable
 

ce que l’on décide un jour
de grise composition
 

lendemain d’excès
où chaque minute s’
envenime de nos
échappées ...



jeudi 20 novembre 2014

Cross The Threshold















Et qu’au seuil attendu
redouté – je pose mes
mains sur ta peau –
comme sur un pan
d’une existence renou-
velée – il n’y a pas de
promesse oubliée – je
me souviens de tout – de
ce temps dernier creusé
sur nos visages - où
tout semblait basé sur
le sort inquiet – quelquefois
à toute vitesse – pour détruire
de l’intérieur et l’affection et
l’envie – dans ce maigre
territoire habité par l’
ombre - où même le plaisir
se discute – le fracas que fait
le délitement – nous ne
pourrons même pas le
regarder en face – la
jetée disparaît - et toi
avec dans ce brouillard –
cet enfer moderne qui
colle à la peau – et de
poursuivre et s’obliger
par attention brûlante aux
limites – à ces façades percées
par nos paroles de nuit
échangées - les micro-
réveils dont tu me parles  -
qui m’attachent à ton
monde - à tes rires ou
cris nocturnes -




vendredi 14 novembre 2014

Reconcile


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Accordant sans le dire
mes insuffisances avec
le temps - ma corde
au cou - la dernière
attache à ne pas
rompre - à ne pas se
briser - accordant sans
le dire mes fulgurances
avec la mort - ma
solution au vide – la
corde tu la défais
doucement – la mort
tu l’isoles entre tes
mains et tu la jettes
par la fenêtre – comme
un insecte – alors je
m’accorde avec la vie
comme avec ton souffle –
puis en moi laisse couler
la rivière de ces manques
et de mes failles – je
voudrais tant …

jeudi 13 novembre 2014

Fix






















Rapporte-moi les absents
comble leurs émois -
la vie abrégée


résume-les à toi-seule
que mes repères
torturés s’évaporent -


qu’alors - en beau désespoir de
cause - je me tourne vers
ton futur - de l’existence
liée  - de l’existence
commandée par ton
néant - au-delà je me
désole - alors que là
en toi je me recompose -


tu me rattrapes et me dessines
de tes doigts ...

lundi 3 novembre 2014

To End At
















Voilà qu’il arrive
Jusqu’à moi le bruit
De tes mots. Qu’ils
Font le bruit d’une
Poudre. Laquelle se
Répand comme une
Pluie fine sur mon
Visage. Je lis de la
Sueur d’eau et je
Pense que j’ai froid
Soudain. Que ce froid
M’entraîne plus loin.

Dans l’espoir de me
Réchauffer. Peut-être
En marchant. D’une
Allée à une autre
D’une rue à cette autre.

Et d’y trouver non la
Chaleur recherchée
Mais le sens enfin
D’une marche à tes
Côtés. 

dimanche 26 octobre 2014

Nothing




















Le court chemin
Quelques noyades
Plus loin – sur ton front
Et ailleurs je me pose –
Et tu gardes les clefs…
C’était quoi ce trajet ?
C’était quoi ce plaisir
Incroyable ? Lâcher prise
Juste un mur gris – un
Truc comme ça – une
Bombe artisanale
Ignorant des années
Au bord d’une autre piste
Ecoutant ton univers
Ma seule raison – et
D’en rester sans voix…
A chaque secousse de
Ton corps – jour
Superbe où l’absence
Se tait – avant de 

jeudi 23 octobre 2014

A La Sortie
















Ton décoratif ordinaire
Ce joli coeur bien accroché
Ton crépuscule à la sortie -
 
Impossible à nommer
Comme tant d’autres
Choses - pour adieu loyal
Qui hurle je vous assure -


Même si tu l’écoutes
Tu entends bien m’
Acquitter - de ce tour
Joué - ce passage
De la lettre à l’
Aveuglette - indécis
Qui donne un certain
Sens et c’est le seul
Et c’est la grâce -


Et de hurler que cela
Sent la destruction -
Ce meurtre comme
Catastrophe est le
Meurtre de toute chose -


Je te parle du chaos
Que nous sommes -


Ce qui compte entre nos
Vies fusibles c’est
Le motif parfait -
Celui qui nous raconte
 

jeudi 16 octobre 2014

These Days















Quel est ce temps
comparé - qui nous
soutient puis nous
épuise – quel est ce
bruit…

ce bruit qui
m’obsède - le
détour qu’il
m’oblige toujours
à faire - et l’étincelle
qu’il capture -

le désir pourtant
s’anime encore -

c’est juste une autre
vie - des cendres
que j’essaie d’ignorer,
d’une heure à l’autre -

Le fait est fait
que je dois vivre
ainsi –

à l’épreuve d’une
promenade de santé
quand les places se perdent –

que les corps s’effondrent
et ne peuvent plus -  à terre,
à terre - puis qu’ils se relèvent
par des mains caressés




mercredi 15 octobre 2014

Paréidolie

 


Je m’étais allongé
je n’étais qu’obscène
je n’étais qu’une
illusion - ce  triste choix
pas même un
un décor un souffle
appauvri -
je m’étais ainsi
oublié - quelque part
munition perdue
je n’étais qu’absence.

D’ici mon désordre
d’ici je le vois par-
delà les toits, je reste
ainsi, à concevoir tes
lignes, à revoir tes mains.

A concevoir tes lignes,
à revoir ta nuque, elle
me déchire. D’ici mon
désordre, côtoyer le
pire c’est si loin
derrière…Je reste
ainsi mon secours à
la main. A me dire
entre tes mains, et
n’aspirer qu’à tes
gestes.  A ton feu,
consumer… A ton feu
voir ce désordre en
brasier.