lundi 25 septembre 2017

Mouvements





















Tu me parcours
Et sans cesse
M’apprends
De ce monde
Hostile

Tu me parles
De l’être
Et dissimules
Tes propres
Espaces

Tu m’indiques
La marche et
Ses vertiges – méta-
Morphoses pour
Échapper – souffle
Court – à cette
Langue mal
Inventée 

vendredi 22 septembre 2017

Unité














Parfois cela
Reste ainsi
Plein ciel
Évaporé
Mémoire
Intacte
A peine
Effarouchée
Par l’approche
D’une pluie
Errante
Qui ressemble
A des cicatrices
Infimes

Parfois cela
Se règle à
L’inspiration
Un truc sanguin
Et tapageur
Comme un
Accident singulier
Le genre d'
Hémorragie de
Mémoire en
Fuite



jeudi 21 septembre 2017

H. Michaux






















Si jamais le
Mot étrange
Que l’on applique
A cette traversée
Se meurt

Par la faute
D’une sinistre
Fatigue – vaste
Solitude de la
Pensée –

L’empreinte
Exacte de nos pas
Deviendra notre
Colère

L’orage permanent
De cette existence

Ce n’est pourtant
Pas cette colère
Qui construit

Elle habite
Seulement
Le monde

Froide comme
Un vent terrible 

mercredi 20 septembre 2017

G. Bataille

















Je veux bien
Me souvenir
Ce qui m’aidera
A reconnaître
A la fois
Gagné  vaincu
Toutes ces impressions
De couleur sombre

Je veux bien
Me souvenir
Nier le temps
Cet état violent
Et voir défiler
Sans détruire
Les âmes d’emprunt

Je veux bien
Perdre les
Anathèmes
Raconter
Crûment
L’inépuisable
Ruine qui
Nous signe


mardi 19 septembre 2017

Life


















Se décompose
A la fin
Dans les bras
D’un effort suprême

Sous l’étreinte
D’un sort partagé
Par les foules

Ces profondeurs
Immenses
Qui recommandent
L’ivresse ou
La prière
Ne disent rien
Pourtant
De la nature
De cet ouvrage
Bizarre 

lundi 18 septembre 2017

Blues




















Les doutes et
Les alarmes
Déjà lus
Sont comme
L’inconnu

Ils ne désertent
Jamais
Sommeillent
Aux alentours
D’un cœur essoufflé

Dans les rougeurs
D’un matin
Quelconque

Les pics désolés
D’un ciel orageux
Qui répondent
Et chantent

Et de pleuvoir
Sur ton front
Entraînant
L’idée du
Gouffre


mercredi 13 septembre 2017

Défragmenter
















La masse confuse
De phrases
A moitié mortes
Comme les débris
D’un livre
Impossible
Que l’on jette
Ainsi en
Mélodies
Terribles
Revient à la
Vie par cette
Intermittence
Qui nous échappe
C’est l’empire
Le plus vaste
Que l’on explore
Sans pouvoir
Vraiment l’honorer
Parce qu’elle
S’empare de
Nos silences
Comme le fracas
Des capitales


mardi 12 septembre 2017

Octroi


















Regarde tes songes
Ils se détachent
De la nuit
Armés jusqu’aux
Dents

Ils t’abandonnent
A la confusion
D’un récit que
Le jour éclaire

De lui tu
Recueilles
Pourtant
L’essentiel

Le malaise
Et la joie
Comme ta
Maladie
Indécise

Une langue
Morte et ses
Pensées
Sauvages



lundi 11 septembre 2017

Délibéré
















Ce qui devient
De la maigreur
Indécente
La touche
Mystérieuse
Des vices d’autrefois

Et cette distance
Immense
Comme une
Conversion
De sentiments
Monstrueux

Ce moyen
D’épreuve
Douleur
Délicieuse
D’alcôve
Puis de trottoir

En lutte
Contre l’obscurité
Donc voué
À l’habit noir


vendredi 8 septembre 2017

Demeure

















Encore plus vain
De vouloir sur
Une autre rive
Revoir l’époque
Et son cortège
Héréditaire

Ça brûle la cervelle
Ça ne recule pas
Les bornes du réel

La cause est entendue
Jamais comprise
Elle plane toujours
Au-dessus des
Pudeurs élémentaires
Que l’on tient
Entre nos mains

Je marche plutôt
A tes cotés
L’unique souffle
Qui me repose






jeudi 7 septembre 2017

Une Page

















On traverse
Le froid silence
Les années que
L’on peine de
Quelques traits
A décrire

Irréprochables
Dans leur froideur
Pas de confidences
En forme d’inquisition
Mêlée d’ailleurs
Et de comptoirs

Plus de chemins vers
Plus de villes faussement
Endormies plus
D’actes proscrits

L’émotion grise
De la disgrâce
Ce fragile
Qui profère
Et délivre



mercredi 6 septembre 2017

Sans Appel





















Des précédents
Sur le cœur
Qui ressemblent  à
Des jardins
Surplombants

Décidément
Ne plus sentir
L’oppression
Ne va pas de soi

Juste le funeste
Retour du souvenir
Domestique

Un échantillon
De souffrance
Jeté au visage

Voilà tout
Ce que c’est

Des épigraphes
Sur le cœur
Qui ressemblent
À nos intentions


mardi 5 septembre 2017

Une Suite
















La tristesse n’aura
Jamais ta beauté
Je la vois venir
Parfois s’affirmer
Sa tête de mort
A mon doigt

Comme un mot
Vague qui porte
N’importe quoi
Et qui s’échoue nulle part

Ciel dégoûtant
De sa mélancolie
Son amour incorrigible
Des chutes
En somme
La promesse
Du crépuscule
Qui ne se
Rattache à rien

Sauf à l’ascendance
Peut-être

Je regarde ton
Cou sa parure
Je veux toujours
Retourner
A la vie



lundi 4 septembre 2017

Siècle






















Se dresse
Devant nous
Le siècle produit
Son mouvement
Jamais compris

Se dresse
Devant nous
Son sourire
Mouillé de larmes
Des phrases
Paralysées
Qui ne troublent
Plus la somnolence

Un siècle
Paraphrase
Du genre
Irritable

Ses morts
Toujours
Ressuscités
Jusqu’à la
Nausée 

vendredi 1 septembre 2017

Temps Profane






















Dans la proportion
De ce temps
Qui diminue
Chaque minute
Explose et signe
Comme le fait
Justement l’orage

Rien à consentir
De sagesse inutile
La douce violence
Ardente et subtile
S’immisce en
Oubli volontaire
Et provisoire

Elle n’efface pas
Les splendeurs
De l’aurore
C’est bien là
Son mystère 

jeudi 31 août 2017





















Jusqu’au dernier
Mes textes
S’écriront
Sur ta peau

Comme une
Édition définitive

Là je recopie
Et recommence
Pour modifier
L’ordre d’un
Monde qui
Finira par
M’échapper

Trop d’égards
Supprimés
De jours réanimés
De crucifix coloriés
Au creux de tes reins

Jusqu’au dernier
Ils seront comme
Des objets de
La vie déposés
Là ce corps
Que je lis

mercredi 30 août 2017

Pure Nature






















On craint de
S’égarer
De tomber
Sous le vent
De s’ouvrir sur
Un vice caché

Autant de grandes
Fautes  et de
Grandeurs épuisées

On craint de
S’égarer
De s’empêcher
De ne plus voir
L’existence
Son affreux
Soulagement

Sa matière corporelle
Que l’on s’efforce
De sauver
Pour cette âme
Qui n’a rien de révélée



mardi 29 août 2017

Recueillir
















De l’autre côté
Peut-être après-demain
Qui sait ?
Ce jour-là
La ville sera privée

Les nuances qui
Faisaient sa grandeur
Seront abattues
En proie à l’impression
D’étouffer

Éviter de glisser
Trop vite
Trop profond
Repenser à
Ces rues
Les rapprocher

S’accuser en silence
Projeter quelques  éclats
D’espérance
Et provoquer cette
Pluie de fragments
D’un ciel à ta
Mesure

lundi 28 août 2017

Delà Ville





















Vivre avec
L’incertitude
Comme dans
Une ville
D’illusions
La précision
Des résidences
Ce monde entier
Que l’on observe
Que l’on assigne
A nos pensées
Pour ne pas mourir
De la peine
Ces noms
Entiers contre
Les murs massifs
Plus rien des
Ombres grises
Juste le débordement
Toutes ces tortures
Éprouvées
Vaincues
Inséparables
De la beauté
Singulière
De l’urbaine
Incertitude


vendredi 25 août 2017

S'étourdir





















Amochés
Nous sommes
Réfugiés
Dans un
Coin sombre

Nos abords
Immédiats
Tu vois
Sont terrassés

Au-delà
C’est une autre
Histoire

C’est un passage
Une esquisse
Tragique
Comme un
Détachement
Sans remède

Or aucun
Secours ne
Se loue



jeudi 24 août 2017

Des Ames





















Pour qui sait
Perdre vers
Un ciel tout
En volutes
Grisés par
La fin du jour

Pour qui sait
Se dissoudre
En catimini
N’importe où
En dépit de la
Douleur causée

Le moment préféré
Entre tous reste
Celui de cette
Disparition
Puis de ce retour

C’est l’époque aimée
Le corps désiré
Ce corps condamné 

mardi 22 août 2017

Profane





















De ces volumes
En phrases
Bizarres
Tombent
Nos impressions
Morbides

Nos âmes
D’emprunt
Nos torts
Trop tôt
Dépensés
Sont-ils
Seulement
Encore vivants ?

C’est qu’il ne
Faut jamais
Secouer les
Souvenirs dénués
De valeur
Ce n’est jamais
Trop dire
Pour conclure



lundi 21 août 2017

Des Tourmentés





















Étendue qui
Se déploie
Dans l’entrelacs
De tes pensées

En quête de
Parcelles toujours
Écrites - en laissant
Les dépouilles de
L’enfance s’envoler
Enfin - comme
Des entraves
Dont on se libère

On ne s’enferme jamais
Mieux que soi-même
Tout en brûlant
De se retrouver



samedi 12 août 2017

Langage





















Sans même le
vouloir ce n'est
pas de la douleur
c'est autre chose

même pour ce prix
même par dépit
ça n'a rien à voir
même pas l'empreinte
d'une maladie
on se prédit le pire
on tâche d'endiguer
cette eau stagnante
toujours penché
au-dessus d'elle

sans même le
vouloir ce n'est
pas de la douleur
c'est autre chose

des heures attentives
et seules à se dire
cet autrement dit
qui s'élève dans
le ciel et qui finit
toujours par
se livrer




vendredi 11 août 2017

Enlacés























Un seul cri pour
que s’éloignent
les autres bruits
métalliques - ceux
dont on ne réchappe
pas - un seul cri comme
prière d’espoir quand
les souillures - ce genre
de chose que l’on porte -
cette part affligée
affligeante qui nous
écrase - un seul
cri pour un enlacement
à l’abri de tout - ce
temps imparti qui
s’éteint de si belle
manière - en fragments
projetés sur nos -
on entend des ailes
battre contre des
feuilles - et le chant
de la fragilité -
qui se pose sur
ta poitrine haletante -
l’initiative d’un
mouvement si -

jeudi 10 août 2017

En Valeur






















On s'efface
Peu à peu
De plus en plus
Détaché à l'ère
De la honte

Sans perdre
De temps
On se mire
Dans nos verres
Comme autant
De souvenirs

On s'efface
Peu à peu
Même si
Tout nous
Survit

On se met
En valeur
Dans la mémoire
Des villes

Derrière nos
Lunettes noires
Dans l'espoir
Ultime de tes bras

mercredi 9 août 2017

Hauteurs





















A l'envi des faits
Des restes à Paris
- A l'image de
mon corps -
Toujours emportés

Ces quartiers que
L'on décore
De nos marches
Attractives
Pour des raisons
Inavouables
S'effritent et
S'impriment
Comme ça

En histoires à rallonge

En lieux - des hauteurs
D'où l'on voit
Nos ombres en
Cadavres futurs -
Tu vois ces parenthèses
Indissociables

vendredi 4 août 2017

Dérobé





















Pas une minute
Pas une minute
En dehors de toi
Aucun crédit
Aucun crédit
En dehors de cette vie
Mon plus beau crime
Mon plus beau crime
C’est toi après
Sûrement la passion
Intoxiquée
Toute cette frime
Enfouie dans
Le temps imparti
Pas une souffle
Pas un souffle
Qui me soit
Dérobé à tes côtés
De jour comme de nuit
De jour comme de nuit
Tu m’indiques le
Chemin de ce
Temple unique






mercredi 2 août 2017

Cité Miroir




















Elle s’érige
Avec indifférence
Et surpasse
Et déclasse

Dans cette nature
Étrange  où
L’on devient
Tout resplendit
A jamais

De ces lumières
A ces façades
Une froide majesté
De cité minérale

Sa dimension morbide
Sa fougue aussi
Qui console
Comme l’aurore

mardi 1 août 2017

Nos Surfaces





















Si l’on voit
Entre les raisons
Blanches d’un soir
Apparaître
Cette autre ville
Loin de la
Route connue
Nous aurons
Découvert sa
Foule errante
Sa nature blessée
Ses voies éperdues
Nos précieux souvenirs

A la fin le délire
Si lourd de la surface
Nous semblera
Si léger et
Mes vieilles ivresses
Des fruits meurtris

Si l’on devine
Encore nos
Cœurs en survie
Au milieu
De ces nombres
En forme de rues
Alors ce temps
N’aura pas succombé






lundi 31 juillet 2017

A La Manière
















Tu l’appelles
Ma douleur
Sauvage
J’ai dû
L’appeler parfois
En hommage à
Quelqu’un
Ce démon malsain

Cette chose
Comme un cimetière
Où survivent nos
Remords
Nos ébats
Magnifiques
Que rien
N’efface

Tu l’appelles
Jusqu’au soir
Ce règne
Dans le creux
De ta main

J’ai dû transformer
Cette larme
En reflet d’opale
Pour en conserver
Le goût et l’éclat