mardi 22 août 2017

Profane





















De ces volumes
En phrases
Bizarres
Tombent
Nos impressions
Morbides

Nos âmes
D’emprunt
Nos torts
Trop tôt
Dépensés
Sont-ils
Seulement
Encore vivants ?

C’est qu’il ne
Faut jamais
Secouer les
Souvenirs dénués
De valeur
Ce n’est jamais
Trop dire
Pour conclure



lundi 21 août 2017

Des Tourmentés





















Étendue qui
Se déploie
Dans l’entrelacs
De tes pensées

En quête de
Parcelles toujours
Écrites - en laissant
Les dépouilles de
L’enfance s’envoler
Enfin - comme
Des entraves
Dont on se libère

On ne s’enferme jamais
Mieux que soi-même
Tout en brûlant
De se retrouver



samedi 12 août 2017

Langage





















Sans même le
vouloir ce n'est
pas de la douleur
c'est autre chose

même pour ce prix
même par dépit
ça n'a rien à voir
même pas l'empreinte
d'une maladie
on se prédit le pire
on tâche d'endiguer
cette eau stagnante
toujours penché
au-dessus d'elle

sans même le
vouloir ce n'est
pas de la douleur
c'est autre chose

des heures attentives
et seules à se dire
cet autrement dit
qui s'élève dans
le ciel et qui finit
toujours par
se livrer




vendredi 11 août 2017

Enlacés























Un seul cri pour
que s’éloignent
les autres bruits
métalliques - ceux
dont on ne réchappe
pas - un seul cri comme
prière d’espoir quand
les souillures - ce genre
de chose que l’on porte -
cette part affligée
affligeante qui nous
écrase - un seul
cri pour un enlacement
à l’abri de tout - ce
temps imparti qui
s’éteint de si belle
manière - en fragments
projetés sur nos -
on entend des ailes
battre contre des
feuilles - et le chant
de la fragilité -
qui se pose sur
ta poitrine haletante -
l’initiative d’un
mouvement si -

jeudi 10 août 2017

En Valeur






















On s'efface
Peu à peu
De plus en plus
Détaché à l'ère
De la honte

Sans perdre
De temps
On se mire
Dans nos verres
Comme autant
De souvenirs

On s'efface
Peu à peu
Même si
Tout nous
Survit

On se met
En valeur
Dans la mémoire
Des villes

Derrière nos
Lunettes noires
Dans l'espoir
Ultime de tes bras

mercredi 9 août 2017

Hauteurs





















A l'envi des faits
Des restes à Paris
- A l'image de
mon corps -
Toujours emportés

Ces quartiers que
L'on décore
De nos marches
Attractives
Pour des raisons
Inavouables
S'effritent et
S'impriment
Comme ça

En histoires à rallonge

En lieux - des hauteurs
D'où l'on voit
Nos ombres en
Cadavres futurs -
Tu vois ces parenthèses
Indissociables

vendredi 4 août 2017

Dérobé





















Pas une minute
Pas une minute
En dehors de toi
Aucun crédit
Aucun crédit
En dehors de cette vie
Mon plus beau crime
Mon plus beau crime
C’est toi après
Sûrement la passion
Intoxiquée
Toute cette frime
Enfouie dans
Le temps imparti
Pas une souffle
Pas un souffle
Qui me soit
Dérobé à tes côtés
De jour comme de nuit
De jour comme de nuit
Tu m’indiques le
Chemin de ce
Temple unique