vendredi 24 mars 2017

Un Épilogue


















Que les choses
Simplement
Soient ce
Qu’elles disent

Cette allusion 
Transparente
Sur nos conditions
La gratuité  de nos
Morts comme le
Sacre véhément
Le développement
Souverain

Toutes ces choses
Que l’on a beau fuir
Par un hiver finissant
Qui finira bien
Par périr lui aussi

Et puis
Sous les morsures
Nous pouvons
Hurler
Cette forme d’
Amour - toujours elle
Pour finir

jeudi 23 mars 2017

L'issue




















Alors qu’il suffit
De se laisser
Aller à ce vol

Idéalement dérouté

Tout ce mal
Se réduisant à ça
A son imitation
Inquiète

Amplifiée parfois
Comme on trouverait
Enfin l’issue

mercredi 22 mars 2017

Au Nom de Qui


















Ce mauvais vouloir
Qui embarrasse
Qui erre parfois
Jusqu’à l’aube
Vestige d’un sacrifice
On l’anéantit

On attend la
Matinée favorable
Qui fera fuir
La nuit et
Reculer l’épreuve

On attend ce qui
Se passe entre nous

Quand appuyés
Contre le jour limpide
On échappe
A la méprise
Sa douleur tenace

Alors on use
De ce vent coulis
Sur nos corps


mardi 21 mars 2017

Hors














Mieux vaudrait
Se taire s’inscrire
Comme ça dans
La nature des mots

Se limiter
Comme ça à
Leur prérogative
Solitaire

Celle qui réveille
La présence de
L’existence
Avant qu’elle
N’éclate

Les devants pris
La mort subite
Se boit aussi
Comme réduite
A un art où
Exultent
Toutes ces causes
De départ

C’est un luxe
D’amasser ainsi
Tes regards


lundi 20 mars 2017

Those Present

















A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de tes
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes –
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans
le blanc d’une
sortie - d’où
émerge un appel
nu – le seul à
savoir -


vendredi 17 mars 2017

Maharal

















Des titres solitaires
En forme de désordre
Et d’illusion aussi
D’essence délétère

Au risque dehors
De faire silence
De proférer
Dans le vide
Et de s’enfouir
Bien avant l’heure

Alors qu’il faut
Jaillir d’un sol
Feuillage et sons
Puis la ville son
Ordre absolu et
S’y perdre

S’y penser
Invincible
Y mourir
Y renaître



jeudi 16 mars 2017

Mon Temps Défunt
















Aucune plainte
N’efface les circonstances
Comme ce lien
Courant sur
Ton dos

Le jour s’y dérobe
Et ses divergences
Y creusent de belles
Indifférences
Qui me piègent

Si près de la dispersion
Que je dois oublier
Sur ta peau

La saison d’un
Recommencement
Sa portée infiniment
Provisoire  que tu
Désignes comme
Un poids si lourd
À porter

Avant de m’apprendre
A le négliger