vendredi 18 janvier 2019

Ultrasonic
























Ce désir témoigne
Eloigne l’oraison
Son agonie

On le récite
Comme un malaise
Indéfinissable

Il te force
A marcher
A revenir

Même roué
De coups
A partir sans délai

De ces rives
Si loin
Du monde

Le moins
De ce monde
Que l’on conserve

Que l’on entend
Toujours comme
Un bruit blanc



jeudi 17 janvier 2019

Seuil

















Pour autant aux
confins de ces mondes
perdus - aux baisers
de l'aurore - la
plastique idéale comme
l'âme dans le corps
se retrouvent en toi -
la souffrance en dedans
toujours refoulée - c'est
l'heure silencieuse qui
séduit un temps
puis cette approche
s'évade - au profit
de ces rues
parcourues d'arbres
dépouillés - beaux rivages
illuminés - dissolutions
lumineuses

mercredi 16 janvier 2019

In Corpore


















Elle dévore illico
Cette heure
Matinale

Elle observe alors
Les chances 
Du combat

Comme toujours
Elle se donne
Une autre classe

Et caresse les risques
Avec bien trop
De distance

Elle dévore ainsi
Une partie de son avenir

De légers nuages pourtant

Toujours mieux
Que la nuit sombre
Du renoncement




mardi 15 janvier 2019

Demeure


















L’homme alors
Aux flancs d’une époque
Egarée dans la folie
Magnifie soudain
La mémoire
Célèbre ou non
Fidèle ou pas

Déchirant de ses mains
Ce qui lui fait honte

Puisant son besoin
De courage
Dans une histoire
Presque impossible
A relater

Profilant sa marche
Sur un fil

Il y trouve pourtant
La force d’éconduire
Sa violence






lundi 14 janvier 2019

Pour La Vie Et La Mort





















C’est l’air autour
Devenu irrespirable
Comme la rumeur
Persistante jusqu’à
La nausée

Cet air que l’on
A cherché désespérément
Avant qu’il ne revienne

Ce fameux jour
Qui a ramené la nuit
Dans mes bras

Cette nuit que l’on a
Renversé partout
Comme ça 
Contre l’air létal
Devenu insupportable

Comme une parole
Sans doute à porter




vendredi 11 janvier 2019

Procession


















D’une langue si lentement
Déroulée dans sa
Précipitation comme
Dans sa précision

Sans fin ni trêve

Au mieux l’efficacité
De la beauté
Au pire la force
D’un mal récurrent

Comme l’humeur
Bouleversante
Louange ou perte
Insurmontable
Hors de ces lignes

Comme un temps
Rattrapé à toute
Force alors que
« Le ciel tourne
A l’envers »

Sans fin ni trêve

On se jette
Dans ces mots
retenus

jeudi 10 janvier 2019

L’Autel


















Il faudrait croire
Qu’elle se répand
Comme un fleuve
Il faudrait la suivre
Comme une extase
Il faudrait croire
Qu’elle fait hurler
Les pierres et qu’elle
Détourne l’histoire

Je n’en crois rien

Il faudrait la croire
Sur parole
Il faudrait la suivre
Et ses multiples récidives

Je n’en ferai rien

Tout ce que l’on
Peut répandre
C’est la langue
Un peu travestie
A peine féerique
Même pas cicatrisée

Il n’y a pas
D’autre beauté
Que ça