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Mais aujourd’hui
Je compte mes pas
Mes transgressions
Scellées
La crainte est
Pourtant détruite
Et je prends ce
Langage pour
Un mouvement
Tes lèvres
Qui se déposent
Contre moi
Entraînent ce
Partage de
L’impie
Que j’aime tant
Il me pousse
Vers ces lieux
Que j’habite
Enfin
Et quand ces jours
Seront passés on
Pourra sanctifier
Nos paroles
Et parcourir nos
Pensées nos
Corps
Cette nuit
Affamée qui
Ressemble au
Sépulcre
Se rendra
Le cœur de sa
Sentence
Ébranlée
Le fléau
Donnant soudain
La mort dans
L’amertume
De son rejet
Tout ce qu’en vous
Tient l’âme encore
Ce qu’un malheur
A construit – ce pays
Alentour que l’on
Arpente – que rien
Ne défend – tout
Cela n’ose pour
Ainsi dire
S’endormir
Aucun cri
Rien qui ne
S’enfuit
En ombre armée
A la lisière de
Tes yeux
Aussi mal
À ton aise
Mais terriblement
Vivante
Tu me parcours
Et sans cesse
M’apprends
De ce monde
Hostile
Tu me parles
De l’être
Et dissimules
Tes propres
Espaces
Tu m’indiques
La marche et
Ses vertiges – méta-
Morphoses pour
Échapper – souffle
Court – à cette
Langue mal
Inventée
Parfois cela
Reste ainsi
Plein ciel
Évaporé
Mémoire
Intacte
A peine
Effarouchée
Par l’approche
D’une pluie
Errante
Qui ressemble
A des cicatrices
Infimes
Parfois cela
Se règle à
L’inspiration
Un truc sanguin
Et tapageur
Comme un
Accident singulier
Le genre d'
Hémorragie de
Mémoire en
Fuite
Si jamais le
Mot étrange
Que l’on applique
A cette traversée
Se meurt
Par la faute
D’une sinistre
Fatigue – vaste
Solitude de la
Pensée –
L’empreinte
Exacte de nos pas
Deviendra notre
Colère
L’orage permanent
De cette existence
Ce n’est pourtant
Pas cette colère
Qui construit
Elle habite
Seulement
Le monde
Froide comme
Un vent terrible
Je veux bien
Me souvenir
Ce qui m’aidera
A reconnaître
A la fois
Gagné vaincu
Toutes ces impressions
De couleur sombre
Je veux bien
Me souvenir
Nier le temps
Cet état violent
Et voir défiler
Sans détruire
Les âmes d’emprunt
Je veux bien
Perdre les
Anathèmes
Raconter
Crûment
L’inépuisable
Ruine qui
Nous signe