Dira-t-on
Que cela
Nous porte
L’enchantement
Dure encore
Ou s’écrase
On se blesse
A mort
Pour cacher
Le silence
Récusant
La pudeur
Et le désir
De poursuivre
Le souffle
De l’indifférence
Remplacé
Par le vent
Qui donne
Vie à ces rues
Création Poétique
Dira-t-on
Que cela
Nous porte
L’enchantement
Dure encore
Ou s’écrase
On se blesse
A mort
Pour cacher
Le silence
Récusant
La pudeur
Et le désir
De poursuivre
Le souffle
De l’indifférence
Remplacé
Par le vent
Qui donne
Vie à ces rues
Au gré de
Ce vent
Que l’on
Ne cesse
D’observer
Ce chaos
Intime
Maîtrisé
Que l’on
Ne cesse
D’écrire
L’embrasement
De ces doutes
Traces fugaces
D’une cité
Intérieure
Dont il reste
Ces mutations
Nouvelles voies
Nouvelles rues
Corps édifiant
Son silence
Dans la grâce
De l’apaisement
Souples et nerveuses
Architectures
Mentales
Qui se posent
Sur le corps
Délité
Ces jeux trop
Pastels que l’on
Voit se déployer
Forces nouvelles
De l’aube
Que l’on prend
Pour ce qu’elles
Ne sont pas
Espace occulté
De nos rêves
Évanouis
Alors que
Ce regard est
Déjà création
Beauté de ce minuit
De sa lenteur exquise
Son rivage éloignant
Les flèches lourdes
Du jour
Les suffocations
Qui embrasent
L’esprit
Alors que se
Répand
Dans les rues
Closes et les
Façades trouées
Le désir
De reprendre
Le silence
D’entrer à
Nouveau dans
Ce miroir
Sans tain
Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre
De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide
Puis ce vertige
Maritime
Orgie de
Couleurs fortes
Violence sacrée
D’un paysage
Que l’on retrouve
Esquisse égarée
Qui nous rattrape
Hanté par ce
Bleu
Les branches cassées
Qui suivent l’hiver
Puis le désir
Qui suit la
Détresse
La survie qui
Nous précède
Sculptant dans
Nos fibres la
Présence
A ce monde
Où le crépitement
Des quartiers
Nous rappelle
Au feu
Ce corps qui brûle
En rayonnant
Et qui déjoue
Les pistes
De peur et de vie
Du fond des
Horizons bleutés
Il reste peu d’eau
Pour nos soifs
Et ces désirs
D’échapper
Aux boucles d’
Un esprit qui
Se referme
Reste la silhouette
Urbaine qui résiste
Au monde fragile
Et endormi
Les rives de cette
Musique sérielle
Qui nous guide
A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de ces
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes –
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans
le blanc d’une
sortie - d’où
émerge un appel
nu – le seul à
savoir -

La vision
Obsédante
De ce monde
Préludant le
Futur profond
Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses
De nos blessures
Les formes
Géométriques
Des âmes
Rencontrées
Douceur de
Ces peaux
De ces regards
Jamais oubliés
Quand les années
Raturent à vide

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans
la mesure des plaies.
Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes.
Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange
incarnation d’une
trace sur un plan…
Comme la veine
principale si souvent
descendue.

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.
Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.
Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.
Dans ce lieu si
loin d’un abîme.

Nos affinités électives,
les ombres à battre,
nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre. Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…
C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes cèdent
sous la volupté unique…
Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.
Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,
Ce littoral que tu aimes
tellement. Ces rives,
si proches…Si loin.
Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.
Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une.
A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.
Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.
Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -
se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -
s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -
je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -
Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce
Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité
Toute entière
Dans ce feu
De quel geste
Son repentir
Sur la peau
Sommes-nous
Les vies
D’aller et venir
En nos êtres profonds
Ombres douces
Qui s’unissent là
Sur un mur
L’humble humeur
De notre feu
De cet office
Que l’on célèbre
Guidés par de pures
Et simples aumônes
De nous-mêmes
Quelque chose comme
Cette lumière
Pôle affranchi
Des sommeils
En péril
Cet éveil enfin
Dans l’irradiance
De la chair
Où l’on jette
Ce qui reste
De ces routes
Calcinées
De ces veines
Fatiguées
Pour celles qui
Nous portent
Doucement aux
Pointes d’une terre
Où tremble
La nuit l’écho
Maritime
Et les discrets
Passages de
L’insomnie
Pareille à la chair
Les soupirs
affleurent
Sur une mer
Dormante
Solitude bleue
Que l’on observe
Et prend pour soi
Qu’une ville
Évanouie suffit
A remplir
L’oubli fermé
Par ce cadre blanc
Et les contours
D’une présence
A sa grâce
L’honneur
D’un paysage
Inouï
Les figures
Troublantes
De l’harmonie
L’état réduit
A sa fuite
Avant de rejoindre
Cette zone baignant
Dans le soleil
Si proche des
Visages et
Des corps
De ces nerveuses
Constructions
Qui disent
L’angoisse
Évaporée
Figuration
Émue de nos
Blessures
Dans les derniers
Mot relevés
Qui n’aspirent
Qu’à la preuve
De cette grâce
Le soin de choisir
D’échapper à ce
Trouble
Faute de ces
Paroles absentes
Que l’on devine
Derrière les enduits
Perception défaite
Et toujours
Recommencée
D’une présence
Devenue ciel