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Et voici
Que l'on
Se tire
De la peine
Que le bruit
Se répand
Jusqu’à la fin
De ce monde
Son temps accompli
Dehors tout
Se passe ainsi
En colères
Semées
Mais stériles
Qui retirent
La parole
Alors si on
L'entend encore
Elle est en nous
Comme un jour
Propice
Que rien
Ne détourne
Comme la rançon
De plusieurs vies
De ce temps divisé
Que l'on parcourt
Ensemble éconduit
Où les années
Comme des pierres
S’ajoutent aux années
Elles s’’interposent
Et s'effondrent
Exactement
Sur le silence
De paroles
Dépourvues de
Sens
Cette heure tombée
Comme une ligne
De partage
Est le fil sur
Lequel on vit
Est-il permis
De survivre
Au nom de
Ce motif étrange
Celui d'un
Renoncement
Et pour toute
Réponse
De poser
Des mots à la suite
Comme on pose
Ses mains sur
La peau aimée
On évite toujours
Un peu la mort
Comme ça
Une sorte d'heure
Suspendue
Arrachée
Qui murmure
Au lieu d’hurler
Il en sera
De même
A la fin
Il y aura
Des paraboles
Et de faux
Miracles
Des projets
Avortés
Des villes
Achevées
Des corps
Au milieu
Des rêves battus
Par les foules
Des messages
Perdus
Et des malades
Précipités
Qui finiront
Par boiter
Toujours
Obsédés
Par cette idée
De combler
Les déserts
De peur que
Les forces ne
Manquent
En chemin
Comme averti
Par un songe
Qui prétend
Savoir en vous-
Même
Comme s'il
Était la racine de
Tout
Moi je te baptise
De cette eau impure
Ce truc indigne
De la repentance
Que l'on peut
Tout juste consoler
Éloigner
Toute sorte
De mal
Et surtout le pire
A cause de moi
Et même si
Récompense
Il y a
On dira toujours
Faussement
Comme après
Un verre de trop
La lumière
De ce royaume
Nous sommes détruits
Nous relevons les ruines
Et ainsi de suite
En se disant
Que tout cela n'est
Qu'un instant
Nous sommes à terre
On se relève
En se disant
Que rien ne nous
Ressemble dans
Cette bête chétive
Toujours
La différence
Entre la foudre
Et ton corps
Ton souffle et le
Trouble
Entre la pesanteur
Inutile et l'amour
Sans effusion
On ne guérit
Pas les blessés
On ne soigne
Pas les sains
On se livre seulement
A ces mains
On se déchire
Jusqu'au néant
On peut bien
Rompre tous ces liens
Comme des amarres
S’étourdir
Et parfois mourir
Ce délire impossible
Son impureté viscérale
Que l'on explore
Comme un élan vital
Une sorte de regard
Ad vitam aeternam