mercredi 15 novembre 2017

Méta-Cité



















Qu’un regard
S’y devine muet

Mon regard
Qui passe
Entre les gens
Qui porte
Témoignage
Ou son contraire

Qui songe
A capter des
Visages
Entre les lignes

Célébrant
Le parcours
Ou son contraire

Le parcours de
L’astre
Jusqu’à sa
Fin accoutumée

Qu’un regard
S’y perde
Avant de
Revenir
Ou son contraire

lundi 13 novembre 2017

En Soi


















Menace qui se
Dissipe comme
Une heure intruse
Sur un asphalte
Indifférent

Combats surannés
Qui se perdent
Autant qu’ils
Révèlent

Las des confrontations
Des journées en
Forme de dépouille

Aux primes instants
De surprise

Libre ensuite
Pour une vie
De dériver

vendredi 10 novembre 2017

Aux Actes




















Un hasard
De fortune
Que l’on
Éloigne

Comme on
Sort d’un rêve

Presque toujours
En vieillard

On gagne
En réserve
On marche
Avec le temps

On s’attarde
Même au
Futur par
Éclats fugitifs





jeudi 9 novembre 2017

Intimer

















Composer
Cette vaine
Modernité
Depuis son
Alliage
Jusqu’au
Temps défunt

Comme une
Visée dernière
Une apparition
Qui fait désordre

On s’y lance
Presque involontaire
On l’énonce plutôt
Presque étranger

On ramène juste
Son âme on
Outrepasse
Des mots qui
Se réduisent
Encore et
Toujours
Au silence 

mercredi 8 novembre 2017

Des Rives

















Mais toujours se
Referme la
Cicatrice 

Tremblante
Comme une fin
De journée

Avant les heures
Obscures qui
S’abattent sur
Nos visages

Sur ton corps
Claire présence
Que je vois errer
Dans les songes

Ça me sert
De rivage
Et de continent

La nuit a beau
Faire je n’étouffe
Plus de ses ténèbres 

mardi 7 novembre 2017

Mortel Oubli
















Combien d’échecs
Et de prétextes
Qui n’augurent pas
Qui n’expliquent rien

Quelque chose
De stupide
Comme un désespoir
Stérile

Et qui néglige
Le ridicule
Fondamental
Sa putain
D’évidence

Foutue conformation
Où exulte l’envie
Subite de détruire
L’imprévoyance



lundi 6 novembre 2017

Cavale Blanche

















Qu’aux détours indécis
se présentent la fatigue,
ce regard un peu flou
et les gestes lents. Ces rues,
où s’enchaînent les vitrines
et les occasions manquées
de te décharger de ces tâches
si pénibles.  Cette roue
pesante tournant chaque
jour dans le vide. Je crois
comprendre ce désarroi,
les sombreurs d’un
quotidien sa couleur
un peu grise. Ces
passages manqués
ces mots oubliés, qui
sont parfois ma
signature. Par usure,
alors que mon cœur
brûle, que mes mains
sont des caresses en
puissance. J’attends
la cavale blanche,
ce moment redouté,
bilan, question, son
examen. Ma conscience,
elle, devine que je dois
détruire ce chemin trop
balisé qui te mine parfois.