La conclusion
Sans doute
Des hypothèses
D’une vie
Qui aura donné
Figure au support
A ces doutes
Et veillées
Devenues
La règle
A ces regrets
Éternelle pensée
Une chose peinte
Sur nos peaux
Jamais totalement
Endurcies
Go To The Devil
La conclusion
Sans doute
Des hypothèses
D’une vie
Qui aura donné
Figure au support
A ces doutes
Et veillées
Devenues
La règle
A ces regrets
Éternelle pensée
Une chose peinte
Sur nos peaux
Jamais totalement
Endurcies
La peinture
Des visages
Jusqu’à l’
Étouffement
Pour conjurer
Les trahisons
Perpétuelles
Ces feuilles mortes
Sur lesquelles on
Marche
Et dans ce
Renoncement
Le combat
Toujours
Et dans la
Mémoire
Les moindres
Détails
De ces liens
Qui nous fuient
Dans la houle
Des douleurs
Ces marées profondes
Qui portent nos peines
Détachées de
Cette douleur
Sa propre douceur
Qui s’éveille à la clarté
Elle est un monde
Qui se passe de
La parole
Ce que l’on prend
Alors pour des pleurs
Est un songe
Au fond de
La vie

Seul le visage
S'est imposé
La rive opposée
Celle qui a trouvé
La paix
Ces marques
Délicates qui
Le parsèment
Des premières
Heures du jour
Aux fatigues
Relevées
Les fibres
De son être
Celles qui
Courent sous
Les trottoirs
Ramènent
Toujours à
Ces traits
Que l'on garde
En vie

Subtils retours
Des effets délétères
Rehaussés par
La connaissance
Ce que l’on sait
De nos ambiguïtés
De nos façades
Extérieures
De ce palais
Fantôme en nous
D’une clarté tombante
Sur le point d’agoniser
Pour ces pleurs lointains
Ces peurs éteintes
Les traces de nos pas
Qui s’effacent et
Demeurent

De l’état physique
Émarge tant de
Révoltes…Répandues
A longueur de voies
Localisées – puis d'un
Intérieur donnant sur…
Tu tombes à la renverse -
C’est comme un coup
Mauvais sur la tête -
Un contraste violent…
L’artificielle du dessous
Celle du jour – elles se
Mélangent au fond…
Éblouissent le temps
De faire la distinction -
De repérer sur un plan
Les adresses les
Symptômes – les
Notes insipides à
Côté du sable…Dans
Ce mutisme qui te
Protège…Jusque-là…
C’est-à-dire jusqu’à
La prochaine…Que tu
Prendras en photo –
Pensant à ce “Camera in
Conflict”…

Le corps toujours
Noué aux blessures
Aux déchirures
Dans la chair
Portée au vif
Pour d’autres
Lieux
Reflets fugitifs
Sur la peau
Qui nous perd
Ou nous enveloppe
D’un horizon à
L’autre
De nuits désolées
En jours retrouvés
Dans l’éveil
Anxieux d’
Une figure
Ajournée
Les couleurs
De part et d’autre
De cette infinie
Blancheur
Ce trait noir
Pour un tirer
Un monde
Son dialogue
Tragique avec
La nuit
Ses résonances
Nouvelles
Morceaux de paysages
Taillés dans ce noir
Rudes éclats
De ce qui sépare
Pour tout sommeil
Et paradis perdu
Demeure pourtant
Les présences
Accordées par
Le hasard
Dans le confus
Travail souterrain
Où s’effritent nos
Peines
Les sources amères
D’une atypie
Quartier défait
Que l’on reconnaît
Tout juste
Alors qu’il nous
Éloigne
Qu’il se déploie
Dans un devenir
Toujours à trouver
Le sacré
Que l’on cherche
Les objets de ce monde
Qui se reflètent
Au-delà des fleuves
Traversant la rade
Dépourvus de traces
Visibles
Sur un rythme lent
Profondément
A l'abri du reste
De ces scintillements
A la surface
De ces pensées
Confuses
De toutes ces identités
Qui regardent la voûte
Céleste
Doucement
Simplement
Comme un sourire
S'efface sur un visage
Pour plonger loin
Et disparaître
Aux regards

Le déroulement
Indiscret
Du temps
Ces mouvements
De la main
Autant d'adieux
De lieux débranchés
De peaux croisées
Et d’obtenir cette
Impression d’existence
Déliée suspendue
Où chaque seconde
Est la morsure d’une
Éternité
Jetées entre
Deux souffles
En fusion sur nos
Visages qui se
Frôlent
En syntaxe
Interdite
Dans les mains
De quoi marcher
Même entendre
Un murmure délicat
Se poser sur la pierre
Dans les mains
De quoi surprendre
Le vide
Sur un morceau de
Terre ou de quai
Dans les mains
De quoi lâcher prise
Les bruits derrière
Soi et s’en tenir
Aux souffles
Inattendus
Ce majestueux
Glissement de
La nuit
Comme un
Bercement
Délaissant
Les flots
Reste l’écume
Luisante de
La cité
Les quais déserts
Livrés à l’oubli
Alors qu’un grand
Silence enrobe
Les corps séparés
Façades trouées
Par les ombres
Que l’on observe
Et dévore
Les stries dans le ciel
d’un doigt je les suis,
elles me chavirent, à travers
l’étoffe ouverte, et se
détachent de la blancheur,
comme des fils de soie, sillons
marquant le désir. L’empreinte
indélébile et dressée face
aux heures dans une
pénombre bleutée.
Illuminant les murs
marbrés, lambeaux
d’une cité, les mains
sur la vitre. Au rebord
d’un abîme si gracieux,
de rues entrelacées,
sur des visages revenus
en mémoire. Des coutures
contre mes années
plissées, déployées
jusqu’à l’outrance
et les risques. Au
cœur affaibli, puis
relancé, alors que
ces figures brisées
s’éloignent.
Comme on entre
Dans l'eau
En soi-même
Chair presque noyade
Et retour sur la terre
Pour retrouver
Essayer de
Retrouver
Ce que l'on entend
Battre dans le creux
D'un poème ou
D'une poitrine
Ce pur mouvement
Éclate en morceaux
Puis en sanglots
Comme des gouttes
Sur la peau
Alors que l'âme
Un peu brouillée
D'une ville
Retournée
S'embrase soudain
De l’existence visible
A ce monde en soi
De ces battements
A l’agonie à ce pur
Objet du désir
Ce noir trop lisible
Que l’on habite
Pour itinéraire intérieur
Alors que l’on se perd
Constamment
Hors du geste de vivre
Sortilège du trouble
Avec lequel on joue
Ce langage qui a
Fini par s’inventer
Dans les tours et les
Tours de ce corps
Gardant ses propres
Secrets
Ces voix qui jonchent
Les trottoirs mouvants
Ce parfum étrange
D'une ville qui embaume
L'air
Ce monde lointain
Et maritime qui
Pénètre les rues
La révélation
D'un ailleurs
D'une pierre arrachée
Sculptée par le vent
Et les chantiers
Peu importe qu'elle
S'écroule
Elle flotte toujours
A l'esprit comme
Un jadis jamais
Perdu