Des instants suspendus
Que l’on entend
Respirer
L’écriture intime
D’une présence
De ces moments
Déjà perdus
Puis retrouvés
Je regarde
La ferveur
Et ton passage
Toutes ces
Vies vécues
Qui s’impriment
Déjà dans
Ma mémoire
Et sur ma peau
Création Poétique
Des instants suspendus
Que l’on entend
Respirer
L’écriture intime
D’une présence
De ces moments
Déjà perdus
Puis retrouvés
Je regarde
La ferveur
Et ton passage
Toutes ces
Vies vécues
Qui s’impriment
Déjà dans
Ma mémoire
Et sur ma peau
Revenu au ciel
Je sens
L'effort immense
Ma volonté est si
Grande
Je laisse d'abord
Le soleil se coucher
Pour que le danger
Couvre mes pas
Les coups de l'infortune
Tournés en dérision
Je préfère oublier
La cause qui engendra
Le mal
Être assailli du sentiment
Déchaîné de ma survie
Le goût de la chair
De ce linceul blanc
Qui n'est qu'un drap
Ma route ténébreuse se
Poursuit parfois
Recouverte de
Brouillard
Mais j'embrasse
Étroitement l'existence
Le fer homicide
Qui bat dans ma
Poitrine
Je lui crache
A la gueule
Dans l’air
Les traces
De pas
Ce mouvement
Indélébile
Qui nous traque
Comme un paradis
Son écoulement
Paix merveilleuse
D’avant naissance
Puis le flux
Du sang
Sa vraie musique
Que l’on entend
Pour esquisse
D’une présence
Les périodes
Obscures
Que l’on essaie
De vivre
D’en faire
Terrains
Fertiles
Qui ne soient
Pas que cendre
Le testament
De la chair
Ce glissement
Si doux
Étrange et tourné
Vers le soleil
Dans l’ébullition
Du dérèglement
La marche
Hypnotique
Presque
Dangereuse
Quand on
Retrouve
Le sentiment
D’une bombe
Dans sa poitrine
Qui suggère
Le souvenir
Et la mer
Ses villes
Perdues
Son murmure
D’une éternité
Caressée
Toutes les
Années
D'une vie
Ses routes
D'exil que
L'on ne
Prononce
Pas
Les endroits
D'où viennent
Ces voix
Alors que
L'on dit rien
Qui ne pèse
Pas l'empreinte
De ces pas
Chair davantage
Et pensées qui
Perdent jusqu'à
Leur nom
On ramasse
Des morceaux
Manière d'être
Et d'écrire
Son noir
Pour l'évincer
Sorte de pénitence
A voir se dresser
Ainsi
Cette heure
Du soir
Prise de
Tremblements
Montée de fièvre
Et de croyance
Qui vont lentement
S'éteindre
Clocher noir
Vent encore
Tiède
Fouet en main
D'une douce
Chaleur