jeudi 9 octobre 2014

Ecstatic


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cet amour propre
n’existe pas - cet
amour n’est pas
fine bouche - cette
vision qui refait le
monde - comme elle
semble s’éroder et
nous emporter - tour
à tour - il ne s’agit
pas de lamentations
mais d’apparitions
précieuses …
Toi dans une pièce
qui t’évertues - et
t’imposes par l’
omission - la main
doucement plongée
dans tes cheveux
je garde pour moi
le fond de l’attirance –
pour ne pas t’effrayer
et te garder là – sans
que tu t’échappes



vendredi 3 octobre 2014

Wakefulness

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Que l’on en veuille
à ses limites, entachées
de textes aux plus
hautes heures de la
nuit. Quelques passes
d’armes par la fenêtre,
des vents contraires
leurs cris qui rallument
les rampes éteintes,
et les douleurs d’
habitude. Elles ne
surprennent plus,
pas même en songe.
De ce monde en
sommeil, bientôt
agité, de sa plus
haute cime aux rues
affleurantes. Sur
la chaussée les
ciels d’orage se
déversent, alors
que la démesure
des ombres s’évince
pour des chroniques
plus conformes. Ce
goût chimique sur
les lèvres...

jeudi 25 septembre 2014

















Sans rien déjouer
de ce temps parfait
Oh mon amour
sans rien se dire
de nos saccages
intérieurs de nos
plages intimes
abîmées ...

lundi 22 septembre 2014

Mon Nuage
















Mon cœur bat encore
Je le retrouve grâce à toi
Maintenant je n’ai plus
La peur au ventre –

Mais ta vie si précieuse
Qui m’accompagne sur
Les boulevards – à
La lumière déclinante
Propice aux prières
Aux renoncements –

Autant dire à tout
Ce qui nous fonde –

Nos souffles partagés
Ta bouche ouverte
Mon devenir et ta
Poitrine si belle –

Ce qui survit à la
Fin – tu es mon
Emblème – quelque
Chose d’inouï que je
Peux lire en moi – ce
Que tu écris là  

Et ça me transperce
Et me guide – comme
L’expérience d’un vide
Qui m’éclaire –

Mon amour j’aperçois
Par-delà les toits
De Paris une douleur –
La tienne qui se déplace
Comme un nuage qui
M’attire et me parle -


samedi 20 septembre 2014

Nu




















Las de voir s'inscrire
Dans le mouvement
De tes joies le battement
De tes peines la défiance
Et la crainte. Il n'y a
Dans mon ciel que ma
Nudité, ce moi vulnérable
Que je t'offre. Les jours
Comptés qui m'assomment.
Sont ils si lourds ? Je ne
Parviens pas à m'en défaire.
A les chasser de mes yeux,
De mes pensées. Ils sont là
Jour et nuit compagnons
Trop fidèles. A mes trousses.
Et j'incline et je plie.
A genoux parfois devant
Ton paysage. Ces nuances
Me tuent je le sais.
Des failles et des cris
Intérieurs. Alors que la
Ville gronde soeur de l'
Orage je la trouve belle.
Impossible de m'en défaire.
En elle je vis toujours, en toi
Je me découvre sans fard.

lundi 15 septembre 2014

Arms


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mon arme je te
chéris - je te charge
et je tire sur mon
image - je te partage
pour que mes éclats
recouvrent jusqu’au
dernier paysage -
Et que retombe
un silence au coeur
du sanctuaire -
un bruit venu du
toit - ce même
frisson que j’ai vu
courir sur ta peau
selon nos rites
sacrés - or là
devant les flammes
toute l’étendue d’
une fureur passée
qui me submerge
à l’envi - mon arme
je te garde à mes
côtés - pour toujours
me rappeler ce goût
inachevé - la grâce
alanguie empreinte
de mélancolie - ta
réflexion sur ma peau -
« il fallait dire que
tout est au mieux »…
qu’à l’instar de son
espérance tout se réta-
blit…Comme un « château
possible »… Putain comme
une rémission – genre d’
affrontement positif –
de regard illuminé par
quelque chose de rare

 
 




dimanche 14 septembre 2014

Décours Capital (Yan Kouton/Carol Delage)





















Dans le revers de la robe des mystères
Tu as caché le poids des ans
L'embellie d'une heure ténébreuse
Cette heure de feu que je vois briller dans tes yeux
Comme une cicatrice scintillante d'un passé
Humeur d'un instant flingué

A bout portant, je sens l'odeur de la poudre
A bout de moi je meurs sous la voûte
D'un bar imaginaire
Celui dans lequel tu te réfugies
Pour effacer l'offense
Voie d'un possible
Que gomme la désespérance

Parmi les voix environnantes
La bande son rassurante d'une présence
Les ondes sonores, cercles de joie
Dans la transparence d'un verre blanc-sang
Ce liquide vital qui s'écoule hors de toi
Que je lèche pour survivre

Nectar d'un dieu sous les sunlights carmins
Sous les phares d'un bolide
Tigrant les rues de Saint Paul et Saint Germain
Trace ultime de ton passage,
Ma lumière à jamais,
Donnant à ma nuit sa plus belle direction
Quand la tourterelle pleure au seuil de sa déréliction