Perdant l'équilibre
Ces voix de l'éther
On se retient
Au garde-fou
Ça inspire
Le sort
Ce visage
Plein de calme
Missa sine nomine
Que l'on écoute
La vie renaissante
Sur les bords
D'une rivière
Urbaine
D'un corps
Reprenant
Doucement
L'ascension
Création Poétique
Perdant l'équilibre
Ces voix de l'éther
On se retient
Au garde-fou
Ça inspire
Le sort
Ce visage
Plein de calme
Missa sine nomine
Que l'on écoute
La vie renaissante
Sur les bords
D'une rivière
Urbaine
D'un corps
Reprenant
Doucement
L'ascension
Se démettre
De son oubli
De cette révolte
Au fil des rages
Constellées
D’espoirs et
De coups
Suivant rue
Après rue
Toujours le
Même regard
La liquidation
Toujours qui
Se poursuit
Des ombres
Mauvaises
Pour le clair
Et suave
Chemin
De la paix
Ces jeux de lignes
Que l’on trace
Que l’on suit
D’une main
Caresses
Inquiètes
Pleines de
Ces lumières
Intérieures
D’ombres
Traversées
Jusqu’aux
Frontières
Fragiles
Périphéries
D’une écriture
Éblouie
Qui passe d’un
Ciel à l’autre
Dans l’équilibre
Instable de
Ces couleurs

Jusqu’à l’impur
De ces doutes
L’étrange voix
Presque étouffée
Taillés dans la brume
Et son solide mystère
Quelques immeubles
Transpercent l’invisible
Comme des corps animés
Des présences écartées
Fragile vision d’une
Chair mise à nu
Aux tremblements
Délicats d’un paysage
Redécouvert
Photographie : © Mona PREMEL

Un jour
La piste
Aboutie
A ce corps
Désertique
Rêve de
Monde
Englouti
Couché dans
Les bruyères
Citadines
Pour supporter
L'éblouissement
Perdu dans
Ses pensées
Cramponnées
A la vie
Celles qui
Baignent les
Pupilles
La lumière
Justement
Et rien d’autre
Comme arrachée
A ces plis
Et replis
Le tissus
Profond
Du monde
La chair
Des choses
Et le cœur
D’une entente
D’un silence
Minéral
Remplacé
Par la douceur
D’une place
Retrouvée

Sur qui planait
Le silence
Sans mélodie
Pour le sertir
Ce monde familier
De l'effacement
Puis le calme
Des eaux en crue
Quelques mots
Sortant de ma bouche
Quelques mots de
Peine autrefois
Pleines d'ombres
Un brin d'une présence
Que j’avale pour
Comprendre d’où
Vient cet ultime
Coup du sort
Le produit d'un ciel
Alentour et passé
Dans l’épuisement
Des possibles
Loin de ces
Tonalités
Pour ce regard
Tonal – cette
Main tendue
Et ce lieu
Attaché à
Ses pas
Marche sérielle
Et pensées comme
Une suite
Pleine de ces
Danses intérieures
Et de ces tensions
Nouvelles
Aux airs de
Résolutions
Des premiers mots
Aux derniers
De cette couleur
Posée là
Aux noirs chemins
Que l’on emprunte
Parfois
Dans l’ignorance
De ce que l’on
Imprime
Dans l’oraison
De sa présence
Et des voix
Environnantes
On atteint
Le cœur de
Son ombre
Ce dessin projeté
Sur un trottoir
Impossible
A conserver
D’en restituer
La présence
Pour en découdre
Avec le noir
Nuancé d’accords
De couleurs plus
Vives
Rade et son corps
Glorieux sous
L’éclairage
De sa grande
Pureté formelle
Au temps
De la mort
D’une subtile
Densité
Et pacifiée

Ni sans doute
Sur les cœurs
Cette décharge
Initiale qui parcourt
L'existence
Comme un fil
Ni règne
Ni possession
Sur autrui
Juste ce battement
Qui poursuit sa route
Et donne le rythme
Et parfois le désir
D'être et de ressentir
Assis sur les toits
L'image d'une
Église dorée
Qui nous arrache
Au vide
Pour l'échange
Et ce visage
Déposé

Ce visage uni
Gagnant l’orée
Du jour
Toujours noué
Aux déchirures
De la nuit
Ce déluge intérieur
Aux premiers éclats
Ces routes sauvages
Empruntées
Puis la douceur
In fine
Devenue le refuge
Soif recomposée
D’une autre grâce
D’un autre jour
Et ses lieux
Balayés par
Les vents bleus
Peu importait
Que ce mal
Eût gagné
Ça devait
Rester ancré
Pulsations
Du cœur
Qui se lève
Et décline
Et revient
Élargir sa place
Cette place qui
Ne cesse de grandir
Accueillir
Aimer
S'incliner
Puis ouvrir
A nouveau
Ces transports
En soi
Transports de
Soi qui s'imposent
Rien n'est domicile
Mais tout est adresse
Repères et caresses
Que l'on délivre
Pour se délivrer
L’état mélancolique
Ce triste foyer
Champ de bataille
Éteint où seules
Les ruines
Subsistent
De l’atypie
Déployée
Jusqu’aux
Seuils de la
Survie
Il ne reste
Que les mots
Calcinés
Cet art de
La cité en
Mémoire
Des larmes
Trop intérieures
Pour réduire
L’état restreint
Cette part lumineuse
Qui s'étend enfin
S’ouvre à l’instant
Le soleil par les fentes
Le terme d’une saison
Les feuilles mortes
Dans la clarté
S’ouvrent alors
Ces mains pleines
De grâce
Que l’on attrape
Dans un souffle
Enveloppe de
Douceur
Apaisante
Et de peurs baignées
Dans l’oubli
La substance
En somme de
Nos blessures
Traînées sous
Le jour
Ce que l’on fait
Sous la pluie
Incessante
Puis ciel
Rendu à
Son charme
Cet apaisement
Soudain qui se
Lit sur les façades
Reflets d’hiver
Mais mordorés
Manière de
Caresser
Doucement
L’esquisse
D’un geste
Sensuel
Porté sur
Le déluge
Choc ardent
Qui ouvre
Le temple
Desserrer
Toujours
L’étreinte
Le geste et
Sa parole
Écrite
Cet appel d’un
Inconscient
Que l’on traduit
Comme essence
De tous bouquets
Théâtre de l’âme
Et du corps enseveli
Qui se remet
En marche
D’un jardin
D’hiver aux
Larges voies
Baignées de
Lumière