Son regard phare
qui me suit tard
Dans la nuit
Retenant le
Souffle et la
Violence
Flottant alors
Comme un foulard
Dans le vent qui
S’est levé
Portant la pluie
Au ventre
D’une fontaine
Puis sur les remparts
Derniers mètres
Avant la rade
Création Poétique
Son regard phare
qui me suit tard
Dans la nuit
Retenant le
Souffle et la
Violence
Flottant alors
Comme un foulard
Dans le vent qui
S’est levé
Portant la pluie
Au ventre
D’une fontaine
Puis sur les remparts
Derniers mètres
Avant la rade
Toujours laissant
Des signes
Déplacements de soi
On se rend
Après avoir lutté
Dévoré ville et
Gouffres amers
Jusqu’au seuil
Du refus
Et du regard
Libéré de son
Effondrement
Les couleurs du temps
Qui s’étonnent
Toujours
De ce qu’elles
Deviennent
Des bruissements
Aux blessures
Qui ne sont
Qu’un ensemble
L’autobiographie
Intérieure
D’un quartier
Défait
Et d’un regard
Souvent perdu
Toujours retrouvé
Les traces de
Sa vie
De son exode
Sa nuit
Indifférente
Plongée
Dans les
Textes
Contre
L’épuisement
D’une cité
Endormie
Sa photo
Affective
Son brasier
Au pied des
Immeubles
Et ces mots
Perchés
De cette façon
Un paysage est né
Couleurs et
Lignes que
L’on décompose
En un ciel
Qui bouge
Bien davantage
Que le reste
Le paysage
Ces beautés
Profuses
Quand tous
Les arbres et
Les immeubles
De leurs ombres
Étirées
Accompagnent
Le doux balancement
Des corps
Leur part
D’obscurité
Gracieuse
Connivence
De leurs signes
Face à la nuit
Couchant d’automne
A venir
Où s’entrechoquent
Nos gestes
Et se croisent
Nos mains
Dans le silence
Noir d’une nuit
Traversée par
Un fleuve
Trop vif
Qui tourmente
Le calme
Mais le porte
A son port
D’attache