La lumière
Qui tournoie
Sans cesse
Cette immensité
Qui accepte de
S’éteindre
Dans la profondeur
D’un monde
Comme on passe
De l’autre côté
Des odeurs de
La terre
Jusqu’au parfum
De la ville
Création Poétique
La lumière
Qui tournoie
Sans cesse
Cette immensité
Qui accepte de
S’éteindre
Dans la profondeur
D’un monde
Comme on passe
De l’autre côté
Des odeurs de
La terre
Jusqu’au parfum
De la ville
Sur ces lèvres
On entend
La houle
Des souffrances
Puis l’apaisement
Ce plaisir
Divinatoire
Du dépassement
Cet horizon
Reconstitué
Visage
Animé
Qui se change
En poésie
L’attention infinie
A ces lieux
Comme on bâtit
Son propre monde
Cette ville
Sans cesse
Le poids
des âmes
Qui l’arpentent
Le parcours
Vers ces
Profondeurs
Jusqu’au
Bougé des
Êtres
Ainsi éternisés
Véritable
Disparition
Par l’image
Pour renaître
Ailleurs
Quand viennent les
subites suffocations -
onde de choc qui
meurt sur tes rivages -
quand tout cela
revient au galop -
et se tue sur tes
bordures - je me
signe d’un geste
lent - comme un
vestige d’avant
sombrer - une lumière
grise qui m’écrase
et décolore - elle
explose alors
en bouche et se
détache comme
le mystère des foules
en mille éclats
chromés - dont les
ombres s’allongent
et se mélangent
jusqu’au tournis -
Nos traversées
Intérieures
Jusqu’aux
Sources
Archaïques
D’un art
Qui se fait
En se faisant
Et jamais
Autrement
Au corps
A corps avec
Son langage
A la lisière
D’un monde
De ses failles
Et visions
Dans cette
Échappée
Profonde
Que je vois
Dans tes yeux
On renouvelle
Une mélodie
Les mains posées
Pour respirer
A travers un tissu
Chacun de mes
Souffles
Sont les rêves
Brumeux qui
S’offrent
Encore
Blottis au
Creux d’une
Vague
Ou d’une foule
Des instants suspendus
Que l’on entend
Respirer
L’écriture intime
D’une présence
De ces moments
Déjà perdus
Puis retrouvés
Je regarde
La ferveur
Et ton passage
Toutes ces
Vies vécues
Qui s’impriment
Déjà dans
Ma mémoire
Et sur ma peau