Toujours laissant
Des signes
Déplacements de soi
On se rend
Après avoir lutté
Dévoré ville et
Gouffres amers
Jusqu’au seuil
Du refus
Et du regard
Libéré de son
Effondrement
Création Poétique
Toujours laissant
Des signes
Déplacements de soi
On se rend
Après avoir lutté
Dévoré ville et
Gouffres amers
Jusqu’au seuil
Du refus
Et du regard
Libéré de son
Effondrement
Les couleurs du temps
Qui s’étonnent
Toujours
De ce qu’elles
Deviennent
Des bruissements
Aux blessures
Qui ne sont
Qu’un ensemble
L’autobiographie
Intérieure
D’un quartier
Défait
Et d’un regard
Souvent perdu
Toujours retrouvé
Les traces de
Sa vie
De son exode
Sa nuit
Indifférente
Plongée
Dans les
Textes
Contre
L’épuisement
D’une cité
Endormie
Sa photo
Affective
Son brasier
Au pied des
Immeubles
Et ces mots
Perchés
De cette façon
Un paysage est né
Couleurs et
Lignes que
L’on décompose
En un ciel
Qui bouge
Bien davantage
Que le reste
Le paysage
Ces beautés
Profuses
Quand tous
Les arbres et
Les immeubles
De leurs ombres
Étirées
Accompagnent
Le doux balancement
Des corps
Leur part
D’obscurité
Gracieuse
Connivence
De leurs signes
Face à la nuit
Couchant d’automne
A venir
Où s’entrechoquent
Nos gestes
Et se croisent
Nos mains
Dans le silence
Noir d’une nuit
Traversée par
Un fleuve
Trop vif
Qui tourmente
Le calme
Mais le porte
A son port
D’attache
Écrivant combien
Sont clairs
Nos sommeils
Où pourraient
Danser nos morts
Jusqu’au chaos
Des étoiles
Autant de visions
Prières que l’on
Charge de vie
Tête contre corps
A l’entour du ciel
On chemine ainsi
D’une heure cloisonnée
Au pied des tours
Aux heures
Traduites de
La nuit