
Au-delà
Il n'y avait
Plus de terre
Les traces
De pas
Et ce qui
Reste d'une
Voix
Dans cette
Pénombre
Qui enserre
L'esprit
Mais qui
Protège la
Chair
Regard
Chaleureux
Sur des cheveux
Blancs qui ne
Sont plus
Les miens
Création Poétique

Au-delà
Il n'y avait
Plus de terre
Les traces
De pas
Et ce qui
Reste d'une
Voix
Dans cette
Pénombre
Qui enserre
L'esprit
Mais qui
Protège la
Chair
Regard
Chaleureux
Sur des cheveux
Blancs qui ne
Sont plus
Les miens
Sur son passage
Une poignée
De textes
Ramassés
D’immeubles
Volontairement
Rouillés
Sombres et
Lumineux
Profusion sensible
D’un art retenu
Et de mains
Qui se mêlent
Aux couleurs
Passées
Guerriers
Immobiles
De nos marches

Essaime les souvenirs
Cette poussière de toi
Les images de
Ce visage unifié
Surgi des profondeurs
Miroir sans tain
Qui soudain renvoie
Ta lumière
L’architecture
De ces lettres folles
De ces mots toujours
Recomposés
Éternelle conjuration
De la mort
Où bat ton sang
Voilà ce qu’on entend
dans les jours inconnus,
toujours pour nous
prononcés, des mots
qui s’embrasent.
Où tous les débris
se rassemblent, des
mêmes bords de toi,
mon corps entier dans
le temps, corps
qui s’éteint, s’étiole
se vide de son sang.
Corps dans le temps...
Se perd et s’abîme,
mais qui entre tes
mains, refuge et port,
n’ombrage plus sa fin.
De sa nudité, lui qui
s’allonge en toi, et là
s’illumine et revient.

Le silence minéral
Et ce tissu profond
D’une ville
Implacable
Sous l’austérité
Apparente
Fragments
Domptés
D’un mystère
Toujours
Renouvelé
Chuchotement
Déposé sur le
Bord d’une épaule
Des larmes essuyées
Pour dévider
Le fil ténu
De ce temps

Cela donne
Corps au
Monde
Simples vies
Croisées au
Fil des rames
Poussière d’un
Temps déjoué
Paysages de tous
Les jours
Observés dans
La ferveur
Silencieuse
De la survie
Ces gris colorés
Qui passent
Dans les yeux
L’art de ces
Reflets pour
Éteindre
La peine
La géométrie
Habitée
Contre les vents
L’arrière secret
De cette écriture
L’anti-chambre
D’une ombre
Impossible
A projeter
Ces marées
D’un monde
Résolu
Recouvrant
Tout ce qui
Brillait
Regrets que
L’on capture
Pour un noir
Devenu bleu