Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre
De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide
Puis ce vertige
Maritime
Orgie de
Couleurs fortes
Violence sacrée
D’un paysage
Que l’on retrouve
Esquisse égarée
Qui nous rattrape
Hanté par ce
Bleu
Création Poétique
Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre
De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide
Puis ce vertige
Maritime
Orgie de
Couleurs fortes
Violence sacrée
D’un paysage
Que l’on retrouve
Esquisse égarée
Qui nous rattrape
Hanté par ce
Bleu
Les branches cassées
Qui suivent l’hiver
Puis le désir
Qui suit la
Détresse
La survie qui
Nous précède
Sculptant dans
Nos fibres la
Présence
A ce monde
Où le crépitement
Des quartiers
Nous rappelle
Au feu
Ce corps qui brûle
En rayonnant
Et qui déjoue
Les pistes
De peur et de vie
Du fond des
Horizons bleutés
Il reste peu d’eau
Pour nos soifs
Et ces désirs
D’échapper
Aux boucles d’
Un esprit qui
Se referme
Reste la silhouette
Urbaine qui résiste
Au monde fragile
Et endormi
Les rives de cette
Musique sérielle
Qui nous guide
A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de ces
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes –
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans
le blanc d’une
sortie - d’où
émerge un appel
nu – le seul à
savoir -

La vision
Obsédante
De ce monde
Préludant le
Futur profond
Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses
De nos blessures
Les formes
Géométriques
Des âmes
Rencontrées
Douceur de
Ces peaux
De ces regards
Jamais oubliés
Quand les années
Raturent à vide

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans
la mesure des plaies.
Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes.
Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange
incarnation d’une
trace sur un plan…
Comme la veine
principale si souvent
descendue.

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.
Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.
Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.
Dans ce lieu si
loin d’un abîme.