La lumière
Justement
Et rien d’autre
Comme arrachée
A ces plis
Et replis
Le tissus
Profond
Du monde
La chair
Des choses
Et le cœur
D’une entente
D’un silence
Minéral
Remplacé
Par la douceur
D’une place
Retrouvée
Création Poétique
La lumière
Justement
Et rien d’autre
Comme arrachée
A ces plis
Et replis
Le tissus
Profond
Du monde
La chair
Des choses
Et le cœur
D’une entente
D’un silence
Minéral
Remplacé
Par la douceur
D’une place
Retrouvée

Sur qui planait
Le silence
Sans mélodie
Pour le sertir
Ce monde familier
De l'effacement
Puis le calme
Des eaux en crue
Quelques mots
Sortant de ma bouche
Quelques mots de
Peine autrefois
Pleines d'ombres
Un brin d'une présence
Que j’avale pour
Comprendre d’où
Vient cet ultime
Coup du sort
Le produit d'un ciel
Alentour et passé
Dans l’épuisement
Des possibles
Loin de ces
Tonalités
Pour ce regard
Tonal – cette
Main tendue
Et ce lieu
Attaché à
Ses pas
Marche sérielle
Et pensées comme
Une suite
Pleine de ces
Danses intérieures
Et de ces tensions
Nouvelles
Aux airs de
Résolutions
Des premiers mots
Aux derniers
De cette couleur
Posée là
Aux noirs chemins
Que l’on emprunte
Parfois
Dans l’ignorance
De ce que l’on
Imprime
Dans l’oraison
De sa présence
Et des voix
Environnantes
On atteint
Le cœur de
Son ombre
Ce dessin projeté
Sur un trottoir
Impossible
A conserver
D’en restituer
La présence
Pour en découdre
Avec le noir
Nuancé d’accords
De couleurs plus
Vives
Rade et son corps
Glorieux sous
L’éclairage
De sa grande
Pureté formelle
Au temps
De la mort
D’une subtile
Densité
Et pacifiée

Ni sans doute
Sur les cœurs
Cette décharge
Initiale qui parcourt
L'existence
Comme un fil
Ni règne
Ni possession
Sur autrui
Juste ce battement
Qui poursuit sa route
Et donne le rythme
Et parfois le désir
D'être et de ressentir
Assis sur les toits
L'image d'une
Église dorée
Qui nous arrache
Au vide
Pour l'échange
Et ce visage
Déposé

Ce visage uni
Gagnant l’orée
Du jour
Toujours noué
Aux déchirures
De la nuit
Ce déluge intérieur
Aux premiers éclats
Ces routes sauvages
Empruntées
Puis la douceur
In fine
Devenue le refuge
Soif recomposée
D’une autre grâce
D’un autre jour
Et ses lieux
Balayés par
Les vents bleus