
La vision
Obsédante
De ce monde
Préludant le
Futur profond
Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses
De nos blessures
Les formes
Géométriques
Des âmes
Rencontrées
Douceur de
Ces peaux
De ces regards
Jamais oubliés
Quand les années
Raturent à vide
Création Poétique

La vision
Obsédante
De ce monde
Préludant le
Futur profond
Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses
De nos blessures
Les formes
Géométriques
Des âmes
Rencontrées
Douceur de
Ces peaux
De ces regards
Jamais oubliés
Quand les années
Raturent à vide

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans
la mesure des plaies.
Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes.
Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange
incarnation d’une
trace sur un plan…
Comme la veine
principale si souvent
descendue.

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.
Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.
Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.
Dans ce lieu si
loin d’un abîme.

Nos affinités électives,
les ombres à battre,
nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre. Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…
C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes cèdent
sous la volupté unique…
Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.
Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,
Ce littoral que tu aimes
tellement. Ces rives,
si proches…Si loin.
Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.
Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une.
A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.
Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.
Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -
se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -
s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -
je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -
Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce
Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité
Toute entière
Dans ce feu
De quel geste
Son repentir
Sur la peau
Sommes-nous
Les vies
D’aller et venir
En nos êtres profonds
Ombres douces
Qui s’unissent là
Sur un mur
L’humble humeur
De notre feu
De cet office
Que l’on célèbre
Guidés par de pures
Et simples aumônes
De nous-mêmes
Quelque chose comme
Cette lumière
Pôle affranchi
Des sommeils
En péril
Cet éveil enfin
Dans l’irradiance
De la chair