Couchant d’automne
A venir
Où s’entrechoquent
Nos gestes
Et se croisent
Nos mains
Dans le silence
Noir d’une nuit
Traversée par
Un fleuve
Trop vif
Qui tourmente
Le calme
Mais le porte
A son port
D’attache
Création Poétique
Couchant d’automne
A venir
Où s’entrechoquent
Nos gestes
Et se croisent
Nos mains
Dans le silence
Noir d’une nuit
Traversée par
Un fleuve
Trop vif
Qui tourmente
Le calme
Mais le porte
A son port
D’attache
Écrivant combien
Sont clairs
Nos sommeils
Où pourraient
Danser nos morts
Jusqu’au chaos
Des étoiles
Autant de visions
Prières que l’on
Charge de vie
Tête contre corps
A l’entour du ciel
On chemine ainsi
D’une heure cloisonnée
Au pied des tours
Aux heures
Traduites de
La nuit
Donner l’ombre
Et recevoir
Ce qui enflamme
Et ramasse la nuit
Ces bras qui
Se resserrent
Quand le vent
Dispersent
Des bouts
De cette ville
Et les états
D’une âme
Éveillée
Son corps
Allongé
A cueillir
Des pages
Les restes d’un jour
Autant d’étincelles
Qui restituent
Le sens de cette
Déchirure
Et brisent l’absence
D’une langue aimée
Toutes ces voies
Du-dedans de
La mort
Que l’on transforme
En contre-vie
Ce corps plus intense
Ce regard plus présent
Contre le venin
D’une cité
Qui témoigne
De sa beauté
Contenue
Échappées
Vers le large
Croisée des mondes
Et des murmures
Quand il ne pleut
Que sur la pensée
Laissant le corps
Se nourrir de lumière
Pour fonder
A nouveau
La ville
Et son âme
Ce terre-plein
Qui se jette
Dans la rade
C’est la trace
Fixée au milieu
Des lignes
Et des traits
La ville verticale
Et la côte fractale
Léchées par le
Bleu et le vert
Cet état intérieur
Qui s’imprime
Et se livre
Comme on perçoit
Au-delà une vie
Sans fin
Où la perte
S’efface
Ces grains
Que l’on
Épingle
De sable
Et de peau
Puis de lumière
Ces vies
Secrètes
Que l’on
Construit
Simplement
Temporelles
Puis taillées
Dans le temps