
Pour les
Besoins
De l’art
De ces villes
Au corps
De rêve
Que l’on
Donne
Sans se
Perdre
Et que l’on
S’empresse
De brûler
Plaies que
L’on garde
En son
Cœur
Que l’on
Caresse
Nos murs
Abîmés
Faubourgs
Intérieurs
Qui nous
Portent
Création Poétique

Pour les
Besoins
De l’art
De ces villes
Au corps
De rêve
Que l’on
Donne
Sans se
Perdre
Et que l’on
S’empresse
De brûler
Plaies que
L’on garde
En son
Cœur
Que l’on
Caresse
Nos murs
Abîmés
Faubourgs
Intérieurs
Qui nous
Portent
Sur toutes les
Lignes épurées
Où se précipitent
Des nuages
Et leur lumière
Sur fond d’infini
Et de paysages
D’enfance
Le temps immaculé
De ce décor
Qui ne fut jamais
Immobile
Les empreintes
De sa beauté
Où tout semble
Se dissoudre
Dans les marges
D’un rêve
Ce sont les heures
D’un soir
Dans la toile
du crépuscule
Sa respiration
Hors de l’horizon
Effarant jusqu’aux
Nuages
Qui s’effacent
Presque d’un coup
Pour témoigner
D’un mystère
Qu’on ne trouble
Pas
Les frontières floues
Entre nuées et mer
Rempart et vide
La vision aiguë
Des secrets intérieurs
Des chutes aux
Allures de marges
Et des nocturnes
Qui échappent
Aux rêves
Mais pas
Au rivages
Déroutants
De nos
Lettres
Blanches
C’est d’abord
Le vide habité
Qu’il faut
Apprivoiser
Comme on marque
L’absence
La matière
Ou l’attente
Le désespoir et
Son dénuement
Que l’on réduit
A son insignifiance
Pour une rue
Baignée de
Lumière
Le bord de
Sa déchirure
Qui accroche
La simple rue
De nos passages
Ces ferveurs
Suspendues
Dans nos mémoires
Que l’on entend
Toujours respirer
Au plus près
D'un départ

La solitude
Habitée de
Ces lieux
Replié dans ce
Noir intérieur
Archange
Urbain
Laissant
Sur son
Passage
Le sable
D’une mer
Éteinte
L’intensité
D’un monde
Effondré