Surprendre
Des mystères
Ailleurs cachés
Plutôt qu’une
Chose enivrée
Sous le regard
Infiniment
Ouvert
Sur le bleu
Et ces méta-
Morphoses
En élans
Construits
Vers le ciel
Cicatrices
Archivées
D’un autre
Révolu
Création Poétique
Surprendre
Des mystères
Ailleurs cachés
Plutôt qu’une
Chose enivrée
Sous le regard
Infiniment
Ouvert
Sur le bleu
Et ces méta-
Morphoses
En élans
Construits
Vers le ciel
Cicatrices
Archivées
D’un autre
Révolu
Tant de choses
Où l’on ne
Comprends
Rien
La tentation
Souvent de
Supprimer
Jusqu’à
Nos gestes
De ne garder
Que le geste
D’un échange
Dénué de tout
Sauf de cette
Douceur
Sur la peau
Retenant les
Sentiments
Cet usage
Des caresses
Et des regards
Corps foudroyé
Et mains dans
Une eau claire
Dans les fissures
D’une cité que l’on
Retourne encore
Et toujours
Son tremblement
Soupir presque
Silencieux
Le vent qui souffle
En pleine poitrine
Pour dire
Le vivant
Bien perché
Sur ce rempart
Dans l'oubli
De ce qui n'a
Rien d'humain
La paix revenue
Fraîchement sorti
De cette brume
Intérieure
Recouvrant jusqu'aux
Soirs
Aux entrailles
Qui portent
Le souvenir
Ce que l’on
Retrouve de
Ce corps
Celui des tourments
Passés
Qui se révèle
Après avoir
Tenu le monde
A distance
De l’épuisement
De nos pas
De ces rues
Effacées
Sujet des colères
Éteintes
Ma soif est la source
dont les eaux brillent.
Caressant à l’envi
à l’aube éthérée
ramures et plis.
Or de ces rêves
l’horizon découvert.
Aussi loin que l’on
puisse…Tantôt
la splendeur d’un
abysse, tantôt
l’abîme de la chair.
De brûler les matins
d’adoucir les ramures
du soir. De trouver
tout un jardin,
où s’effare et tombe
mon esprit. Je
m’étonne encore,
je découvre toujours
dans les doutes
exquis, ta suprême
fêlure.
Celle par qui
l’ombre devient
l’ambre
L’immensité des
Vues qui attendent
Habitacle d’un ciel
Que l’on dévore
Autant d’apparences
Et de morceaux
De soi
Arrachés par
Le vent puissant
De ces profondeurs
Cet espace énorme
Qui nous happe
De ces remparts
Surnager
Le reste
Est mystère
De mémoires
Et dérives
Dans un espace
Déplacé par le vent
Que l’on habite
Obscurément
Dans sa lumière
Affolante
Quand cela éclate
A la figure
Fissures de l’impasse
De cette rue étroite
Que l’on emprunte
Dont il reste
L’éclat au creux
De la main
Et ce goût
du bruit qui
Rappelle
Celui de la guerre
Celle qui s'est
Achevée
Comme échouée
Dans son âme
Elle trébuche
D’un simple trait
Dans les sillages perdus
Ces fantômes portés
Le vent
L’odeur de la mer
Et l’esquisse d’un
Lieu rendu à lui-même
Il s’anime par
Touches lumineuses
Et tend ce miroir
Nocturne
A cette vie en moi
Trop longtemps
Spatiale
Dans cette âme
Désarçonnée
L'inestimable trésor
De la vision
Ce que l'on devine
Sans juger
Juste la peine
Du silence
Et du retranchement
Dans ce qui n'est
Même plus un
Paysage
Juste une
Douce question
Toujours ce
Précipité
Trouble d’
Une humeur
Qui cherche
Le même dédale
Et finit par
S’y perdre
Ou s’éblouir
Des mâchoires
Du ciel
Caresse d’une
Peau si douce
Et d’un geste
Si beau
Le sourire paisible
Venant de morts
Supprimés
On s’est donné
Tant de mal
De retouches et
De cris intérieurs
Pour relier ces rives
Et faire ville
Cette flamme
Dans l’œil
Qui permet
D’attendre
De ne pas
S’étrangler
Dans les flux
Ces griffes et
Ces crocs
De la ville
Alors qu’à ses
Portes
Le spectacle
Fameux
Occupe son
Rêve et ses
Rivages dorés
Son regard phare
qui me suit tard
Dans la nuit
Retenant le
Souffle et la
Violence
Flottant alors
Comme un foulard
Dans le vent qui
S’est levé
Portant la pluie
Au ventre
D’une fontaine
Puis sur les remparts
Derniers mètres
Avant la rade
Toujours laissant
Des signes
Déplacements de soi
On se rend
Après avoir lutté
Dévoré ville et
Gouffres amers
Jusqu’au seuil
Du refus
Et du regard
Libéré de son
Effondrement
Les couleurs du temps
Qui s’étonnent
Toujours
De ce qu’elles
Deviennent
Des bruissements
Aux blessures
Qui ne sont
Qu’un ensemble
L’autobiographie
Intérieure
D’un quartier
Défait
Et d’un regard
Souvent perdu
Toujours retrouvé
Les traces de
Sa vie
De son exode
Sa nuit
Indifférente
Plongée
Dans les
Textes
Contre
L’épuisement
D’une cité
Endormie
Sa photo
Affective
Son brasier
Au pied des
Immeubles
Et ces mots
Perchés
De cette façon
Un paysage est né
Couleurs et
Lignes que
L’on décompose
En un ciel
Qui bouge
Bien davantage
Que le reste
Le paysage
Ces beautés
Profuses
Quand tous
Les arbres et
Les immeubles
De leurs ombres
Étirées
Accompagnent
Le doux balancement
Des corps
Leur part
D’obscurité
Gracieuse
Connivence
De leurs signes
Face à la nuit
Couchant d’automne
A venir
Où s’entrechoquent
Nos gestes
Et se croisent
Nos mains
Dans le silence
Noir d’une nuit
Traversée par
Un fleuve
Trop vif
Qui tourmente
Le calme
Mais le porte
A son port
D’attache
Écrivant combien
Sont clairs
Nos sommeils
Où pourraient
Danser nos morts
Jusqu’au chaos
Des étoiles
Autant de visions
Prières que l’on
Charge de vie
Tête contre corps
A l’entour du ciel
On chemine ainsi
D’une heure cloisonnée
Au pied des tours
Aux heures
Traduites de
La nuit
Donner l’ombre
Et recevoir
Ce qui enflamme
Et ramasse la nuit
Ces bras qui
Se resserrent
Quand le vent
Dispersent
Des bouts
De cette ville
Et les états
D’une âme
Éveillée
Son corps
Allongé
A cueillir
Des pages
Les restes d’un jour
Autant d’étincelles
Qui restituent
Le sens de cette
Déchirure
Et brisent l’absence
D’une langue aimée
Toutes ces voies
Du-dedans de
La mort
Que l’on transforme
En contre-vie
Ce corps plus intense
Ce regard plus présent
Contre le venin
D’une cité
Qui témoigne
De sa beauté
Contenue
Échappées
Vers le large
Croisée des mondes
Et des murmures
Quand il ne pleut
Que sur la pensée
Laissant le corps
Se nourrir de lumière
Pour fonder
A nouveau
La ville
Et son âme
Ce terre-plein
Qui se jette
Dans la rade
C’est la trace
Fixée au milieu
Des lignes
Et des traits
La ville verticale
Et la côte fractale
Léchées par le
Bleu et le vert
Cet état intérieur
Qui s’imprime
Et se livre
Comme on perçoit
Au-delà une vie
Sans fin
Où la perte
S’efface
Ces grains
Que l’on
Épingle
De sable
Et de peau
Puis de lumière
Ces vies
Secrètes
Que l’on
Construit
Simplement
Temporelles
Puis taillées
Dans le temps
Dans l’eau
Jusqu’aux
Épaules
Que l’on traverse
Loin des chairs
A scalpel
Plus près de
La douceur
D’un visage
Que l’on voit
A tous les coins
De rue
Ces douleurs
Trop proches
Et ces caresses
Trop lointaines
Qui s’éloignent
Encore
Par-dessus la
Rambarde
Et le ciel troué
De la mémoire
D’un ailleurs
Qui ne dit pas
Son nom
Effleuré le soir
Après la sueur
Cet espace
Que l’on
Parcourt
Avant d’y
Ensevelir
Le plus précieux
De sa voix
Celle qui habite
La clarté et
Le voile
Lentement
Déposés
Sur la trans-
Parence
Attentif aux lignes
A ces moments
Descendus
Débordant du
Cadre
Douceur éphémère
Que l’on convertit
Sur la durée
En désir de vivre
Froissement
D’humanité
Se cachant
Dans le flou
D’une présence
Enveloppée
Premiers plans
Pour se défaire
De la tombée
Sur les traces
Premières
D'un matin
Sa vibration
Particulière
Se dérobant
Aux tirages
Ce lien avec
Le noir
Rompu peu
A peu
Ce bordel des
Rues qui
S'embrasent
Soudain
Pour une peau
Devanture
Soleil autant
Que lumière fixe
Liturgie d’une mort
Que l’on écarte
Dans cette urgence
Que l’on éteint
Capable enfin
De consolation
De pas déposés
Sur un trottoir
Adouci
Soleil autant
Que l’ombre
Tombe
Fenêtre ouverte
Sur l’infini
Cette échappée
Dans le rêve
Ces bruits qui
Remontent de
La rue
Disant le
Tumulte
Du dehors
Qui se cogne
A nos errements
Gaieté sans ombre
A cette heure
Côtoyant les
Abîmes
La musique
D’avant la
Faute
D’un ailleurs
Si proche
La nudité
Sereine d’une
Nuit trempée
Dans le noir
Avalant les
Rumeurs
Du monde
Dépouillement
Salutaire de
La ville
Son chaos intime
Replié sur le jour
Fantôme qui
Parle soudain
D’éternité
Et de retrouvailles
Avec soi
Ces lents minuits
De mes rivages
Pour retomber
De l’autre côté
De la nuit
Laissant les
Astres derrière
Ce bleuté qui
S’étage d’un
Immeuble à
L’autre
Pourtour soyeux
Que l’on regarde
Dans l’ombre
De nos mains
Glissant sur
Le silence
De la peau
Ce désert tendu
Qui nous perce
Ce climat qui
T’emporte
L’écume de
Ces lignes
Cet univers
De formes
Que tu suis
Ces regards
Qui restent
Intenses
Renforcés
Par le refus
Du souvenir
Dans la folie
Circulaire de
Tes gestes
Et la joie
Immense
Que tu jettes
Furieusement
Autour de toi
Quand on sait
D’où vient
La lumière
Ces fleuves de
La vie
Que l’on suit
Page après page
Traversé par
Ce monde
Qui nous prête
Pour un temps
Ses couleurs
Et sa peau
Ce lieu fragile
Éternel
aussi
Tous ces mots
Qui jettent
Leur ancrage
Parmi nos
Pensées
Ils effleurent
Les corps
Font vibrer
Les arbres
Et trembler
Doucement
Nos murs
La nuit se tait
S’écoulant
En fleuve noir
Jusqu’au plus
Profond des jours
Quand tout
Recouvert
D’un drap
Elle s’éloigne
Dans un nuage
De pensées
Et de gestes
A la douceur
Apaisante
Un grain
De peau
Dans l’eau
Profonde
D’une cité
Endormie
La lumière
Qui tournoie
Sans cesse
Cette immensité
Qui accepte de
S’éteindre
Dans la profondeur
D’un monde
Comme on passe
De l’autre côté
Des odeurs de
La terre
Jusqu’au parfum
De la ville
Sur ces lèvres
On entend
La houle
Des souffrances
Puis l’apaisement
Ce plaisir
Divinatoire
Du dépassement
Cet horizon
Reconstitué
Visage
Animé
Qui se change
En poésie
L’attention infinie
A ces lieux
Comme on bâtit
Son propre monde
Cette ville
Sans cesse
Le poids
des âmes
Qui l’arpentent
Le parcours
Vers ces
Profondeurs
Jusqu’au
Bougé des
Êtres
Ainsi éternisés
Véritable
Disparition
Par l’image
Pour renaître
Ailleurs
Quand viennent les
subites suffocations -
onde de choc qui
meurt sur tes rivages -
quand tout cela
revient au galop -
et se tue sur tes
bordures - je me
signe d’un geste
lent - comme un
vestige d’avant
sombrer - une lumière
grise qui m’écrase
et décolore - elle
explose alors
en bouche et se
détache comme
le mystère des foules
en mille éclats
chromés - dont les
ombres s’allongent
et se mélangent
jusqu’au tournis -
Nos traversées
Intérieures
Jusqu’aux
Sources
Archaïques
D’un art
Qui se fait
En se faisant
Et jamais
Autrement
Au corps
A corps avec
Son langage
A la lisière
D’un monde
De ses failles
Et visions
Dans cette
Échappée
Profonde
Que je vois
Dans tes yeux
On renouvelle
Une mélodie
Les mains posées
Pour respirer
A travers un tissu
Chacun de mes
Souffles
Sont les rêves
Brumeux qui
S’offrent
Encore
Blottis au
Creux d’une
Vague
Ou d’une foule
Des instants suspendus
Que l’on entend
Respirer
L’écriture intime
D’une présence
De ces moments
Déjà perdus
Puis retrouvés
Je regarde
La ferveur
Et ton passage
Toutes ces
Vies vécues
Qui s’impriment
Déjà dans
Ma mémoire
Et sur ma peau
Revenu au ciel
Je sens
L'effort immense
Ma volonté est si
Grande
Je laisse d'abord
Le soleil se coucher
Pour que le danger
Couvre mes pas
Les coups de l'infortune
Tournés en dérision
Je préfère oublier
La cause qui engendra
Le mal
Être assailli du sentiment
Déchaîné de ma survie
Le goût de la chair
De ce linceul blanc
Qui n'est qu'un drap
Ma route ténébreuse se
Poursuit parfois
Recouverte de
Brouillard
Mais j'embrasse
Étroitement l'existence
Le fer homicide
Qui bat dans ma
Poitrine
Je lui crache
A la gueule
Dans l’air
Les traces
De pas
Ce mouvement
Indélébile
Qui nous traque
Comme un paradis
Son écoulement
Paix merveilleuse
D’avant naissance
Puis le flux
Du sang
Sa vraie musique
Que l’on entend
Pour esquisse
D’une présence
Les périodes
Obscures
Que l’on essaie
De vivre
D’en faire
Terrains
Fertiles
Qui ne soient
Pas que cendre
Le testament
De la chair
Ce glissement
Si doux
Étrange et tourné
Vers le soleil
Dans l’ébullition
Du dérèglement
La marche
Hypnotique
Presque
Dangereuse
Quand on
Retrouve
Le sentiment
D’une bombe
Dans sa poitrine
Qui suggère
Le souvenir
Et la mer
Ses villes
Perdues
Son murmure
D’une éternité
Caressée
Toutes les
Années
D'une vie
Ses routes
D'exil que
L'on ne
Prononce
Pas
Les endroits
D'où viennent
Ces voix
Alors que
L'on dit rien
Qui ne pèse
Pas l'empreinte
De ces pas
Chair davantage
Et pensées qui
Perdent jusqu'à
Leur nom
On ramasse
Des morceaux
Manière d'être
Et d'écrire
Son noir
Pour l'évincer
Sorte de pénitence
A voir se dresser
Ainsi
Cette heure
Du soir
Prise de
Tremblements
Montée de fièvre
Et de croyance
Qui vont lentement
S'éteindre
Clocher noir
Vent encore
Tiède
Fouet en main
D'une douce
Chaleur