L’âme agitée
Comme elle
Ignore
Ce qui s’éloigne
D’un feu sacré
La forme de
Cette ville
Le souffle
Intemporel
Qui porte
Si loin
Ses méandres
Mélancoliques
Un jour
Plus d’abîmes
Et de pleurs
L’âme en secret
De sa douce
Renaissance
Création Poétique
L’âme agitée
Comme elle
Ignore
Ce qui s’éloigne
D’un feu sacré
La forme de
Cette ville
Le souffle
Intemporel
Qui porte
Si loin
Ses méandres
Mélancoliques
Un jour
Plus d’abîmes
Et de pleurs
L’âme en secret
De sa douce
Renaissance
On doit pouvoir
Survivre
A ce réveil
Jamais disparu
Logé derrière
Ce front
Chargé de mort
Puis de vie
Chaque parcelle
Recouverte
D’un sort déminé
Le souffle retrouvé
A la place de
Cet air vicié
La mer empruntée
Qui dessine
Jusqu’aux trottoirs

Au-delà
Il n'y avait
Plus de terre
Les traces
De pas
Et ce qui
Reste d'une
Voix
Dans cette
Pénombre
Qui enserre
L'esprit
Mais qui
Protège la
Chair
Regard
Chaleureux
Sur des cheveux
Blancs qui ne
Sont plus
Les miens
Sur son passage
Une poignée
De textes
Ramassés
D’immeubles
Volontairement
Rouillés
Sombres et
Lumineux
Profusion sensible
D’un art retenu
Et de mains
Qui se mêlent
Aux couleurs
Passées
Guerriers
Immobiles
De nos marches

Essaime les souvenirs
Cette poussière de toi
Les images de
Ce visage unifié
Surgi des profondeurs
Miroir sans tain
Qui soudain renvoie
Ta lumière
L’architecture
De ces lettres folles
De ces mots toujours
Recomposés
Éternelle conjuration
De la mort
Où bat ton sang
Voilà ce qu’on entend
dans les jours inconnus,
toujours pour nous
prononcés, des mots
qui s’embrasent.
Où tous les débris
se rassemblent, des
mêmes bords de toi,
mon corps entier dans
le temps, corps
qui s’éteint, s’étiole
se vide de son sang.
Corps dans le temps...
Se perd et s’abîme,
mais qui entre tes
mains, refuge et port,
n’ombrage plus sa fin.
De sa nudité, lui qui
s’allonge en toi, et là
s’illumine et revient.

Le silence minéral
Et ce tissu profond
D’une ville
Implacable
Sous l’austérité
Apparente
Fragments
Domptés
D’un mystère
Toujours
Renouvelé
Chuchotement
Déposé sur le
Bord d’une épaule
Des larmes essuyées
Pour dévider
Le fil ténu
De ce temps

Cela donne
Corps au
Monde
Simples vies
Croisées au
Fil des rames
Poussière d’un
Temps déjoué
Paysages de tous
Les jours
Observés dans
La ferveur
Silencieuse
De la survie
Ces gris colorés
Qui passent
Dans les yeux
L’art de ces
Reflets pour
Éteindre
La peine
La géométrie
Habitée
Contre les vents
L’arrière secret
De cette écriture
L’anti-chambre
D’une ombre
Impossible
A projeter
Ces marées
D’un monde
Résolu
Recouvrant
Tout ce qui
Brillait
Regrets que
L’on capture
Pour un noir
Devenu bleu
Ces paysages
De tous les jours
Quelque chose
En attente
Entre deux
Matins gris
Puis ce climat
Doré
Enlacés toujours
Où rêver et vivre
Ce qui n’est
Pas tristesse
Ou à peine
Murmurée
Entre deux tours
Et secrets
Si peu sert
A respirer
Dans ce cadre
Presque un
Tableau
De l’art sacré
Qui se libère
Sur un fond
Gris bleuté
Ces couleurs
Plus chaudes
Que l’on embrasse
Impression
D’une poésie
Intérieure
A force de beauté
Libérée de ses grilles
Imaginaires
Dans ce chaos
Apparent
Pourtant si bien
Pensé
De paroles
Et d’écrits
Cette illustration
Profuse
Où la mer
S’infiltre
Dans les rues
Avec la douce
Volonté d’
Inventer
Toujours
De horizons
Nouveaux
Comme on
Décide d’un
Avenir ou
De s’en défaire
Pour mieux
L’écrire
Pour ce qui est à
peine perceptible
des nuages entassés
qui au bout d’un
moment dévoilent
des reflets – une
dentelle compliquée
d’après la mort –
le souffle de la mort
cette illusion du
vivant – des endroits
dangereux – de poussière
mouillée et de chair – sans
un instant de répit – que
l’on parcourt dans tous
les sens – on entend
le moindre brusque
saut dans le vide –
le bruit soudain de l’
eau – vaguement
quelque part on
éprouve une attirance
indicible – mêlée à
des formes libres –
des ombres cliniquement
décédées -
Ça prend du temps
de sortir des limbes
de ne plus faire le mort
tu me dis d’être
un beau jour
de ne plus être
une distraction
d’hôpital
tu glisses en moi
d’un pas léger
ça prend du temps
de sortir des limbes
de ne plus faire le mort
c’est souvent l’
ambigüité du corps
son engagement ses
mauvaises passes ses
possibles oubliés
parfois sa beauté
savoir ce qui s’est
passé ce qui a pu
le satisfaire le
détruire lui rendre
sa grâce l’anoblir
ou l’humilier
et puis ce temps
arrive où rompu
il se rend justice
à l’attente insensée
que l’on peut sentir
sur les épaules si
tendues puis relâchées
c’est souvent l’
ambigüité du corps
qui finit par l’emporter
Rien d’autre
Que ce trait
L’impensable
Prématuré
Cet impensé
D’un corps
Abandonné
Quelque part
Ce reste à vivre
Sur les doigts
D’une main
Tenue trop
Fermement
Pour l’avoir
Oubliée
Le besoin
De tous
Et de chacun
De retrouver
Son ombre
Sur les murs
D’un quartier
Aux allures
De présence

A même les
Lignes
Ou dérailler
Pour éprouver
Dans ses veines
Autre chose
Que la peine
Ce que l’on
Transforme
Pour tout voyage
Sur les pages
Où les nuages
Apparaissent
Et se dispersent
Dans les horizons
Extrêmes de
Nos chairs
Déchirées

La beauté paisible
De ces lumières
Répare les
Cassures
Intérieures
Et si la nuit
Cogne à
Ton front
Tu creuses le
Ciel et les mots
Pour écorcher
La peine
Ce terrain
Familier
Revenu
Des luttes
Murmurées

Victoire sur
Les ombres
Cette place
Décelée sur
Le visage
Loin de la
Grande et
Magnifique
Obscurité
Cette merveilleuse
Fatigue au matin
D'une insomnie
Cette vue pleine
De sollicitude
L'horizon construit
Que l'on regarde
Jusqu'au tremblement
Des silhouettes
La paume
Pleine
Deviner les
Couleurs et
Le grain
La source
De cette lumière
Liberté qui s’invente
Avant de se perdre
Après avoir
Atteint les cœurs

De ruptures
Et d’absolu
Le portrait
D’une ville
Est impossible
Sauf sa rumeur
Ce bruit qui
Roule en soi
Un vrai poème
Que l’on capte
Et recrache
L'épure
Brumeuse
D’une pensée
Construite
Tentaculaire
Éprise de ces
Lumières
Le rôle de
Ces ombres
Que l’on écrit
Inlassablement
D’emblée la
Tenir en respect
Pour en découdre
Avec le noir
Ce monde sans
Références et
Dans la mort
L’éternel qui
Se perd et
Que l’on tisse
Jusqu’aux lieux
De notre seuil
Éviter la chute
Réduire les failles
Et les fractures
Devenir le
Quartier
Rétabli
De ce corps
Pictural
Pour sortir
De ses propres
Limbes
Au seuil
De quelques
Douleurs
Acharnées
Géométries
Habitées
Mais de plus
En plus vides
Architectures
Fragiles qui
Se consolident
Toute une
Immensité
Poétique
Que l’on
Arpente
Premier jour
Et dernier
Dans le même
Mouvement
Souffle et
Reprise
D’une vie
Transposée
On donnait parfois
le sentiment diffus
de se noyer. Sans l’
intervention cristalline
d’un regard, que plus
rien n’éclaire. Le refus
de soi devenait comme
un saut dans l’infini.
Cette chose accidentelle
avec laquelle on survit.
Corps subtil, son arbitraire
dans la chute. On se relève,
miroir des plaies, ce n’est
rien, des entraves, un
soleil pâlissant, à la
chaleur dérobée. A
prévoir sa courte entrevue.
Ce que les heures ne
parviennent plus…
Toile de fond tout
juste, elle s’étend
à se perdre en horizon
séduisant. Très haut,
délaisse et passe…
On donnait parfois
le sentiment fatigué
d’une impasse. Sans
le moindre retour
inespéré
A savoir le plus
Important, entière-
Ment reconstruire,
Entièrement…On
Voit bien qu’il s’agit
D’un signal, le dernier
Sans doute…Quand
Tu viens me rejoindre -
En prévision d’un si
Long voyage. Des plus
Clairs arrachements
Aux désirs déployés,
Ces lieux profonds
Qui pourtant nous
Éclairent -
Qui pourtant nous
Apprennent de nos
Aveux, de nos
Renoncements passés,
De l’eau de pluie
Recueillie, perdue.
Puis enfin conservée
Au creux de mes mains.
Sur mon visage,
M’apprenant tes
Musiques, celles
Qui t’enveloppent,
Tes mains posées.
On ne disparaît plus
Tout-à-fait, luisants
De sueur, comme
Un supplice, le plus
Beau, nous délivre -
La force dépouillée
Sortant de
L’affrontement
De ces paysages
Découpés
Rudes combats
Intérieurs
Taillés dans les
Insomnies
Jusqu’aux formes
Du jour
Cette transparence
Intangible
D’un blanc
Que l’on voit
Se répandre
Glisser d’un
Morceau de soi
Au frontières
Des corps
Une façon aussi
De refléter le noir
Tourner vers
Ce qui relève
Traces de suie
Grignotant
Même les murs
Alors qu’au matin
On laisse éclater
Les feux
Ce tableau qui
Nous expose
Et nous élève
Cette écriture
Au miroir que
L’on décèle
Dira-t-on
Que cela
Nous porte
L’enchantement
Dure encore
Ou s’écrase
On se blesse
A mort
Pour cacher
Le silence
Récusant
La pudeur
Et le désir
De poursuivre
Le souffle
De l’indifférence
Remplacé
Par le vent
Qui donne
Vie à ces rues
Au gré de
Ce vent
Que l’on
Ne cesse
D’observer
Ce chaos
Intime
Maîtrisé
Que l’on
Ne cesse
D’écrire
L’embrasement
De ces doutes
Traces fugaces
D’une cité
Intérieure
Dont il reste
Ces mutations
Nouvelles voies
Nouvelles rues
Corps édifiant
Son silence
Dans la grâce
De l’apaisement
Souples et nerveuses
Architectures
Mentales
Qui se posent
Sur le corps
Délité
Ces jeux trop
Pastels que l’on
Voit se déployer
Forces nouvelles
De l’aube
Que l’on prend
Pour ce qu’elles
Ne sont pas
Espace occulté
De nos rêves
Évanouis
Alors que
Ce regard est
Déjà création
Beauté de ce minuit
De sa lenteur exquise
Son rivage éloignant
Les flèches lourdes
Du jour
Les suffocations
Qui embrasent
L’esprit
Alors que se
Répand
Dans les rues
Closes et les
Façades trouées
Le désir
De reprendre
Le silence
D’entrer à
Nouveau dans
Ce miroir
Sans tain
Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre
De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide
Puis ce vertige
Maritime
Orgie de
Couleurs fortes
Violence sacrée
D’un paysage
Que l’on retrouve
Esquisse égarée
Qui nous rattrape
Hanté par ce
Bleu
Les branches cassées
Qui suivent l’hiver
Puis le désir
Qui suit la
Détresse
La survie qui
Nous précède
Sculptant dans
Nos fibres la
Présence
A ce monde
Où le crépitement
Des quartiers
Nous rappelle
Au feu
Ce corps qui brûle
En rayonnant
Et qui déjoue
Les pistes
De peur et de vie
Du fond des
Horizons bleutés
Il reste peu d’eau
Pour nos soifs
Et ces désirs
D’échapper
Aux boucles d’
Un esprit qui
Se referme
Reste la silhouette
Urbaine qui résiste
Au monde fragile
Et endormi
Les rives de cette
Musique sérielle
Qui nous guide
A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de ces
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes –
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans
le blanc d’une
sortie - d’où
émerge un appel
nu – le seul à
savoir -

La vision
Obsédante
De ce monde
Préludant le
Futur profond
Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses
De nos blessures
Les formes
Géométriques
Des âmes
Rencontrées
Douceur de
Ces peaux
De ces regards
Jamais oubliés
Quand les années
Raturent à vide

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans
la mesure des plaies.
Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes.
Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange
incarnation d’une
trace sur un plan…
Comme la veine
principale si souvent
descendue.

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.
Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.
Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.
Dans ce lieu si
loin d’un abîme.

Nos affinités électives,
les ombres à battre,
nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre. Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…
C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes cèdent
sous la volupté unique…
Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.
Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,
Ce littoral que tu aimes
tellement. Ces rives,
si proches…Si loin.
Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.
Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une.
A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.
Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.
Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -
se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -
s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -
je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -
Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce
Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité
Toute entière
Dans ce feu
De quel geste
Son repentir
Sur la peau
Sommes-nous
Les vies
D’aller et venir
En nos êtres profonds
Ombres douces
Qui s’unissent là
Sur un mur
L’humble humeur
De notre feu
De cet office
Que l’on célèbre
Guidés par de pures
Et simples aumônes
De nous-mêmes
Quelque chose comme
Cette lumière
Pôle affranchi
Des sommeils
En péril
Cet éveil enfin
Dans l’irradiance
De la chair
Où l’on jette
Ce qui reste
De ces routes
Calcinées
De ces veines
Fatiguées
Pour celles qui
Nous portent
Doucement aux
Pointes d’une terre
Où tremble
La nuit l’écho
Maritime
Et les discrets
Passages de
L’insomnie
Pareille à la chair
Les soupirs
affleurent
Sur une mer
Dormante
Solitude bleue
Que l’on observe
Et prend pour soi
Qu’une ville
Évanouie suffit
A remplir
L’oubli fermé
Par ce cadre blanc
Et les contours
D’une présence
A sa grâce
L’honneur
D’un paysage
Inouï
Les figures
Troublantes
De l’harmonie
L’état réduit
A sa fuite
Avant de rejoindre
Cette zone baignant
Dans le soleil
Si proche des
Visages et
Des corps
De ces nerveuses
Constructions
Qui disent
L’angoisse
Évaporée
Figuration
Émue de nos
Blessures
Dans les derniers
Mot relevés
Qui n’aspirent
Qu’à la preuve
De cette grâce
Le soin de choisir
D’échapper à ce
Trouble
Faute de ces
Paroles absentes
Que l’on devine
Derrière les enduits
Perception défaite
Et toujours
Recommencée
D’une présence
Devenue ciel
Perdant l'équilibre
Ces voix de l'éther
On se retient
Au garde-fou
Ça inspire
Le sort
Ce visage
Plein de calme
Missa sine nomine
Que l'on écoute
La vie renaissante
Sur les bords
D'une rivière
Urbaine
D'un corps
Reprenant
Doucement
L'ascension
Se démettre
De son oubli
De cette révolte
Au fil des rages
Constellées
D’espoirs et
De coups
Suivant rue
Après rue
Toujours le
Même regard
La liquidation
Toujours qui
Se poursuit
Des ombres
Mauvaises
Pour le clair
Et suave
Chemin
De la paix
Ces jeux de lignes
Que l’on trace
Que l’on suit
D’une main
Caresses
Inquiètes
Pleines de
Ces lumières
Intérieures
D’ombres
Traversées
Jusqu’aux
Frontières
Fragiles
Périphéries
D’une écriture
Éblouie
Qui passe d’un
Ciel à l’autre
Dans l’équilibre
Instable de
Ces couleurs

Jusqu’à l’impur
De ces doutes
L’étrange voix
Presque étouffée
Taillés dans la brume
Et son solide mystère
Quelques immeubles
Transpercent l’invisible
Comme des corps animés
Des présences écartées
Fragile vision d’une
Chair mise à nu
Aux tremblements
Délicats d’un paysage
Redécouvert
Photographie : © Mona PREMEL