mardi 26 mai 2026

Vêtu

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’âme agitée
Comme elle
Ignore

Ce qui s’éloigne
D’un feu sacré

La forme de
Cette ville

Le souffle 
Intemporel

Qui porte
Si loin 

Ses méandres
Mélancoliques

Un jour
Plus d’abîmes
Et de pleurs

L’âme en secret

De sa douce
Renaissance


vendredi 22 mai 2026

Rivages

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On doit pouvoir
Survivre

A ce réveil
Jamais disparu

Logé derrière
Ce front

Chargé de mort
Puis de vie

Chaque parcelle
Recouverte 
D’un sort déminé

Le souffle retrouvé
A la place de 
Cet air vicié

La mer empruntée
Qui dessine
Jusqu’aux trottoirs 


jeudi 21 mai 2026

L'avance

 image

 

Au-delà 
Il n'y avait
Plus de terre

Les traces
De pas 

Et ce qui
Reste d'une
Voix

Dans cette
Pénombre

Qui enserre
L'esprit

Mais qui 
Protège la
Chair

Regard 
Chaleureux

Sur des cheveux
Blancs qui ne
Sont plus 
Les miens 

mercredi 20 mai 2026

Corten

 



 

 

 

 

 

 

 

 

Sur son passage
Une poignée
De textes 
Ramassés

D’immeubles
Volontairement
Rouillés

Sombres et
Lumineux

Profusion sensible
D’un art retenu

Et de mains
Qui se mêlent
Aux couleurs
Passées

Guerriers
Immobiles

De nos marches


mardi 19 mai 2026

Torrents

 image

 

 

Essaime les souvenirs
Cette poussière de toi

Les images de
Ce visage unifié

Surgi des profondeurs
Miroir sans tain

Qui soudain renvoie
Ta lumière

L’architecture
De ces lettres folles

De ces mots toujours
Recomposés

Éternelle conjuration
De la mort

Où bat ton sang

lundi 18 mai 2026

Shelter

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ce qu’on entend
dans les jours inconnus,
toujours pour nous 
prononcés, des mots 
qui s’embrasent.

Où tous les débris
se rassemblent, des
mêmes bords de toi,
mon corps entier dans
le temps, corps 
qui s’éteint, s’étiole
se vide de son sang.

Corps dans le temps...
Se perd et s’abîme,
mais qui entre tes
mains, refuge et port,
n’ombrage plus sa fin. 

De sa nudité, lui qui
s’allonge en toi, et là
s’illumine et revient. 

vendredi 15 mai 2026

Bord

 image

 

 

Le silence minéral
Et ce tissu profond

D’une ville
Implacable

Sous l’austérité
Apparente

Fragments
Domptés

D’un mystère
Toujours 
Renouvelé

Chuchotement
Déposé sur le
Bord d’une épaule

Des larmes essuyées
Pour dévider
Le fil ténu 

De ce temps



jeudi 14 mai 2026

Perception

image

 

Cela donne
Corps au
Monde

Simples vies 
Croisées au
Fil des rames

Poussière d’un
Temps déjoué

Paysages de tous
Les jours

Observés dans
La ferveur
Silencieuse

De la survie 

Ces gris colorés
Qui passent

Dans les yeux

L’art de ces 
Reflets pour
Éteindre 

La peine 

mercredi 13 mai 2026

Capturé

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La géométrie
Habitée

Contre les vents

L’arrière secret
De cette écriture

L’anti-chambre
D’une ombre

Impossible 
A projeter

Ces marées
D’un monde
Résolu

Recouvrant 
Tout ce qui
Brillait

Regrets que
L’on capture

Pour un noir
Devenu bleu

mardi 12 mai 2026

Cadre

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces paysages
De tous les jours

Quelque chose
En attente

Entre deux
Matins gris
Puis ce climat
Doré

Enlacés toujours
Où rêver et vivre

Ce qui n’est 
Pas tristesse

Ou à peine 
Murmurée

Entre deux tours
Et secrets

Si peu sert 
A respirer

Dans ce cadre

Presque un 
Tableau



lundi 11 mai 2026

Poésie à la Couleur

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De l’art sacré
Qui se libère

Sur un fond
Gris bleuté

Ces couleurs
Plus chaudes
Que l’on embrasse

Impression
D’une poésie
Intérieure

A force de beauté

Libérée de ses grilles
Imaginaires

Dans ce chaos
Apparent 

Pourtant si bien
Pensé 

vendredi 8 mai 2026

Fractale

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De paroles 
Et d’écrits

Cette illustration
Profuse 

Où la mer
S’infiltre 
Dans les rues

Avec la douce
Volonté d’
Inventer

Toujours

De horizons
Nouveaux

Comme on
Décide d’un
Avenir ou

De s’en défaire

Pour mieux
L’écrire 


jeudi 7 mai 2026

L'eau

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui est à
peine perceptible 
des nuages entassés
qui au bout d’un
moment dévoilent 
des reflets – une
dentelle compliquée
d’après la mort – 

le souffle de la mort
cette illusion du
vivant – des endroits
dangereux – de poussière
mouillée et de chair – sans
un instant de répit – que
l’on parcourt dans tous
les sens – on entend
le moindre brusque 
saut dans le vide –

le bruit soudain de l’
eau – vaguement
quelque part on 
éprouve une attirance
indicible – mêlée à
des formes libres –
des ombres cliniquement
décédées - 


mardi 5 mai 2026

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La référence
Au visible

Fragment
Du silence
Minéral
De cette ville

Ses plissements
De béton

Replis de silice

Pour dévider
Le fil ténu
Du temps

Ce qui ne 
Demande rien

Comme ces larmes
Dans les yeux

Devant cette
Géographie

Que l’on retient
Un instant 

vendredi 1 mai 2026

Body Language

 




 

 

 

 

 

 

 


Ça prend du temps
de sortir des limbes
de ne plus faire le mort
 
tu me dis d’être
un beau jour
 
de ne plus être
une distraction 
d’hôpital
 
tu glisses en moi
d’un pas léger
 
ça prend du temps
de sortir des limbes
de ne plus faire le mort
 
c’est souvent l’
ambigüité du corps
 
son engagement ses
mauvaises passes ses
possibles oubliés

parfois sa beauté
 
savoir ce qui s’est
passé ce qui a pu
le satisfaire  le
détruire lui rendre
sa grâce l’anoblir
ou l’humilier
 
et puis ce temps
arrive où rompu
il se rend  justice
 
à l’attente insensée
que l’on peut sentir
sur les épaules  si
tendues puis relâchées
 
c’est souvent l’
ambigüité du corps
qui finit par l’emporter




mardi 28 avril 2026

L'autre

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien d’autre
Que ce trait

L’impensable
Prématuré

Cet impensé
D’un corps
Abandonné
Quelque part

Ce reste à vivre
Sur les doigts
D’une main

Tenue trop
Fermement

Pour l’avoir
Oubliée

Le besoin
De tous
Et de chacun

De retrouver
Son ombre

Sur les murs
D’un quartier

Aux allures
De présence



lundi 20 avril 2026

Recomposer

 image

 

A même les
Lignes

Ou dérailler

Pour éprouver
Dans ses veines

Autre chose
Que la peine

Ce que l’on
Transforme

Pour tout voyage

Sur les pages

Où les nuages
Apparaissent

Et se dispersent

Dans les horizons
Extrêmes de 

Nos chairs
Déchirées


vendredi 17 avril 2026

Ecorché

 image


La beauté paisible
De ces lumières

Répare les 
Cassures 
Intérieures

Et si la nuit
Cogne à 
Ton front

Tu creuses le 
Ciel et les mots

Pour écorcher
La peine 

Ce terrain 
Familier 

Revenu 
Des luttes
Murmurées

jeudi 16 avril 2026

Illuminé

 image


Victoire sur
Les ombres

Cette place
Décelée sur
Le visage

Loin de la
Grande et
Magnifique
Obscurité

Cette merveilleuse
Fatigue au matin
D'une insomnie

Cette vue pleine
De sollicitude

L'horizon construit
Que l'on regarde

Jusqu'au tremblement
Des silhouettes


mercredi 15 avril 2026

D'apposer

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La paume
Pleine 

Deviner les 
Couleurs et
Le grain

La source
De cette lumière

Liberté qui s’invente

Avant de se perdre

Après avoir
Atteint les cœurs


mardi 14 avril 2026

Portrait d'une Ville

 image

 

 

De ruptures
Et d’absolu

Le portrait
D’une ville
Est impossible

Sauf sa rumeur

Ce bruit qui
Roule en soi

Un vrai poème
Que l’on capte

Et recrache

L'épure
Brumeuse
D’une pensée

Construite

Tentaculaire

Éprise de ces
Lumières 

Le rôle de
Ces ombres

Que l’on écrit
Inlassablement 

lundi 13 avril 2026

Tenir en Respect

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’emblée la
Tenir en respect

Pour en découdre
Avec le noir

Ce monde sans
Références et 
Dans la mort

L’éternel qui 
Se perd et 

Que l’on tisse
Jusqu’aux lieux
De notre seuil

Éviter la chute

Réduire les failles
Et les fractures

Devenir le
Quartier
Rétabli

De ce corps
Pictural 


jeudi 9 avril 2026

Des Limbes











Pour sortir

De ses propres

Limbes


Au seuil

De quelques

Douleurs

Acharnées


Géométries

Habitées 

Mais de plus

En plus vides


Architectures

Fragiles qui

Se consolident


Toute une 

Immensité

Poétique 


Que l’on 

Arpente 


Premier jour

Et dernier

Dans le même

Mouvement


Souffle et

Reprise

D’une vie

Transposée


 

mercredi 8 avril 2026

Recouvrir (2)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On donnait parfois
le sentiment diffus
de se noyer. Sans l’
intervention cristalline
d’un regard, que plus 
rien n’éclaire.  Le refus
de soi devenait comme
un saut dans l’infini.

Cette chose accidentelle
avec laquelle on survit.

Corps subtil, son arbitraire
dans la chute. On se relève,
miroir des plaies, ce n’est
rien, des entraves, un
soleil pâlissant, à la
chaleur dérobée. A
prévoir sa courte entrevue.

Ce que les heures ne
parviennent plus…

Toile de fond tout
juste, elle s’étend
à se perdre  en horizon
séduisant. Très haut,
délaisse et passe…

On donnait parfois
le sentiment fatigué
d’une impasse. Sans
le moindre retour
inespéré

mardi 7 avril 2026

Recouvrir

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A savoir le plus

Important, entière-

Ment reconstruire,

Entièrement…On

Voit bien qu’il s’agit

D’un signal, le dernier

Sans doute…Quand

Tu viens me rejoindre -

En prévision d’un si

Long voyage. Des plus

Clairs arrachements

Aux désirs déployés,

Ces lieux profonds

Qui pourtant nous

Éclairent -

Qui pourtant nous

Apprennent de nos

Aveux, de nos

Renoncements passés,

De l’eau de pluie

Recueillie, perdue.

Puis enfin conservée

Au creux de mes mains.

Sur mon visage,

M’apprenant tes

Musiques, celles

Qui t’enveloppent,

Tes mains posées.

On ne disparaît plus

Tout-à-fait, luisants

De sueur, comme

Un supplice, le plus

Beau, nous délivre -

vendredi 3 avril 2026

Art Sensoriel

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La force dépouillée
Sortant de 
L’affrontement

De ces paysages
Découpés 

Rudes combats
Intérieurs

Taillés dans les
Insomnies

Jusqu’aux formes
Du jour

Cette transparence
Intangible
D’un blanc

Que l’on voit
Se répandre 

Glisser d’un
Morceau de soi

Au frontières
Des corps


mercredi 1 avril 2026

Tableau Feu

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une façon aussi
De refléter le noir

Tourner vers
Ce qui relève

Traces de suie
Grignotant
Même les murs

Alors qu’au matin
On laisse éclater
Les feux 

Ce tableau qui
Nous expose

Et nous élève

Cette écriture
Au miroir que 
L’on décèle


mardi 31 mars 2026

Monde Sensible





 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dira-t-on
Que cela 
Nous porte

L’enchantement
Dure encore

Ou s’écrase

On se blesse
A mort

Pour cacher
Le silence

Récusant
La pudeur

Et le désir
De poursuivre

Le souffle
De l’indifférence

Remplacé
Par le vent

Qui donne
Vie à ces rues

lundi 30 mars 2026

La Figure

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au gré de
Ce vent

Que l’on 
Ne cesse
D’observer

Ce chaos
Intime
Maîtrisé

Que l’on
Ne cesse
D’écrire

L’embrasement
De ces doutes

Traces fugaces
D’une cité
Intérieure

Dont il reste
Ces mutations

Nouvelles voies
Nouvelles rues

Corps édifiant
Son silence

Dans la grâce
De l’apaisement 

mercredi 25 mars 2026

La Fracture Racée

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souples et nerveuses
Architectures
Mentales 

Qui se posent
Sur le corps
Délité 

Ces jeux trop
Pastels que l’on
Voit se déployer

Forces nouvelles
De l’aube

Que l’on prend
Pour ce qu’elles
Ne sont pas

Espace occulté
De nos rêves
Évanouis 

Alors que
Ce regard est
Déjà création

mardi 24 mars 2026

Tentation Défaite

 



 

 

 

 

 

 

 

Beauté de ce minuit
De sa lenteur exquise

Son rivage éloignant
Les flèches lourdes
Du jour

Les suffocations
Qui embrasent
L’esprit

Alors que se
Répand
Dans les rues
Closes et les
Façades trouées

Le désir
De reprendre
Le silence

D’entrer à 
Nouveau dans

Ce miroir
Sans tain


lundi 23 mars 2026

Caeruleus

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre

De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide

Puis ce vertige
Maritime 

Orgie de
Couleurs fortes 

Violence sacrée
D’un paysage 

Que l’on retrouve

Esquisse égarée
Qui nous rattrape

Hanté par ce 
Bleu 

vendredi 20 mars 2026

Branches

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les branches cassées
Qui suivent l’hiver

Puis le désir
Qui suit la
Détresse

La survie qui
Nous précède

Sculptant dans
Nos fibres la
Présence 

A ce monde

Où le crépitement
Des quartiers

Nous rappelle
Au feu 

Ce corps qui brûle
En rayonnant 

Et qui déjoue 
Les pistes

De peur et de vie 


mercredi 18 mars 2026

Sérielle

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Du fond des
Horizons bleutés
Il reste peu d’eau

Pour nos soifs

Et ces désirs
D’échapper

Aux boucles d’
Un esprit qui
Se referme

Reste la silhouette
Urbaine qui résiste

Au monde fragile
Et endormi

Les rives de cette
Musique sérielle
Qui nous guide

mardi 17 mars 2026

Ce Présent




 

 

 

 

 

 

 

 

 

A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de ces
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes – 
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans 
le blanc d’une
sortie - d’où 
émerge un appel 
nu – le seul à 
savoir -

lundi 16 mars 2026

Préludant

 image

 

 


La vision 
Obsédante

De ce monde
Préludant le

Futur profond

Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses

De nos blessures

Les formes
Géométriques

Des âmes
Rencontrées

Douceur de 
Ces peaux

De ces regards

Jamais oubliés 

Quand les années
Raturent à vide 






vendredi 13 mars 2026

Incarnate

 image

 

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans 
la mesure des plaies.

Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes. 

Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange 
incarnation d’une
trace sur un plan…

Comme la veine 
principale si souvent
descendue. 

jeudi 12 mars 2026

Solace

 image

 

 

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.

Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.

Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.

Dans ce lieu si
loin d’un abîme.


mercredi 11 mars 2026

To Land

 image

 


Nos affinités électives,
les ombres à battre,

nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre.  Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…

C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes  cèdent
sous la volupté unique…

Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.


mardi 10 mars 2026

Rivages

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,

Ce littoral que tu aimes
tellement.  Ces rives,
si proches…Si loin. 

Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.

Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une. 

A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.

Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.


lundi 9 mars 2026

Le Pas

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -

se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -

s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -

je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -

 

vendredi 6 mars 2026

Le geste de la Main

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce

Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité

Toute entière
Dans ce feu

De quel geste
Son repentir 
Sur la peau
Sommes-nous 
Les vies

D’aller et venir 
En nos êtres profonds
Ombres douces 

Qui s’unissent là 
Sur un mur 

L’humble humeur 
De notre feu

De cet office 
Que l’on célèbre

Guidés par de pures 
Et simples aumônes 
De nous-mêmes

Quelque chose comme 
Cette lumière 

Pôle affranchi 
Des sommeils 
En péril

Cet éveil enfin
Dans l’irradiance 
De la chair 


jeudi 5 mars 2026

Littoral

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où l’on jette
Ce qui reste 
De ces routes
Calcinées

De ces veines
Fatiguées

Pour celles qui
Nous portent

Doucement aux
Pointes d’une terre

Où tremble
La nuit l’écho
Maritime

Et les discrets
Passages de
L’insomnie

mercredi 4 mars 2026

Bleu Rade


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pareille à la chair
Les soupirs
affleurent 

Sur une mer
Dormante

Solitude bleue
Que l’on observe
Et prend pour soi

Qu’une ville
Évanouie suffit
A remplir

L’oubli fermé
Par ce cadre blanc

Et les contours
D’une présence

A sa grâce
L’honneur
D’un paysage
Inouï

mardi 3 mars 2026

Transmission

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les figures
Troublantes
De l’harmonie 

L’état réduit
A sa fuite

Avant de rejoindre
Cette zone baignant

Dans le soleil

Si proche des
Visages et 
Des corps 

De ces nerveuses
Constructions

Qui disent  
L’angoisse
Évaporée 

Figuration
Émue de nos
Blessures





lundi 2 mars 2026

La Source

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les derniers
Mot relevés

Qui n’aspirent
Qu’à la preuve

De cette grâce

Le soin de choisir

D’échapper à ce
Trouble

Faute de ces
Paroles absentes

Que l’on devine
Derrière les enduits

Perception défaite

Et toujours
Recommencée

D’une présence
Devenue ciel


vendredi 27 février 2026

Sine Nomine

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perdant l'équilibre
Ces voix de l'éther

On se retient
Au garde-fou

Ça inspire 
Le sort

Ce visage
Plein de calme

Missa sine nomine

Que l'on écoute
La vie renaissante

Sur les bords
D'une rivière
Urbaine

D'un corps 
Reprenant
Doucement
L'ascension 

jeudi 26 février 2026

En Soi

 


 



 

Se démettre
De son oubli

De cette révolte
Au fil des rages

Constellées
D’espoirs et
De coups

Suivant rue
Après rue

Toujours le
Même regard

La liquidation
Toujours qui
Se poursuit

Des ombres 
Mauvaises

Pour le clair
Et suave
Chemin

De la paix

mercredi 25 février 2026

Nuances

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces jeux de lignes
Que l’on trace 

Que l’on suit
D’une main

Caresses 
Inquiètes

Pleines de
Ces lumières
Intérieures

D’ombres 
Traversées

Jusqu’aux
Frontières 
Fragiles 

Périphéries
D’une écriture
Éblouie

Qui passe d’un
Ciel à l’autre

Dans l’équilibre
Instable de
Ces couleurs



mardi 24 février 2026

Variation sur une photographie (1)

 

Peut être une image de brouillard et gratte-ciel

 

Jusqu’à l’impur
De ces doutes 


L’étrange voix
Presque étouffée 


Taillés dans la brume
Et son solide mystère 


Quelques immeubles
Transpercent l’invisible 


Comme des corps animés
Des présences écartées 


Fragile vision d’une
Chair mise à nu 


Aux tremblements
Délicats d’un paysage
Redécouvert


Photographie : © Mona PREMEL