dimanche 14 septembre 2014

Décours Capital (Yan Kouton/Carol Delage)





















Dans le revers de la robe des mystères
Tu as caché le poids des ans
L'embellie d'une heure ténébreuse
Cette heure de feu que je vois briller dans tes yeux
Comme une cicatrice scintillante d'un passé
Humeur d'un instant flingué

A bout portant, je sens l'odeur de la poudre
A bout de moi je meurs sous la voûte
D'un bar imaginaire
Celui dans lequel tu te réfugies
Pour effacer l'offense
Voie d'un possible
Que gomme la désespérance

Parmi les voix environnantes
La bande son rassurante d'une présence
Les ondes sonores, cercles de joie
Dans la transparence d'un verre blanc-sang
Ce liquide vital qui s'écoule hors de toi
Que je lèche pour survivre

Nectar d'un dieu sous les sunlights carmins
Sous les phares d'un bolide
Tigrant les rues de Saint Paul et Saint Germain
Trace ultime de ton passage,
Ma lumière à jamais,
Donnant à ma nuit sa plus belle direction
Quand la tourterelle pleure au seuil de sa déréliction