lundi 23 juin 2008

Beaten


Une Ville Sans Nom 206
Mise en ligne par YK.2

La hauteur : cette destinée
Qui foire - et se coltiner
Des crétins - d'abord et
Avant tout soi-même
C'est là que la valeur
Commence - parce qu'il
Faut se laver du truc
Messianique - s'installer
Sur un banc par exemple
Et tenir bon - curieusement
Le refus est la chose la plus
Difficile : il détruit tout
Et vivre au milieu d'un
Champ de ruines
Ca se mérite...

I Don’t Mind The Cold


On s’est parfois

On a trop - bref

Je vieillirai mal

Le pire bien sûr

Etant que je m’en

Branle complètement

Sur un fond sonore - Violent

Femmes - de sa jeunesse qui

Jalonne - toison mortelle

On dirait cette fenêtre

Ouverte - elle n’aime

Pas quand tu parles ainsi

Tu penses qu’à toi

Tu penses qu’à toi

Déclin laissant paraître

Le désir mal éteint

Attends - je t’explique

L’affaire : moi je sais

Mais ça fait longtemps

Que je sais - je fonce et

Puis voilà - parfois j’oublie

Que tu es là - j’avoue c’est

Lamentable - personne n’est

Parfait - pas vrai ? J’abuse

Sans doute de la situation

A mi-distance de tes seins

Et du souvenir - celui qu’est

Mal éteint - d’abord j’avale

Ta tendresse - elle me fait

Peur - tu comprends ça ?

Elle me fait peur - elle me

Rappelle que bientôt...

S’il m’arrive en sillonnant

Tôt le matin ou tard le soir

Les rues dorées par une bête

En sang de pleurer ton parfum

Je me dis d’une façon aveugle

Que ton corps n’est plus rien

Tu l’imagines ce moment ?

La ville au ventre - je n’ai jamais

Vu tes fesses et le reste - jamais

Ça vaut mieux - je souffre moins

Je n’ai jamais éprouvé ta tendresse

Ta présence - d’y être me conforte

Ta peine emporte - en somme

Tu y gagnes - l’ordinaire

Nous calme - en le jouant à

Rebours - toujours nous aban-

Donne

vendredi 20 juin 2008

Ruffians


A se tordre de soif

Et de vertu pas trop

Sainte - la part explo-

Sive que chacun porte

En soi ne songe qu’à

Cette hypothèse sinistre

Blasphème de pacotille

De la pignolade - descendu

Capital pour être attaqué

Par le premier venu

Merde ! Avoir traversé

Un enfer urbain pour se

Faire démonter par un

Nul mais chargé


C’est le comble de

L’impossible et de la

Complexité - hé Tom

Ça t’étonne ? Je me

Disais qu’un grand gars

Comme toi savait des

Choses sur la vie la

Différence - tout ça

L’éternel se lit et se

Ligue contre les idées

Reçues - tristement tu as

Pris ce piège comme

Une leçon - en levant

Les bras vers ce vide


Place d’architecte

Repliée sur elle-même

Et puis on t’a foutu

A la porte parce que tu

As liquidé ce dingue

De toute façon on est

Dans le même néant

Unanime qui flotte

Plus qu’il ne se donne

Pourquoi veux-tu faire

Partie de ces pitreries

Communes ? Hormones

Publicitaires et grosses

Cavaleries qu’on résume


Ainsi : que des lavements

Pour seules compensations

De ta destruction - à ton aise

Tom - paix à ton âme

jeudi 19 juin 2008

Offcut 11


Une Ville Sans Nom 204
Mise en ligne par YK.2

Elle se tient à l'angle
Et toi tu résistes aux
Appels - d'ailleurs c'est
A ce jeu que t'es le meilleur
A l'agonie de tous les reflets
Sur les vitres de ces voitures
Très chères et bien garées
Tu grimpes tu grimpes
Encore mais rien à faire
Ca patine dans la violence
Translucide...

Yell Blue Murder


Rien qu’une pièce

Tapissée par ta gueule

On peut pas tout

Contrôler - on peut pas

Le seul machin qu’on a

Sous la main c’est sa propre

Mort - si besoin est quoi

En quelque sorte : faire

Commerce de son corps

J’en connais une comme ça

Et celle-là n’est pas la pire

Certains jouent avec - des

Braves et des lâches ou

Les deux à la fois - comme

Toujours - sans filet

De brefs récits qui se tirent

Dans cette ville ou dans une

Autre - toutes les autres

Rien qu’une pièce

C’est le mouvement

Particulier qu’elles font

Toutes mais celle-là si

Besoin est elle commerce

Avec l’intranquillité - ça n’a

Aucun prix ce don - sous la

Main t’as le pire et

T’as les restes fumants - des

Rapports des pensées de sa

Quête - d’un bleu nuit au mieux

De sa forme : c’est-à-dire

Impraticable - tu sais quoi ?

Elle se tient à l’angle et toi

Toi tu résistes aux appels

D’ailleurs c’est à ce jeu que

T’es le meilleur - à l’agonie de

Tous les reflets sur les vitres de

Ces voitures très chères et bien

Garées - tu grimpes tu grimpes

Encore mais rien à faire ça patine

Dans la violence translucide

L’insertion à n’importe quel

Prix - ville sans haut ni bas

Comme celle que je connais et

Qui commerce à l’angle : c’est

Pas la pire - faut-il y croire ?

J’crois bien que non - le bleu

Est triste par mes yeux mais

J’ai vu tous les mirages - rien

Qu’une ville blue movie tapissée

Par la langue : encore moins par l’

Appât - ces millions de vauriens

Putain : ça doit être sa langue que

J’sens à ce niveau - le célèbre

Désordre de ma ville salope...

mercredi 18 juin 2008

I’ve Been Shafted


Un tube néon ça

Vole en éclats au

Moindre choc : des

Centaines d’étoiles

Infimes et blessantes

J’avais seulement voulu

Le ranger au-dessus d’une

Armoire métallique

Vestiaire minuscule

Que tous nous partagions

Le gros était en train

De vider une bouteille

De JB qu’il avait

Planquée derrière des

Cartons - en fait non


J’voulais pas le ranger

Plutôt le fracasser de

Fatigue et d’énervement

Le remettre dans son

Emballage long comme

Un calvaire sans fin

Le genre qui ouvre

Une trappe sous vos pieds

Tout se dérobe on sent

Bien qu’un truc sérieux

Se passe : la vie

S’échappe en longues

Traînées de sueur

T’es qu’une roulure !”

C’est le gros qui s’allume


La bouteille à la main

Et son haleine d’alcool

A brûler - “Comment

Qu’on va nettoyer tout

Ca avant d’aller bosser ?”

A la lumière blême il

Etait encore plus cireux - le

Tube j’aurais pu tout aussi

Bien le fracasser sur sa

Tête - on devait la boire

Après le trimard sa bouteille

Trop d’alcool les gestes

Nerveux et ce corps qui

Se barre sous mes yeux

La santé qui se désintègre


Se brise sur le quotidien

Le clash - des heures

Brutales - après t’es plus

Rien - t’as changé après

Des fissures - ces mois

Pourris jusqu’à l’os

mardi 17 juin 2008

Troubled Waters


A ta jeune liberté

Déjà bien entamée

C’était le jour déboire

J’avais pas le sommeil

Facile tu vois - sans nuit

Tranquille et le jour jadis

Les dégaines à l’arrache

Qu’il passait en douce

Comme un sale voleur

Qu’il était - mon petit

Monstre de beauté et de

Charme létal - on attend

Des fleurs on a des averses

Et ça rend méconnaissable

Comme dirait l’impasse

Sous ta fenêtre trésor de mes

Rêves salopés - ma belle

Douleur - tu as l’instinct

Joueur - juste la dose qu’y

Convient - jamais trop mais

Assez pour l’aiguille ornée

D’un cyclone - y avait plus

Que des parfums un peu passés

Comme si la peau les refusait

Toute cette sollicitude tu vois

C’est trop mon chou - je suis

Bâti pour être taillé au burin

Taillé au burin : vas-y ma grande

Fais de moi ton putain de jouet

C’est comme ça que tu flaires

Ton prochain - shoote à l’aveugle

Ta lubie - furie qui se penche sur

Orphée - solide aux brusques pour

Mon salut - j’ai pas à me plaindre

Comme une de ces victimes - ah

Les douceurs infectes - ça me fout

Gravement la rage - la rage en trop

Celle qui revient si souvent

Par ici - dans ces parages meurtris

De ce côté-là je souffre mais c’est

Bon ces cons-là m’auront pas

J’en ai des renvois que j’écrase

A mort les vaches - tu vois ça

Tient - c’est pas grave c’est pas

Grave - à l’épreuve des bombes

Je suis taillé - encore tout debout

Et putain j’y mets le paquet

Jusqu’au bouquet final - le lien

Entre le démon de sa race et le

Prince des poètes - faut que je cours

Plus vite que toi mon héroïque

Colline à la terre vieillie - comme je

T’aime comme je te vomis...

We must get to the root of the

Trouble - Tu t’répètes mais c’est

Débité - combien qu’y manque ?

Combien qu’y m’reste ? C’est quand

Qu’ça va sonner ? We must get to the

Root of the trouble...