mercredi 12 septembre 2007

Mortel Sea Land



Un filin une caisse se balance

De la terre ferme au pont d’un navire

Arrache à ce dock un conteneur Maersk

Roule sur les sols stoned du port

L’esprit rapide brusque le plongeon

Stone dead raide mort ce soir

Au matin dans la cabine humide


Fauteuil skaï défoncé imitant

Le confort d’un ciel euphorisant

Euphoric sky à ce point qu’il

Crame les pinces du spreader

Du crack napalmise du crack napalmise

La vue de ton palonnier éclate

Eclate les premières manutentions


Evil spirit sur les docks au petit matin

A wave of bitterness qu’on écarte

L’esprit malin sur les commandes

Entre le quai et le pont du cargo

Métier de chien riche en paradis

En rivets en écrous en délais maniaques

Freintes de mer et déperditions


Brillant dans les flaques d’un bronze

Coupable la voie d’une libération

Qui pourrait bien être mortelle

Mortelle la libération ! La part de soi

Qu’on porte comme un thème central

La part de toi qui se balance dans le vide

Et le bruit de la passerelle et le bruit


Obsessionnel les roues sur la pluie

Empiler des caisses sur des caisses

Obsession géométrique t’es fait comme

Un quotidien interminable un oeil

Autorisé à s’éblouir entre deux tractions

Frissons tremblements querelles

Sur les docks battement et télescopage


Tournent au-dessus des caisses brisées

Pour une nuit de corail quelques miettes...

Bloody moonlight


mardi 11 septembre 2007

Wild Beast


Des taches d’encre un fil conducteur

Une bière des Winston Lights

Un sosie malveillant qui arme

Mon esprit se lance sur l’opinion

Des vies et des fins

Au commencement défunt

Il n’y a que des rames de métro

Imaginaires et souterraines


Des lignes sur les axes et des

Horaires de départ et d’arrivée

Toute une vie battue par les minutes

Les arrêts et les corps mal armés

Contre les heures filantes comme

Des flashs d’information continue

Don’t be so long suffering

Où dois-je me rendre pour cela ?


Où dois-je descendre exactement

Pour absorber les chocs l’écho

Les radiations d’un voyage solitaire

Au plus près des ombres ?

Seulement accompagné par l’état

Comateux d’une voix toujours

La même qui coule des édifices

Un liquide sur les derniers enduits


Glaçures incrustations non lissées

Lentement rayent les carrosseries

Comme si elles se vengeaient

Au passage elles seront encore

Là renouvelées par des mains

Nouvelles aux doigts jaunis (déjà)

Cela ne prendra pas longtemps

Cela ne sera pas long avant qu’elles


Empoignent le noir de fumée noir

Thermique sous les couleurs laquées

Suprématie d’un genre dangereux

Essaie encore d’y croire après ça

Malgré les flashs et les parterres entre

Les annonces et les city shops

Essaie encore à la fin tu seras sauvé

Même si les promesses n’engagent que...


vendredi 7 septembre 2007

Jesus and Mary

(Quand on est trop raides)


Je vais t’indiquer l’adresse

D’une bonne thérapie sucrée

Psychocandy une prostituée

Le chemin le plus dur quelle pente !

C’est avec elle qu’on se roule

Dans la fange quand on est trop

Raides frein à main bloqué


Le goût de Cindy à côté

Le vin c’est de l’eau bénite

Une saveur de miel et de fruits

Rouges des fraises des cerises

Ce que tu verras ce sont les

Habitants des races et des langues

A la queue comme tout le monde


Elle apparaît puis disparaît

Aussi ponctuelle et régulière

Qu’on peut l'espérer jamais

Elle ne manque aux appels des

Infidèles et des nouveaux qu’elle

Embrasse comme les anciens

La femme est assise sur une bombe


La haine viscérale des fidèles des élus

Psychocandy ils connaissent pas

Même s’ils ne rêvent que d’un truc

La déshabiller y foutre le feu

Et la dévorer Rue Borda

Mission accomplie pour les appelés

Et la femme que tu auras vue ne sera plus


Qu’un tas de flammes sur un lit

Fumant les flammes d’un monde

Corrompu entaché de vices et de

Sons saturés à la Jesus and Mary

Chain mauvaises nouvelles pour

Les rations quotidiennes de Psycho

Candy : elles seront interdites


Les paroles accomplies

Quelles conneries...

Elle a très mal pris la nouvelle

De l'Apocalypse 17

Barbed Wire


Encore des heures dans la rage

A écouter des harmoniques

Riches et puissantes pour

M’en sortir la tête dans un

Mur d’amplis un mur d’amplis


Regarde les voitures brillantes

Au loin des éclisses et des rails

La ville allongée sensuelle et parfaite

Los Angeles en petit modèle réduit

Tu reviendras on revient toujours


Tu me disais que le temps finirait

Par changer en anglais au futur

There will be a break in the

Weather tomorrow tu disais

Désolé mais non je n’ai rien vu


Venir par la mer ni pluie ni orage

Que dalle toujours un soleil écrasant

C’est pas normal un tel éclat

Qui modèle l’horizon presque mou

Il flotte sous mes yeux la paupière


Droite écrasée comme l’orbite

Ne se tient plus du tout part à la dérive

Quand même je suis soulagé

A la place un vide une envie

De marcher de boire et de vivre


Une autre cigarette un autre jour

Un jour de plus un jour de moins

Un jour entouré d’un fil métallique

Wire ! Wire ! Wire !

Des cisailles pour le couper


Et des heures dégagées autant

De moments à tirer les ficelles

D’un jour à blanc des blancs à

Remplir de rage et de colères

Hivernales étranges et fragiles


Pull the wires

De l’électricité de la rage

DE LA RAGE A BLANC !

jeudi 6 septembre 2007

Break Key


Des goélands sur la ville

Ils déchirent un ciel bleu

Qui se nuance à l’orange

Touche d’interruption...

Le temps va changer demain

Il tourne à la rupture


Deux par deux les oiseaux

Foncent escadrille

Inconsolable dans le bûcher

Ils ont raison d’être

Fiers ignorant des poisons

Travellers aux dérapages


Contrôlés dans l’acidcore

Une musique abstraite quand

Ils ne sont plus que

Des points dans le glacial

Bleu et orange aux marges

Entre apaisement et mélancolie


Ils ne choisissent pas

Comme d’autres le font sans

Discernement ni riposte

Le temps va changer demain

L’étendue se gangrène

Déjà l’odeur de la pluie


Colore l’échappée de

Marques rouge clair et

S’étire comme une étoffe

Tissu aux mailles défaites

Et rouillées et noircies

Encore plus à l’Ouest


Dommage que tu ne sois

Plus là pour foncer dans

Le sursis à la carnation

Maladive pleine de classe

Ils n’ont pas peur des districts

Sinistrés et férins


I’m just a bird of passage...

It’s only too late


mardi 4 septembre 2007

Dans Ta Face

(Apocalypse 18)


Hé mec ! Tu dors ou bien ?


Je ne rêve que de ça figures-toi

Dormir enfin...

Je paierais le Diable pour

Quelques heures tous feux éteints

Ouais...Ras le bol d’entendre

Du matin au soir

Elle est tombée elle est tombée

La Grande Cité

Qu’elle soit devenue un foutu

Repaire de Démons

Passe encore hein !

Dealers putes objets d’ivoire

Sont notre nirvana avec l’ivresse

Ça ne date pas d’aujourd’hui

Une grosse pierre jetée dans la rade

Plouf ! Une énorme vague

Et on s’écriera : Oh merde !

Malheur ! Malheur !

Détruite en une heure

Comme c’est écrit noir sur blanc

Sur du papier bible

On appelle cela la justice

Et moi un massacre

T’imagines un peu le topo :

Plus de rock plus d’alcool

Plus de bars plus de guitares

On n’entendra plus paraît-il

Que le bruit de la meule

La nuit sera vraiment noire

Plus d’enseignes lumineuses

Le couvre-feu parce que

Toutes les limites ont été

Franchies selon ceux d’en haut

Quoi ? On a tapé sur le plafond ?

On a écouté la musique trop fort ?

La mort la famine le deuil

La prochaine fois on fera gaffe

Au puissants voisins qui jouent

De la meule comme Hendrix

De la Stratocaster


La vache...verses-moi un double...

lundi 3 septembre 2007

Tuer à Brest


J’aimerais visiter un bâtiment muet

Dans lequel pourrait se déployer

Une collection de nuages

Des nuages massifs fanés ou argile


Un bâtiment aux parois céladon

Permettant les évasions invisibles

Dans la grandeur de l’automne

Le timbre rauque de Kristin Hersh


Un lieu chrysocale en état d’urgence

Contre la pression indigente plus forte

Que jamais sur les épaules de l’attention

Comme un caisson hyperbare


Le mal pour le mal : tuer les surplus

S’en priver s’en priver de la profusion

Introuvable en chair et en os

Et aller à toute biture dans le bâtiment


Le type main sur la crosse

N’est pas ce que vous croyez

Il ne supprime que de sales vagues

A l’âme à l’humeur noire


Que voulez-vous y’a des jours

Où le chagrin passe la digue

Tout dans la gueule : plus d’entraves

A l’excès plus de brise-lames


La gueule dans le compromis

Tout le monde n’est pas Stevens

Alors je construis à l’instant

Un espace transitoire comme je peux


Avec des passagers déphasés

Engloutis pareils à ces mondes

Assassins morts de leurs propres

Injures tatouées sur des toiles


Des nuages vert-gris attachés

Comme des papillons noirs

Aux parois rabattues d’un

Souffle vital qui vous provoque :


Shitface !