mercredi 8 avril 2026

Recouvrir (2)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On donnait parfois
le sentiment diffus
de se noyer. Sans l’
intervention cristalline
d’un regard, que plus 
rien n’éclaire.  Le refus
de soi devenait comme
un saut dans l’infini.

Cette chose accidentelle
avec laquelle on survit.

Corps subtil, son arbitraire
dans la chute. On se relève,
miroir des plaies, ce n’est
rien, des entraves, un
soleil pâlissant, à la
chaleur dérobée. A
prévoir sa courte entrevue.

Ce que les heures ne
parviennent plus…

Toile de fond tout
juste, elle s’étend
à se perdre  en horizon
séduisant. Très haut,
délaisse et passe…

On donnait parfois
le sentiment fatigué
d’une impasse. Sans
le moindre retour
inespéré

mardi 7 avril 2026

Recouvrir

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A savoir le plus

Important, entière-

Ment reconstruire,

Entièrement…On

Voit bien qu’il s’agit

D’un signal, le dernier

Sans doute…Quand

Tu viens me rejoindre -

En prévision d’un si

Long voyage. Des plus

Clairs arrachements

Aux désirs déployés,

Ces lieux profonds

Qui pourtant nous

Éclairent -

Qui pourtant nous

Apprennent de nos

Aveux, de nos

Renoncements passés,

De l’eau de pluie

Recueillie, perdue.

Puis enfin conservée

Au creux de mes mains.

Sur mon visage,

M’apprenant tes

Musiques, celles

Qui t’enveloppent,

Tes mains posées.

On ne disparaît plus

Tout-à-fait, luisants

De sueur, comme

Un supplice, le plus

Beau, nous délivre -

vendredi 3 avril 2026

Art Sensoriel

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La force dépouillée
Sortant de 
L’affrontement

De ces paysages
Découpés 

Rudes combats
Intérieurs

Taillés dans les
Insomnies

Jusqu’aux formes
Du jour

Cette transparence
Intangible
D’un blanc

Que l’on voit
Se répandre 

Glisser d’un
Morceau de soi

Au frontières
Des corps


mercredi 1 avril 2026

Tableau Feu

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une façon aussi
De refléter le noir

Tourner vers
Ce qui relève

Traces de suie
Grignotant
Même les murs

Alors qu’au matin
On laisse éclater
Les feux 

Ce tableau qui
Nous expose

Et nous élève

Cette écriture
Au miroir que 
L’on décèle


mardi 31 mars 2026

Monde Sensible





 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dira-t-on
Que cela 
Nous porte

L’enchantement
Dure encore

Ou s’écrase

On se blesse
A mort

Pour cacher
Le silence

Récusant
La pudeur

Et le désir
De poursuivre

Le souffle
De l’indifférence

Remplacé
Par le vent

Qui donne
Vie à ces rues

lundi 30 mars 2026

La Figure

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au gré de
Ce vent

Que l’on 
Ne cesse
D’observer

Ce chaos
Intime
Maîtrisé

Que l’on
Ne cesse
D’écrire

L’embrasement
De ces doutes

Traces fugaces
D’une cité
Intérieure

Dont il reste
Ces mutations

Nouvelles voies
Nouvelles rues

Corps édifiant
Son silence

Dans la grâce
De l’apaisement 

mercredi 25 mars 2026

La Fracture Racée

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souples et nerveuses
Architectures
Mentales 

Qui se posent
Sur le corps
Délité 

Ces jeux trop
Pastels que l’on
Voit se déployer

Forces nouvelles
De l’aube

Que l’on prend
Pour ce qu’elles
Ne sont pas

Espace occulté
De nos rêves
Évanouis 

Alors que
Ce regard est
Déjà création

mardi 24 mars 2026

Tentation Défaite

 



 

 

 

 

 

 

 

Beauté de ce minuit
De sa lenteur exquise

Son rivage éloignant
Les flèches lourdes
Du jour

Les suffocations
Qui embrasent
L’esprit

Alors que se
Répand
Dans les rues
Closes et les
Façades trouées

Le désir
De reprendre
Le silence

D’entrer à 
Nouveau dans

Ce miroir
Sans tain


lundi 23 mars 2026

Caeruleus

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’à l’odeur
Perdue de la terre

De ces trottoirs
Qui tombent dans
Le vide

Puis ce vertige
Maritime 

Orgie de
Couleurs fortes 

Violence sacrée
D’un paysage 

Que l’on retrouve

Esquisse égarée
Qui nous rattrape

Hanté par ce 
Bleu 

vendredi 20 mars 2026

Branches

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les branches cassées
Qui suivent l’hiver

Puis le désir
Qui suit la
Détresse

La survie qui
Nous précède

Sculptant dans
Nos fibres la
Présence 

A ce monde

Où le crépitement
Des quartiers

Nous rappelle
Au feu 

Ce corps qui brûle
En rayonnant 

Et qui déjoue 
Les pistes

De peur et de vie 


mercredi 18 mars 2026

Sérielle

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Du fond des
Horizons bleutés
Il reste peu d’eau

Pour nos soifs

Et ces désirs
D’échapper

Aux boucles d’
Un esprit qui
Se referme

Reste la silhouette
Urbaine qui résiste

Au monde fragile
Et endormi

Les rives de cette
Musique sérielle
Qui nous guide

mardi 17 mars 2026

Ce Présent




 

 

 

 

 

 

 

 

 

A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de ces
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes – 
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans 
le blanc d’une
sortie - d’où 
émerge un appel 
nu – le seul à 
savoir -

lundi 16 mars 2026

Préludant

 image

 

 


La vision 
Obsédante

De ce monde
Préludant le

Futur profond

Où se dissolvent
Les couleurs
Argileuses

De nos blessures

Les formes
Géométriques

Des âmes
Rencontrées

Douceur de 
Ces peaux

De ces regards

Jamais oubliés 

Quand les années
Raturent à vide 






vendredi 13 mars 2026

Incarnate

 image

 

A cette notion d’un
temps, par les détails
arrêté… Ce bain de
multitudes … Dont
on est privé puis dans
lequel on replonge
comme guéri, sans 
la mesure des plaies.

Solide cage de laquelle
on s’échappe…Que l’
on rejoint contraint et
forcé… Dans la rage,
étincelle de la force
qui fut. Déversée dans
les artères d’une cité
monstre, enchaînant les
regards, comme les
adresses anciennes. 

Celles que l’on ne
dévoile pas. Elles n’
ont plus l’étrange 
incarnation d’une
trace sur un plan…

Comme la veine 
principale si souvent
descendue. 

jeudi 12 mars 2026

Solace

 image

 

 

Sur le bord des autres
rives c’est un jour
promis, tout juste
remis de sa défaite.

Tour à tour séduit
par son état puis
effrayé comme si la
mort l’avait coiffé.

Depuis c’est en suivant
cet amour profond,
ce désespoir utile, qu’il
navigue, de lèvres
écloses en plaies
ouvertes. Comme
l’on rentre dans un
corps, au seuil d’un
jour toujours
endolori. On s’y
fait. On se fait à
tout. Au soleil
trop haut, aux rues
ternes, aux douleurs
comme aux éclats.

Dans ce lieu si
loin d’un abîme.


mercredi 11 mars 2026

To Land

 image

 


Nos affinités électives,
les ombres à battre,

nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre.  Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…

C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes  cèdent
sous la volupté unique…

Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.


mardi 10 mars 2026

Rivages

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,

Ce littoral que tu aimes
tellement.  Ces rives,
si proches…Si loin. 

Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.

Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une. 

A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.

Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.


lundi 9 mars 2026

Le Pas

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -

se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -

s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -

je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -

 

vendredi 6 mars 2026

Le geste de la Main

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce

Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité

Toute entière
Dans ce feu

De quel geste
Son repentir 
Sur la peau
Sommes-nous 
Les vies

D’aller et venir 
En nos êtres profonds
Ombres douces 

Qui s’unissent là 
Sur un mur 

L’humble humeur 
De notre feu

De cet office 
Que l’on célèbre

Guidés par de pures 
Et simples aumônes 
De nous-mêmes

Quelque chose comme 
Cette lumière 

Pôle affranchi 
Des sommeils 
En péril

Cet éveil enfin
Dans l’irradiance 
De la chair 


jeudi 5 mars 2026

Littoral

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où l’on jette
Ce qui reste 
De ces routes
Calcinées

De ces veines
Fatiguées

Pour celles qui
Nous portent

Doucement aux
Pointes d’une terre

Où tremble
La nuit l’écho
Maritime

Et les discrets
Passages de
L’insomnie

mercredi 4 mars 2026

Bleu Rade


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pareille à la chair
Les soupirs
affleurent 

Sur une mer
Dormante

Solitude bleue
Que l’on observe
Et prend pour soi

Qu’une ville
Évanouie suffit
A remplir

L’oubli fermé
Par ce cadre blanc

Et les contours
D’une présence

A sa grâce
L’honneur
D’un paysage
Inouï

mardi 3 mars 2026

Transmission

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les figures
Troublantes
De l’harmonie 

L’état réduit
A sa fuite

Avant de rejoindre
Cette zone baignant

Dans le soleil

Si proche des
Visages et 
Des corps 

De ces nerveuses
Constructions

Qui disent  
L’angoisse
Évaporée 

Figuration
Émue de nos
Blessures





lundi 2 mars 2026

La Source

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les derniers
Mot relevés

Qui n’aspirent
Qu’à la preuve

De cette grâce

Le soin de choisir

D’échapper à ce
Trouble

Faute de ces
Paroles absentes

Que l’on devine
Derrière les enduits

Perception défaite

Et toujours
Recommencée

D’une présence
Devenue ciel


vendredi 27 février 2026

Sine Nomine

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perdant l'équilibre
Ces voix de l'éther

On se retient
Au garde-fou

Ça inspire 
Le sort

Ce visage
Plein de calme

Missa sine nomine

Que l'on écoute
La vie renaissante

Sur les bords
D'une rivière
Urbaine

D'un corps 
Reprenant
Doucement
L'ascension 

jeudi 26 février 2026

En Soi

 


 



 

Se démettre
De son oubli

De cette révolte
Au fil des rages

Constellées
D’espoirs et
De coups

Suivant rue
Après rue

Toujours le
Même regard

La liquidation
Toujours qui
Se poursuit

Des ombres 
Mauvaises

Pour le clair
Et suave
Chemin

De la paix

mercredi 25 février 2026

Nuances

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces jeux de lignes
Que l’on trace 

Que l’on suit
D’une main

Caresses 
Inquiètes

Pleines de
Ces lumières
Intérieures

D’ombres 
Traversées

Jusqu’aux
Frontières 
Fragiles 

Périphéries
D’une écriture
Éblouie

Qui passe d’un
Ciel à l’autre

Dans l’équilibre
Instable de
Ces couleurs



mardi 24 février 2026

Variation sur une photographie (1)

 

Peut être une image de brouillard et gratte-ciel

 

Jusqu’à l’impur
De ces doutes 


L’étrange voix
Presque étouffée 


Taillés dans la brume
Et son solide mystère 


Quelques immeubles
Transpercent l’invisible 


Comme des corps animés
Des présences écartées 


Fragile vision d’une
Chair mise à nu 


Aux tremblements
Délicats d’un paysage
Redécouvert


Photographie : © Mona PREMEL

lundi 23 février 2026

Piste

 image

 

Un jour
La piste
Aboutie

A ce corps
Désertique

Rêve de 
Monde
Englouti

Couché dans
Les bruyères
Citadines

Pour supporter
L'éblouissement

Perdu dans 
Ses pensées

Cramponnées
A la vie

Celles qui 
Baignent les
Pupilles



vendredi 20 février 2026

Place

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lumière 
Justement

Et rien d’autre

Comme arrachée

A ces plis
Et replis

Le tissus
Profond
Du monde

La chair
Des choses

Et le cœur
D’une entente

D’un silence
Minéral 

Remplacé
Par la douceur
D’une place

Retrouvée 






jeudi 19 février 2026

Alentour et Passé

 Peut être une image en noir et blanc

 

Sur qui planait
Le silence

Sans mélodie
Pour le sertir

Ce monde familier
De l'effacement

Puis le calme 
Des eaux en crue

Quelques mots
Sortant de ma bouche

Quelques mots de
Peine  autrefois
Pleines d'ombres

Un brin d'une présence

Que j’avale pour
Comprendre d’où
Vient cet ultime
Coup du sort

Le produit d'un ciel
Alentour et passé

mercredi 18 février 2026

Ville Mutée

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’épuisement
Des possibles

Loin de ces
Tonalités

Pour ce regard
Tonal – cette
Main tendue

Et ce lieu
Attaché à
Ses pas

Marche sérielle
Et pensées comme
Une suite

Pleine de ces
Danses intérieures

Et de ces tensions
Nouvelles 

Aux airs de
Résolutions 

mardi 17 février 2026

Etre Simplement





 

 

 

 

 

 

 

 

Des premiers mots
Aux derniers

De cette couleur
Posée là 

Aux noirs chemins
Que l’on emprunte
Parfois

Dans l’ignorance
De ce que l’on
Imprime

Dans l’oraison
De sa présence

Et des voix
Environnantes

On atteint 
Le cœur de
Son ombre

Ce dessin projeté
Sur un trottoir

Impossible 
A conserver


lundi 16 février 2026

De l'art avec elle

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’en restituer
La présence

Pour en découdre
Avec le noir

Nuancé d’accords
De couleurs plus
Vives

Rade et son corps
Glorieux sous
L’éclairage

De sa grande
Pureté formelle

Au temps
De la mort

D’une subtile
Densité

Et pacifiée

vendredi 13 février 2026

Savoir

 image

 

Ni sans doute
Sur les cœurs

Cette décharge
Initiale qui parcourt
L'existence
Comme un fil

Ni règne
Ni possession
Sur autrui

Juste ce battement
Qui poursuit sa route
Et donne le rythme

Et parfois le désir
D'être et de ressentir

Assis sur les toits
L'image d'une
Église dorée

Qui nous arrache
Au vide

Pour l'échange

Et ce visage
Déposé



jeudi 12 février 2026

Uni

Peut être une image de horizon, crépuscule et nuage

 

Ce visage uni
Gagnant l’orée
Du jour

Toujours noué
Aux déchirures
De la nuit

Ce déluge intérieur
Aux premiers éclats

Ces routes sauvages
Empruntées

Puis la douceur
In fine 

Devenue le refuge

Soif recomposée
D’une autre grâce

D’un autre jour

Et ses lieux 
Balayés par
Les vents bleus

 

mardi 10 février 2026

La Place

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu importait
Que ce mal
Eût gagné

Ça devait 
Rester ancré

Pulsations
Du cœur

Qui se lève
Et décline
Et revient

Élargir sa place

Cette place qui
Ne cesse de grandir

Accueillir
Aimer

S'incliner

Puis ouvrir
A nouveau

Ces transports
En soi

Transports de
Soi qui s'imposent

Rien n'est domicile
Mais tout est adresse

Repères et caresses
Que l'on délivre

Pour se délivrer 

lundi 9 février 2026

La Manière de Brûler

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’état mélancolique
Ce triste foyer

Champ de bataille
Éteint où seules
Les ruines 
Subsistent

De l’atypie 
Déployée 
Jusqu’aux
Seuils de la
Survie

Il ne reste
Que les mots
Calcinés 

Cet art de 
La cité en
Mémoire 
Des larmes

Trop intérieures
Pour réduire 
L’état restreint

Cette part lumineuse
Qui s'étend enfin

vendredi 6 février 2026

Substance

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S’ouvre à l’instant
Le soleil par les fentes

Le terme d’une saison
Les feuilles mortes
Dans la clarté

S’ouvrent alors
Ces mains pleines
De grâce 

Que l’on attrape
Dans un souffle

Enveloppe de 
Douceur
Apaisante

Et de peurs baignées
Dans l’oubli 

La substance
En somme de
Nos blessures
Traînées sous
Le jour 

jeudi 5 février 2026

Pluie

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que l’on fait
Sous la pluie
Incessante

Puis ciel
Rendu à 
Son charme

Cet apaisement
Soudain qui se
Lit sur les façades

Reflets d’hiver
Mais mordorés

Manière de 
Caresser 
Doucement

L’esquisse
D’un geste
Sensuel

Porté sur 
Le déluge

Choc ardent
Qui ouvre
Le temple

lundi 2 février 2026

L'image

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Desserrer 
Toujours
L’étreinte 

Le geste et
Sa parole
Écrite

Cet appel d’un
Inconscient 
Que l’on traduit

Comme essence
De tous bouquets

Théâtre de l’âme
Et du corps enseveli

Qui se remet 
En marche

D’un jardin
D’hiver aux
Larges voies

Baignées de
Lumière 

vendredi 30 janvier 2026

Condition

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De guerre lasse
aux croisements 
découverts, tissus
relevés sur la
volonté de mourir
dans la lumière.

Plutôt qu’envahi par
un noir sujet. Le 
sang des injures,
sur ma vaine colère, je
le préfère en moi. 

Le mélanger au mien
n’écoutant plus
aucune supplication, ni 
ténèbres enfouies.

Lors même que les parcours,
l’essence de cette
matière charnelle 
resplendissent
au matin, blanc
lactescent. Ces
passages couverts
sillons quotidiens 
et leurs successions
de reflets ne sont
pas l’apparence mais

bien le cœur de
cette œuvre en
cours. 

jeudi 29 janvier 2026

Transport(s) 4





 

 

 

 

 

 

 

 

Autant de signes
Pour une révélation

Cette poétique 
Et ses couleurs
Qui nous lient

Ce regard apaisé
Le corps délié

Là où dialoguent
Nos contraires

La ville tendre
Et tenace

Ses rues douces 
Et tendues 

Nos pas sensibles
Et pensés

Déchiffrent
L’ambiguïté

Des ténèbres et
De l’incandescence








 

mercredi 28 janvier 2026

Transport(s) 3

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hors de l’histoire
Et dans son cœur

Où tout étincelle
Et trace un récit

Du sommeil emporté
Par la pensée

Presque abîmé 
Jusqu’au jour

Des heures volées
A la mémoire

Tenant l’ardeur
Des artères au pied
Des tours

Pour preuves
D’une existence
Où l’angoisse
Devient désir


mardi 27 janvier 2026

Transport(s) 2

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela vous tombe dessus
Comme on se met à nu

La présence faramineuse
De ces poussières de silence

Bribes d’un autre monde
D’une autre vie

Ce que l’on plie
A l’imaginaire

De cités mouvantes
Toutes entières dans
Les flux 

Échappés de nos
Pénombres

Avant le terminus

Dans l’espace
Enivrant de nos
Souffles échangés 

vendredi 23 janvier 2026

Transformation

 image

 

Ce qui résiste
A l’obscurité

L’écho et sa
Patience

Ce qui réprime
Les tremblements

Ces marques
Que l’on écrit

Quand le temps
Se resserre au fil
De rues si larges

De nouvelles
Insomnies

Aux airs de
Refuge 

jeudi 22 janvier 2026

Suki

  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut rendre
Les tensions

A la lisière
De ces mondes

Cette volupté
Singulière

Son irruption
Dans notre
Marche 

L’équilibre
Précaire de 
Ces pas

Ces bouts d’
Universels 
Laissés derrière
Soi 

Comme on
Respire l’air
De cette ville
Suspendue

Ce que nous 
Avons perdu

Ces textures
Et ressentis

Nous reviennent
En langage et corps



mercredi 21 janvier 2026

Sentiments

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux avant-postes
De ce monde
Écartelé

Quand de nuit
Le regard se perd

Sur les toits de silence
La soif encore indicible

Toute caresse flotte
En suspension

Trahison soyeuse
Que l’on touche
D’un doigt 

Presque effleurant
Jamais implorant

Débordant d’une
Triste sensualité

De ces lumières
Nocturnes aux 
Allures de corps
Enlacés

Ce tragique de
L’absence

Qu’il faut voir
Comme un mystère

 

mardi 20 janvier 2026

Désormais

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fragment du
Monde arraché

Au silence
Minéral des
Remparts

Où sous 
L’apparente
Austérité

Circulent le
Sable et les
Cendres

Les plis d’une
Éternité et de
La douceur
Approchée 

Les secrets
Que l’on 
Garde

Replié dans le
Murmure 

jeudi 15 janvier 2026

Quête

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce grand rêve intérieur
Que l’on éclaire si peu

Données sensibles
D’un monde en soi

Devenant la pure
Page blanche 

Où les signes
S’accumulent

Autant de secrets
Qu’il faut dompter

De plans qu’il
Faut déplier

Le même au-delà
Qu’une adresse
A trouver 

Qu’une âme  
A enflammer

mercredi 14 janvier 2026

L'expérience

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernières balises
Avant de regarder
Au fond de soi

Ces terres à se rendre

Sous la transparence
D’un ciel toujours
A retrouver

L’esquisse d’une
Ombre portée

Sur un trottoir

Le regard attaché
A ses réseaux et
Secrets

Comme on traduit
Du silence ce qui
Nous emporte