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Je ne sais
Quel espace
Cette chair
Envahir
Quelle rue
Déchirée
Encore traverser
Regarder
La clarté déserte
S’y fondre
Voir la foule
Naufrage
L’espoir
Cruel
Son écume
Inconnue
Vaincre ce corps
Séparé de sa nudité
Ce contenu jeté
A la ville lasse
De son repos
Délaissant la fin
Jetant les reproches
Et l’amer sommeil
Cette âme greffée
Sur la mort
Le seul voyage
Étrange
Comme un nouveau
Paysage que l’on voit
Apparaître
Ce parfum de tristesse
Comme un don de la nuit
Les heures profondes
Y songent et oublient
Comme au vain souffle
Un jour jusqu’au matin
Qui cessa d’exister
Ce très naturel décès
Aurait pu l’emporter
La dernière minute
Achevée dans l’aube
L’instant eut cet égard
L’élégance sans fard
De blêmir avant de fuir
Ce qui me hante encore
Je l’emprisonne toujours
Comme un démon endormi
Pénétrant les ténèbres
Ce parcours du regard
Sur tout ce qui semble
Perdu
Pense à ce qui fut
La nuit dehors
Et ce blanc saccagé
Ma ville-coma
Lieux-vides et
Voile désespéré
Dans cet air
Que l’on fend
Le regard posé
Sur tout ce qui
Sera
Vers l’intérieur
Des motifs
Que l’on porte
Vers la ville
Qui s’écoule
Comme une lumière
Qui se répand
La vue promise
Aussitôt disparu
Vers l’intérieur
Des motifs
Que l’on écrit
Comme cette rue
Où le soleil s’écrase
Aveuglante
Rapatrié
De l’oubli
Tu laisses
Des choses
Un genre
De drame
Dans l’ombre
Comme une ville
Décapitée
Encore enlacée
Dans ses rêves
Ces mots errants
Dans la mort
A bout de bras
Les jours et les nuits
A peine audibles
C’était parcourir
La mélancolie
Avant de s’en passer
De préférer le temps
Cette heure qui s’écoule
Une ombre promise
Cet écrit éternisé
Que l’on creuse
Le cœur que l’on avait
Perspective insensée
Ressurgi du plus
Profond de soi