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A la hauteur
D'une main
Son air farouche
L’image d'un crime
Cette peau
Sur laquelle
Se sont écrits
Tous les chemins
Et sur laquelle
La nuit descend
Sa mémoire en
Vision disparue
A sa décharge
Il y a ces clartés
Qui déchirent parfois
Le noir d'orages
Des moments
Sans partage
Que l'on peine
A regarder
Alors que l'on
S’exile là
A fleur de
Ces mois auparavant
Que l'on pourrait
Haïr pour ça
Ces mois méticuleux
Dans leur volonté
Acharnée
Qui posent nus
Impudiques et trop fiers
Ils sortent avec
Des lames de rasoir
Et se dissipent dans
Les rues
Abandonnant
Des morceaux
D’eux-mêmes
Des rires et des larmes
Longtemps ils
Ne m'ont pas
Quitté des yeux
Lacérant ce qui
Faisaient de nous
La jeunesse et
L’oubli immédiat
De tout
Avant que ne
Se dépose
Sur ce monde
Une vaste traîne
Qui nous dévaste
Et protège
Si j'ose dire
La même histoire
Des faits rapportés
La figure de
L’événement
Son plus grand
Chagrin ici relaté
C'est la force
Du langage
Sa crainte et
Son aspect parfois
Funeste
Le corps défendant
Qui s'interdit
Toujours
Les coups défendus
Et l’attirance
Pour ce vide
Entre les lignes
Je voulais garder
J'ai abordé
Des souvenirs
Je voulais devenir
Ce qui revient
A renoncer
Ensuite consciemment
Comme on retourne
Une caméra sur soi
J'ai regardé mon
Ignorance
Et cette idée
Permet de comprendre
Jamais de savoir
Il se passe
Beaucoup de
Choses
Des noires et
Des claires
Des évidences et
Des silences
Qui s’installent
En soi
Ce qui revient
A dire sans
Parler
On parlait
De nos paysages
Mentaux
De nos paysages
Tristes
Des circonstances
De la vie
Autant parler
D'affirmations
Dépressives
De cette mort
Que l'on réfute
Contre l'évidence
Simple question
De survie
On parlait de
Ces monuments
De ces deuils en
Choses hyper
Douloureuses
En objets
Comme des restes
Chus et pathétiques
Un poème
Sans fin
Que l'on entretient
En soufflant sur
Des braises
Que l'on abandonne
Comme ça
A jamais habité
Que l'on rallume
Quotidiennement
A défaut de mourir
A qui l'on donne
Souvenirs et
Trésors
Puis cauchemars
Et visions
Comme l'angoisse
Énorme et
Le geste serein
Un poème
Sans fin
Que l'on présente
Ainsi à défaut
De combler
Nos déserts
Restons sur
Les battements
Ils sont tous
Bons à prendre
Jusqu’à l’excès
Ils sont même
Un plaisir
Coupable
Comme un pacte
Que l'on refuse
De rompre
Tout entier repris
Épris de cet air
Que l'on respire
De ces rues
Que l’on dévore
Des yeux
Genre de requiem
De promenade
Intérieure
Foutue d'avance
Mais que l'on
Saisit sur le champ
Ce temps noirci
Comme des pages