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Contre nous
L'abîme
S'en nourrir
Un temps
Seule demeure
Humaine
Pour ce laps
Ce qui ressemblait
A la beauté parfaite
De l'anéantissement
N’était que la
Recherche épuisante
D'une fin
Cette pierre que
L'on prend
Dans la gueule
Trop de mots
Rodés comme
Autant de blessures
Beaucoup plus loin
Que la mort
Finalement
Il y a
Bien sûr
La rage
De l'expression
Ces mots
Comme des
Constats d’échec
Qui se dressent
Comme ça
Comme des boucliers
Il y a ces lueurs
Soudaines
Que l'on couvre
La nuit de nos draps
De ta main
Tu les retires
Parfois
Ton corps
Mouvant
Qui se tourne
Brusquement
Refusant
De tomber
Dans une vallée
D'ombre
Impossible
De détourner
La main
De ta nudité
Cette âme qui
Pêche qui
Se livre à
L'iniquité
Ce que je
Désire ainsi
Est comme ce
Cœur nouveau
Juste toi
Et moi peut-être
Si tu me l'offres
Que tu prononces
Cette complainte
Au milieu de la nuit
Elle me dévore
Et me conduit
A ce trouble
Les prémices
De ce don
Sors les effets
De voyage et
De jour
Et pars comme
Les exilés
Comme on
Suit les ordonnances
Que l'on recueille
Des pays à peine
Imaginaires
Des villes peuplées
De visions contrariées
Ou pleines de
Lumière
De pièges
Entre les mains
Qui consolent
Et qui tuent
Ce n'est pas
Sans raison
Que les transgressions
Sont oubliées
De la splendeur
De la gloire
De l’éternel
Rien que le
Bruit des ailes
Ce peu d'importance
Que rien ne retient
Pas même
Cette peau des
Ténèbres
Qui ne sait
Que mourir
Elle revient pourtant
D'entre les morts
Et hurle que si la
Ville est une chaudière
Nous sommes la
Viande – ce truc
D'Ezéchiel
Alors la splendeur
La gloire et le reste
Ne font que brûler
Ce peu
De chair
Qui nous
Protège
Comme un
Fragile souvenir
Qui s’exécute
En toi
Tu y loges
Une part du temps -
Enfermant l'ombre
Et la peine -
Si profondément
Étourdie
Qu'elle semble
Morte
La douleur
Ou l’oubli
La fureur sur
Eux ne sert à rien
On y mêle juste
Nos tremblants
Désirs
Il y a
Le deuil
Rempart
Qui pourra
Guérir
Nous guérir
Des oracles
Trompeurs
Le genre qui
Promet
De détruire
En un instant
Nos plus beaux
Désastres
Ils n'auront plus
Leur demeure
Dans nos rêves
Impurs
Alors que nos
Regards se portent
Vers les épuisements
Notre peau
En est brûlante
Par l'ardeur
De la fin