vendredi 4 avril 2008

Mémoire Fantôme


Le truc qui flotte avec

Cette mobilité inquiète

Un peu fébrile donc

Le truc qui flotte et te

Hante c’est ta mémoire

Comme des paillettes d’or

Dans un liquide visqueux

Elle sont minuscules mais

On ne voit qu’elles - la ville


C’est pareil - allez savoir

Mais je ne vois qu’elles à la

Sortie - je les suis ou je les

Ignore mais elles se déplacent

Quand même - elles tombent

Près de moi - font des marques

Un peu partout - uniquement

Quand j’ai déconné merde souviens-

Toi ! Déjà mince comme une


Feuille je continue à fondre

Une putain de lame de couteau

Elles ont cet aspect la couleur

Des conneries - je regrette

Ce penchant malheureux

Qui ne cesse de s’aggraver

Reviens sur terre cesse de

Laisser trop de place au

Vide - elle finira par t’avoir


La ville fantôme qui se dépose

Sur tes circuits imprimés et dessine

Une carte avec un trou au milieu

Et tu persistes sur le fil du rasoir

Dans l’ingratitude et le danger

Disposé à t’envoyer une bonne

Raclée - sentir le sol sous tes pas

C’est bien aussi - que la colère

Lance ses flammes urbaines


Une bonne fois pour toute

Et puis qu’elles aillent danser

Autour d’un autre - j’en ai

Assez vu - la corrosion

Ne m’épargne plus

jeudi 3 avril 2008

Miss The Boat


J’ai raté mon entrée

Manqué la réplique

Perdu mon tour - je ne

Suis pas sûr que l’on

Remarque mon absence

Je l’ai manquée - raté mes

Répliques - ces répliques

Ces phrases toutes faites

Ne doivent rien au hasard

Tout au destin


A cet Harrap’s posé

Sur l’étagère - ce voyage

En Grande-Bretagne - tu ne

Sais pas ce que tu rates

Oh que si...comme ce

Plat sous-vide qui explose

Dans le four à l’heure

Du repas parce que je

Pensais ailleurs comme

Toujours à l’heure du repas


Tu n’es qu’un incapable

Un usurpateur ou perdu

Dans un site devenu ta

Raison - elle se nourrit

De ma gêne - avec ça

Je ne suis pas très à

L’aise - je me calme sur

Le vin - du vin blanc

Mais rien n’y fait je l’ai

Manquée je ne décroche pas


Avec le téléphone non plus

Je ne suis pas très à l’aise

La musique est trop forte

Et couvre les basses

De ce qui s’écoule et

S’arrête au feu rouge

Toi tu ne loupes rien

Rien ne t’échappe

Les aliments sur le

Gaz ou les pillages


En règle - se baisser

Recueillir et mettre

Bout à bout : il se

Peut que ce soit aussi

Facile - pour le reste

Ça m’échappe

I’ve missed my turn

I’ve missed my turn...

mercredi 2 avril 2008

Light Flare 46


Ces chroniques visuelles les virées
Dans les rues la gravité sur les murs
Sur les quais dans les têtes
Tous les paradoxes à venir
Les jours sensuels et troubles
Pour noyer les malentendus
Don't worry il y a encore...

Loose Living


Considérant la vérité

C’est-à-dire l’impossible

Boucler cette boucle

Et partir - l’os rongé par

La city - la cité des démons

Avec ses clochers modernes

Et ses bars de nuit


Surtout ses bars de nuit

La porte rouge et le granit

Rugueux - tenir bon depuis

Les premières gifles quand à

Demi nu - les côtes vulnérables

Il croyait possible - mais pas long-

Temps - de tenir ses positions


C’était la forêt de pins le sol

Comme une moquette - c’était

Même pas le bon temps - ça ne

L’est toujours pas - mais il y a

L’alcool et les bars de nuit

Don’t worry - don’t worry

Il y a l’alcool et les bars de nuit


Pour noyer les fautes diluer

Les étapes - donner du sens à

Tout ça - ce qu’on éprouve

D’abord et très vite la solitude

La goûter puis l’apprécier à défaut

D’autre chose - puisqu’elle est

Comme l’air puisqu’elle est


Comme l’eau et qu’elle ouvre

Toutes les portes - surtout celles

Que l’on pensait verrouillées...

Ce regard noyé de lassitude

Don’t worry don’t worry little

Brother...il y a encore l’alcool et

Les bars de nuit - les mauvaises vies


Ces chroniques visuelles les virées

Dans les rues la gravité sur les murs

Sur les quais dans les têtes

Tous les paradoxes à venir

Les jours sensuels et troubles

Pour noyer les malentendus

Don’t worry il y a encore...



mardi 1 avril 2008

What’s Eating You?


Les lacets des Doc

Qui traînent avec une

Belle négligence

Et le cuir noir signé des

Pas et des chocs contre la

Chaussée - ce verre qu’il

Doit à quelqu’un du côté...

Lequel déjà ?


Non - pense-t-il - l’horizon

Est trop noir de ce côté-ci

L’écume de l’aiguille il

Connaît et comment !

Pas par là mon grand

Dans quelle direction la rue

Un tapis qui se retire comme

Une grande marée si loin


Qu’elle découvre des terres

Inconnues - humides déjà

Traversées par Jack Spicer

Ne plus savoir se diriger

Ne plus savoir se diriger

Dans sa propre ville

Et tendre les mains vers

Cette fille perdue sous


La pluie - plus illuminée

Que tous les types à qui il

Doit quelque chose un verre

Ou plus : du fric - dans une

Vitrine il voit écrit PARKING

A l’envers - du fric par terre

Les problèmes financiers : ne pas

En avoir c’est comme savoir


Se diriger dans sa propre

Ville - dans sa propre vie

To be on easy street...

Tous ces types à qui il doit

Les ombres...pas un seul euro

De plus pour toi - ta peau sera

Ramassée au milieu de la rue

Comme celle d’un chien renversé...



lundi 31 mars 2008

Shortest Way


Une Ville Sans Nom 57
Mise en ligne par YK.2

Pour tous l'innocence
Le vertige des mortels
Des mortels - je n'embrasse
Pas mec - ne te présente pas
Après ce qui vient de se
Passer - le pistolet tourné
Sur le rien - les seins qui
Dansent - ces moments
Etranges - les nuits bordées
De secrets - je titube en me
Retournant - on échange nos
Vies chargées - d'une seule
Traite on chancelle - on
Chancelle...

Fear Seized Her


Je n’embrasse pas

Je n’embrasse pas

Je n’embrasse pas

Des moments particuliers

Etranges dans les hôtels

Qui ressemblent à l’amour

De loin - passent et tuent les

Temps de l’innocente - une

Tête de mort sous un linceul

Le seul qui enchante ces nuits

Se fermant sur un tas d’orgueil

Pour tous l’innocence - elle joue

Sa partition - envoie sa valse les seins

Nus - les seins nus - my head is reeling

La tête lui tourne aussi comme ce

Monde à l’envers - ces hôtels à donner

Le vertige - le vertige des mortels

Des mortels - je n’embrasse pas mec

Ne te présente pas - après ce qui vient

Ce qui vient de se passer - c’est mon

Secret - le secret des solitudes - le

Pistolet tourné sur le rien - les seins

Qui dansent - ces moments étranges

Les nuits bordées de secrets - je titube

En me retournant sur l’enfant - où

Est-il ? Où est-elle ? On échange

Nos vies chargées - d’une seule

Traite on chancelle on chancelle

Ne cherche pas à me revoir si

Tôt - le matin est un nouveau

Départ chargé d’apparences - ces

Lumières un collier de perles

La blancheur la nacre des heures

Toutes neuves - le soir attend

Sur les messageries - les messages

Etranges bordés de nacre et d’ambre

Les doigts brûlés de ces billets

L’argent liquide coule pour les saintes

Les hôtels où les têtes se tournent...

Je n’embrasse pas

Je n’embrasse pas

Je n’embrasse pas...