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Elles s’étirent
Contre la mer
Entre deux
Bâtiments
À travers la
Ville mouvante
Et ses vagues
D’ombres
Les bras perdus
Dans le vide
Sans rompre
L’harmonie
D’un lieu précipité
Dans l’avenir
Reste des formes
Et des carcasses
Une prison et
Des Lions
Bientôt tombés
Du toit
Les griffes dans
La poussière
De travaux
Gigantesques
Reste notre
Présence
Bizarrement
Tenue par les
Nuées d’oiseaux
Là serait l’horizon
Trait bleu sur ligne
Blanche dessinée
Par les immeubles
Là serait la perte
Immense d’une cité
Submergée par ses
Propres désirs
Réduite à ce vertige
Du merle blanc
Et à tant d’autres
Sources bues trop
Vite par le ciel
Avant de retomber
Ivre de sa lumière
Un genre de toute
Puissance
Ou de réverbération
Trop intense
Pour un photo
Sensible
Comme une couronne
Consolatrice
Qui ne répond
Rien au murmure
Citadin
Tout ce qui
Nous attend
Que l’on devine
À travers la pierre
Avant qu’un coup
De vent nocturne
Ne vienne la renverser
Emportée par une
Vague
Sur laquelle le corps
Cale son rythme
Renversé au trottoir
Contre ce paysage
Altéré
Plus qu’une ombre
Projetée
Sur un ciel
Tout jaune
Chargé de roses
Des sables
Tous ces paysages
Déferlent au fur
Et à mesure
Au fil des voix
Et des rêves
Soulevant des ciels
Et cette image
De la vie
Que l’on se fait
Pour survivre
Comme un fleuve
Vers la mer
Cisaillant
La terre et
Les forêts
Tu regardes
Ce cours comme
Un profond souvenir
Sa capture pour toujours
Et son retour du gouffre
Que l’on chasse
Tristement
Résonance
Dévorante
Que l’on fuit
Pour l’éblouissant
Caveau de la ville
Dans le flot
Incessant
Se lit la figure
Des arrachements
Violents
La violence
Du trafic et
Ses traces
Témoins
D’un réel
Qui ne cesse
De se mouvoir
Comme un auto-
Portrait tout
Fragmenté
Cet amour
Grave que l’on
Porte comme
Celui de la vie
Celle qui se brise
Comme on risque
Sa parole
Ce lieu qui reste
Pourtant avant
Tous les autres
Au milieu de ce temps
Alors que prend feu
L’aube si crue
Qu’elle en est
Aveuglante
On se forge au
Silence
Comme surpris
Par le retour
D’un été que l’on
Dit indien
Comme s’il était
Sur le chemin
De sa disparition
Nos liturgies sont ainsi
Des apparitions
Destinées à se faner
Ou à renaître
Comme démêlées
D’un long sommeil
Et d’un présent
Qui ne peut rien
Dire
Au seuil d’un brouillard
De chaleur
L’effacement
Qui resplendit
Au bord d’un fleuve
L’écho de son
Écoulement presque
Invisible
Pour nos baisers
De la promenade
Plantée
Survolant le vide
De ce qui deviendra
La ville-balcon
La frêle présence
D’un amour
Que rien n’arrête
En chemin
Ni la forme
D’un monde
En reconstruction
Ni le fond noir
D’un cours en
Furie