La ville est un fouet
Qui s’écrase
Sur ta poitrine
Elle emporte
Tes regards
Et pas mal
De larmes aussi
Elle tisse
Cette parole
En mode renversé
Et s’agite
Comme une ombre
En complaintes
Emportées
Des silences
La nuit qui
S’attachent
Au temps
Création Poétique
La ville est un fouet
Qui s’écrase
Sur ta poitrine
Elle emporte
Tes regards
Et pas mal
De larmes aussi
Elle tisse
Cette parole
En mode renversé
Et s’agite
Comme une ombre
En complaintes
Emportées
Des silences
La nuit qui
S’attachent
Au temps
Au-delà
De ce qu’on
Appelle Dieu
On lui laisse
La douleur
Le reflux
De la vie
Cette vie
Pour soi-même
Rêvant
Sans l’idéal
Ni l’espérance
Ni la pureté
On leur laisse
La douleur
Le reflux
De la vie
Attaché
A cet univers
Fini
A son terrible
Oubli
C’est aussi un chemin
Plus sûr que la peur
Enivré de silence
Suivant l’angoisse
Comme une étoile
Alors que nous
Sommes cernés
Par les adieux
Autant de balles
En plein cœur
Nous suivons
La voix du retour
Ce qui nous enserre
Comme la chair
L’âme et les os
Où finit
Cette illusion
Le monde ignoré
Les rêves du monde
De ce côté-ci
De la rue
Son départ
Au fond
De ma tête
Le mystère
De ces corps
Toutes ces vies
Sans métaphysique
Qui s’éternisent
Là
Dont les couleurs
Proviennent d’un ciel
Si beau dans son
Indifférence
Jusqu’à disparaître
De l’horizon
Transformé
En rêve noir
En souvenir
Abstrait
Une parole
Invisible
A l’image
De ce flux
Incessant
Qui rend
Périlleux
La traversée
Jusqu’à disparaître
De l’autre côté
Après avoir évité
Les pare-chocs
Oubliant
Les infinies
Précautions
Cette impression
De tout concentrer
Dans la marche
Au temps
Réfugié
Qui retombe
En miettes
Prenant la
Mesure terrible
De son aveuglement
Comme un renoncement
La chute d’un jour
Qui s’efface
Au profit
D’une course
Affligée
Sa repentance
Indigne
Qui ressemble
A la mort
Je la pleure
Mais ça ne sert
A rien
Je la serre
Mais ça ne sert
A rien
Je lui parle
Mais ça ne sert
A rien
Alors je l’écris
Encore et toujours
Je l’écris
Chaque jour
On en fait
La mort
Des rafales
De pluie
Qui transpercent
L’empire de la peur
Imbibée d’évitement
Comme le refus
De ces larmes violentes
On en fait
La mort
Des fins anonymes
Qui dansent
Sans même devenir
De simples souvenirs