jeudi 14 novembre 2019

Profondeur




















Cérémonie d’un jour
De sa vue introublée

Sur la ville et cette rue
Du Pont Louis-Philippe

La danse d’un corps

Le malaise de son
Principe littéraire

Que l’on proclame
Silencieusement

Des abîmes
Plein les yeux





mercredi 13 novembre 2019

Pareil Mot



















Tant de jours
Égaux au décor

L’absence à profusion
Il faut la dire toujours

La nuit défunte
Comme on la résume
A des feuillets numériques

Dans la sincérité

Ce monde à part soi
Que l’on confisque
Eloigne ou sublime

Envisageant toujours
L’heure inquiète
Et ces motifs
De disparition

Ils sont là
Inscrits
Au creux
De nos corps




mardi 12 novembre 2019

Lutte


















Dérobant jusqu’aux limites
Nos raisons d’être
Et ces liens

Ces liens défaits
Que l’on ne cesse
De sacrifier

Par quel secours
Et quel regard
On se retrouve ?

Se retrouver
Comme au
Jour premier

Dans cette lumière
Éclatante à devenir
Photosensible

Une plaque d’impression
Sur laquelle se grave
Ce que l’on ne veut plus

Voir


vendredi 8 novembre 2019

Réminiscence























Toujours aussi près
De ce froid de crypte

L’une de ces premières
Pages toujours écrites
Que l’on trace
Dans la solitude

Des sanglots
Parfois lumineux

Le front ombragé
Des immeubles

Ce déchirement
Et son ombre
Qui composent
Ces lignes

Comme le souffle
D’un vent trop fort






jeudi 7 novembre 2019

Des Fragments Contemporains


















Ce poème hors page
Inlassablement détaché
De la mort subie

Dans lequel
S’avance
Pas après pas
Cette impression
In memoriam

Comme un langage
Ce langage humain
En dépit de tout

Une tendre figure
Qui se fissure

Une esquisse
En forme de retrait
Gardienne de nos restes

En fait une guerre
Croisant au bord
De la mort imposée


mercredi 6 novembre 2019

Autour du Vide


















Mais tendre uniquement
Vers cet effort isolé

Ce défaut d’objet
Comme un édifice
De nuages

Que l’on construit
Qu’il faudra bien
Saisir

Ce passage
Qui nous hante
Que l’on mêle
Au naufrage

Et pour clore
Pareil tort
Arrêter le regard
Sur tes yeux


mardi 5 novembre 2019

Entrevue


















L’heure entrevue
Que l’on ne conçoit jamais
Comme la dernière
Brille de sa présence
Dépositaire sûrement
D’un monde passé

Comme le devoir
D’une mémoire
Volontairement
Débranchée

L’heure entrevue
Que l’on ne conçoit jamais
S’époumone sans raison
Hurlant quelque chose
Que l’on éteint toujours

Ne rien entendre
Jusqu’au blâme

Ce trop plein
De cachets
Pour échapper

A cet imaginaire
Bien trop réel

L’heure entrevue
Se colore de ça

D’un ouvrage
A peine ouverte