mardi 9 avril 2019

Tout Au Long

















Sur le visage
Une telle clarté
Qu’il pourrait
Remonter les ténèbres

Comme débarrassé
De toutes les souillures

Avec pourtant
Dans les yeux
Un reste
De brouillard
Que l’on traîne depuis

Depuis que l’aube
Ne chasse plus
Les peurs ancestrales

On ne se protège plus
De leurs rayons

On les absorbe

Leur venin
Est cette écriture

lundi 8 avril 2019

(Dé)Composition

















Dans le jour
Brillant du réveil
Les fissures
Apparaissent
Graduellement

Mangées par
Le silence encore
Humble du matin

Avant la guerre
Sans trêve

Cette matrice vorace
Qu’est l’histoire
Constamment
Démolie

Un éternel effort
Comme un accident
Ralenti à jamais

Et dont l’éclat
Fait feu sur
Le papier
Comme à
L’écran

vendredi 5 avril 2019

D’une Blessure


















Le regard s’y fond
Tout entier
C’est un choc
Que l’on observe
Et décrit
Inlassablement

Qui tourne en boucle
Où l’on perd ses forces

La rue s’y fond
Toute entière

C’est une plaie
Qui ronge en dedans
Entraînant avec elle

La misère et la mort
Forcément

Ce prix qui ne
Cesse de monter

En piétinant
Les éclaboussures
Que sont les mots





jeudi 4 avril 2019

Un Seul Volume



Tout ce brouillard
C’est une oraison
Que l’on dissipe

Comme une vision
Qui s’estompe
Jusqu’à s’évanouir

Il en reste
Au moins
Une étincelle

Un peu de mémoire
Que l’on s’empresse
De disperser

Pour soutenir
La vie et la vue
De ce pâle reflet

La source d’un oubli
De tous ces feuillets
Dont le poème est fait










mercredi 3 avril 2019

De cercle en cercle























D’intercepter
Le souvenir
De la substance
Obscure

Après avoir
Joui de son visage

Puis préférer
Le sentier uniforme

Avec moins
De colère

De cette éclipse-là

En reconnaître
Les limites

En connaître
Le premier jour
Puis le dernier

Du sommet
Jusqu’à lui





mardi 2 avril 2019

Hors de L’éternité

















La course est plus rapide

Le reste en second lieu
A contempler le désordre

Dans le ciel où
Nous sommes
C’est tout
Ce que les mortels
Peuvent en faire

Comme à travers
Le verre

Nul espace
De ce temps
Que l’on porte

Que l’on emporte
Avec soi

Sans connaître
Aucun répit

Ça resplendit
Si vite avant
De s’éteindre

La course est si rapide

Qu’elle finit
Par blesser

Avant même
De s'achever

lundi 1 avril 2019

Mouvement


















Le temps a bien
Des racines
Dans ces mots

Ce qu’ils contiennent
Ce qu’on en dit

La nature d’un monde
Immobile
Que l’on porte

Et qui dévore
Et gouverne

Le temps a bien
Ses racines
Dans ces luttes
Intérieures

Ce qu’elles contiennent
Ce qu’on en dit

La nature d’un monde
Immobile
Que l’on porte

Et qui dévore
Et gouverne