jeudi 13 septembre 2018

Torrent
























Avec la nuit
Et le sang
Que l'on organise
En poèmes

Une vaste effigie
Nerveuse
Découpée dans
La passion
Et les visions
Désordonnées
Qui se perdent
Dans l'angle d'ombre
De tes cuisses
Refermées

Là je laisse
L’entassement
De mes sombres
Horizons et
Même le verbe
Sanglant

Je cherche seulement
Le fleuve de
Sang qui remonte
Jusqu'au cœur

Peut-être l’orgie
Et son rythme
Haletant

Toutes les digues
Rompues


mercredi 12 septembre 2018

Tentation
























Tous ces liens
Entre les choses

Les mêmes paysages
Retenus
Les mêmes
Silhouettes
Aimées

Les mêmes ciels
Transparents
Qui ressemblent
A nos pressentiments

Des flammes cuivrées
Dans l'esprit
Qui écrasent
Les tempes

Avec la violence
Impassible
Des éléments naturels

Et cet âge
Qui se déploie
Comme des nerfs
A vif

On imagine alors
S'effacer de la vie
On pense à la peau
A ce corps entier
A ces frontières symboliques

On s'y enferme à nouveau

mardi 11 septembre 2018

La Vie et L'espace























La ville
Est exacte
Toujours transposée
Perdue dans
Le sentiment
Prosterné
Que l'on prend
Dans la gueule

Des places solitaires
Et des processions
Au milieu desquelles
On éparpille
Les éléments
D'un univers
Qui va mourir

Comme un
Grand décor
Miraculeux
Dans lequel
On baigne
La même puissance
Entraînante
Qui finira par

La ville
Est exacte
Son désir
Immortel
Qui trompe
Nos limites

lundi 10 septembre 2018

Lassitude Abandonnée


















Toutes les forces s'opposent
Et réclament leur dû
Le vent qui se lève
Nous libère
De cette guerre
Étrangère

Toutes ces défaites
Que l'on traîne
La vie qui passe
Nous entraîne
A périr

Toutes nos grâces
Animales nos gestes
Dispersés ne sont là
Que pour fuir
Le funèbre

Tous ces matins transparents
Nos grands paysages précieux
Nous préservent
De toutes ces
Possessions tragiques
Décharnées comme
Du bois mort


vendredi 7 septembre 2018

Le Tragique

















Pour effacer
La trace
De ce regard
Éméché
Ce regard
Retenu
Par la force
La seule
Qui vaille
La seule
Que l'on arrache
Pour qu'elle
Se déchire
Pour effacer
La trace
De ces risques
Meurtriers
Autant de lueurs
Et d'abîmes
Qui se dressent
Dans l'intime cité
Comme des lignes
Tendues et des
Marches écorchées
Que l'on supporte
Dans les nuances
D'une existence
Incertaine




jeudi 6 septembre 2018

Traversée






















Cet air lui-même
Se reflète sur
L’amas des façades
Et se perd
Dans l’enchaînement
Du rythme musical

La succession
De ces lignes
Blanches qui font
Comme une
Trame sinueuse

D'un même geste
On écarte la fatigue
Cet air lui-même
Se perd dans un
Nu encadré

On remonte
Ainsi cette rue
Son harmonie
Supérieure

On se perd
Dans la foule
La parenté
De ses formes
Avec la douleur

On la traverse
On lui cède nos
Rivages


mercredi 5 septembre 2018

S'atteindre




















On ne peut
S’empêcher
De saisir
Le temps
Sa peinture
Vertigineuse
Sa douleur
Et sa fièvre

Il éclate
A la même heure
La nuit ma peur épanouie
A côté de ta grâce altière
Mon allure prisonnière
Qui se tourne doucement
Vers toi
Pour m'en souvenir
Toujours

On ne peut
S'empêcher
De ressentir
Ce corps qui s’effrite

Sa terrible soif
Qui se tourne vers toi
Comme pour assouvir
Dans la pénombre
La mort
Simplement
Voluptueuse