mardi 14 août 2018

Mouvement

















Dans la lumière
Et le silence
Les mains croisées sur
Le temps 
La mort
Et les années 
Qui passent
Et se passeront
Sans

Doucement envahi
Par ces mots
Qui ne peuvent
Dire autre chose

 On en subit 
L’étreinte et 
Les gestes brûlants
On ose pourtant
Vivre avec

Fidèle à jamais
A ce drame
Sans l'histoire
Il est son âme
Et sa forme

lundi 13 août 2018

Douce-Amère


















Il ne fait pas
Bon se résigner

Plutôt vivre dans
Un hiver lucide

En dévorer les froids
Son réquisitoire
En forme de froides
Architectures
Qui ne font jamais
Oublier les coups

Si durs dans le soir
D'une vie
Comme en son cœur

A la façon
D'un art déplorable
Dans lequel
On plonge
Contraint et forcé

Avant d’en voir
L'infime beauté
Et rien d'autre

jeudi 9 août 2018

Etincelant





















Au fond
De la nuit
Le ciel chante
Sa plainte
Et se montre
Menaçant

A l’intérieur
C'est entendu
On pratique
Le calme inquiet

On se rappelle
L'enthousiasme
Trop vif d'une
Jeunesse qui a fini
Par pleurer sans cesse
Avant de guérir
De ses consignes
Absurdes

De furieux éclairs
Qui vont d'ici
A ce corps allongé




samedi 4 août 2018

Prière






















Je vous prie
De recueillir
Le souffle déformé
Son explication
Impossible
Sa guérison
Que l'on découvre
Par la pensée

Je vous prie
De compter
Les maladresses
De les maudire
Peut-être
De jeter les
Quelques paroles
Étranges

Je vous prie
De suivre les
Lignes de ces
Lèvres
De respirer
A peine


vendredi 3 août 2018

Son Prochain























Comme déshabitué
De la manne du ciel
De ces courses
Comme des emballements
De toutes ces choses
Que l'on voit sur
Les visages
Ceux que l’on voit
Dans ces nuées
Qui courent les rues

Comme lavé des erreurs
De leurs plaisirs invisibles
Qui ne cessent
De revenir
En écrits nouveaux
De se propager
A la place
Des cris anciens

Comme retranché
Totalement du passé
Qui se recommande
Seulement de ces
Nuances profondes
Que l'on observe
Sur les corps
Protégés par
Des lieux communs

lundi 30 juillet 2018

Redevenu



















A la hauteur
D'une main
Son air farouche
L’image d'un crime

Cette peau
Sur laquelle
Se sont écrits
Tous les chemins

Et sur laquelle
La nuit descend
Sa mémoire en
Vision disparue

A sa décharge
Il y a ces clartés
Qui déchirent parfois
Le noir d'orages

Des moments
Sans partage
Que l'on peine
A regarder

Alors que l'on
S’exile là
A fleur de


samedi 28 juillet 2018

Nuit Ensemble



















Ces mois auparavant
Que l'on pourrait
Haïr pour ça

Ces mois méticuleux
Dans leur volonté
Acharnée
Qui posent nus
Impudiques et trop fiers

Ils sortent avec
Des lames de rasoir
Et se dissipent dans
Les rues
Abandonnant
Des morceaux
D’eux-mêmes
Des rires et des larmes

Longtemps ils
Ne m'ont pas
Quitté des yeux

Lacérant ce qui
Faisaient de nous
La jeunesse et
L’oubli immédiat
De tout

Avant que ne
Se dépose 
Sur ce monde
Une vaste traîne
Qui nous dévaste
Et protège