lundi 11 septembre 2017

Délibéré
















Ce qui devient
De la maigreur
Indécente
La touche
Mystérieuse
Des vices d’autrefois

Et cette distance
Immense
Comme une
Conversion
De sentiments
Monstrueux

Ce moyen
D’épreuve
Douleur
Délicieuse
D’alcôve
Puis de trottoir

En lutte
Contre l’obscurité
Donc voué
À l’habit noir


vendredi 8 septembre 2017

Demeure

















Encore plus vain
De vouloir sur
Une autre rive
Revoir l’époque
Et son cortège
Héréditaire

Ça brûle la cervelle
Ça ne recule pas
Les bornes du réel

La cause est entendue
Jamais comprise
Elle plane toujours
Au-dessus des
Pudeurs élémentaires
Que l’on tient
Entre nos mains

Je marche plutôt
A tes cotés
L’unique souffle
Qui me repose






jeudi 7 septembre 2017

Une Page

















On traverse
Le froid silence
Les années que
L’on peine de
Quelques traits
A décrire

Irréprochables
Dans leur froideur
Pas de confidences
En forme d’inquisition
Mêlée d’ailleurs
Et de comptoirs

Plus de chemins vers
Plus de villes faussement
Endormies plus
D’actes proscrits

L’émotion grise
De la disgrâce
Ce fragile
Qui profère
Et délivre



mercredi 6 septembre 2017

Sans Appel





















Des précédents
Sur le cœur
Qui ressemblent  à
Des jardins
Surplombants

Décidément
Ne plus sentir
L’oppression
Ne va pas de soi

Juste le funeste
Retour du souvenir
Domestique

Un échantillon
De souffrance
Jeté au visage

Voilà tout
Ce que c’est

Des épigraphes
Sur le cœur
Qui ressemblent
À nos intentions


mardi 5 septembre 2017

Une Suite
















La tristesse n’aura
Jamais ta beauté
Je la vois venir
Parfois s’affirmer
Sa tête de mort
A mon doigt

Comme un mot
Vague qui porte
N’importe quoi
Et qui s’échoue nulle part

Ciel dégoûtant
De sa mélancolie
Son amour incorrigible
Des chutes
En somme
La promesse
Du crépuscule
Qui ne se
Rattache à rien

Sauf à l’ascendance
Peut-être

Je regarde ton
Cou sa parure
Je veux toujours
Retourner
A la vie



lundi 4 septembre 2017

Siècle






















Se dresse
Devant nous
Le siècle produit
Son mouvement
Jamais compris

Se dresse
Devant nous
Son sourire
Mouillé de larmes
Des phrases
Paralysées
Qui ne troublent
Plus la somnolence

Un siècle
Paraphrase
Du genre
Irritable

Ses morts
Toujours
Ressuscités
Jusqu’à la
Nausée 

vendredi 1 septembre 2017

Temps Profane






















Dans la proportion
De ce temps
Qui diminue
Chaque minute
Explose et signe
Comme le fait
Justement l’orage

Rien à consentir
De sagesse inutile
La douce violence
Ardente et subtile
S’immisce en
Oubli volontaire
Et provisoire

Elle n’efface pas
Les splendeurs
De l’aurore
C’est bien là
Son mystère