lundi 20 mars 2017

Those Present

















A chaque instant
l’on tresse des
paroles et des
silences – au monde
à soi aux autres -
sa fierté première
va comme vérité
de poussière aux
vents – le mérite
de sa douleur est
nul – peut-être
ton âme – les affres
éclatants de tes
questions – sont-
ils à même d’éteindre
cet ailleurs – de casser
ce mur aveugle – si
souvent nos
blessures se croisent
et s’ignorent – à l’orée
de nos peurs comme
de nos joies – sentiers
mouvants – villes
transparentes –
visages parsemés
de brisures ou
parés d’étoiles –
sans raison
apparente dans
le blanc d’une
sortie - d’où
émerge un appel
nu – le seul à
savoir -


vendredi 17 mars 2017

Maharal

















Des titres solitaires
En forme de désordre
Et d’illusion aussi
D’essence délétère

Au risque dehors
De faire silence
De proférer
Dans le vide
Et de s’enfouir
Bien avant l’heure

Alors qu’il faut
Jaillir d’un sol
Feuillage et sons
Puis la ville son
Ordre absolu et
S’y perdre

S’y penser
Invincible
Y mourir
Y renaître



jeudi 16 mars 2017

Mon Temps Défunt
















Aucune plainte
N’efface les circonstances
Comme ce lien
Courant sur
Ton dos

Le jour s’y dérobe
Et ses divergences
Y creusent de belles
Indifférences
Qui me piègent

Si près de la dispersion
Que je dois oublier
Sur ta peau

La saison d’un
Recommencement
Sa portée infiniment
Provisoire  que tu
Désignes comme
Un poids si lourd
À porter

Avant de m’apprendre
A le négliger






mercredi 15 mars 2017

Echo de Soi
















Cela hante
Pareil au soir
Déversé dans l’
Absence

L’ombre d’un
Geste et sa limite
Sur le mur

Elle s’imagine
Le jour jaillissant
Alors que le sang
N’a d’autre gloire
Que sa banale
Illumination

Comme un bruit
Déjà tombé
Pour intimer
Son effacement

Tout s’interrompt
Ainsi par l’
Inexpliqué
Notre insignifiance
Résumée comme ça


mardi 14 mars 2017

Les Intervalles
















Quand sur l’idéal
Nous portons ce
Regard nourri
De notre grâce

Tu sais cet
Arrière-goût
D’alcôve
Par la force
Un peu trompeuse
Que l’on agite
Pour disperser
Les paysages murés

Sur toutes les
Hauteurs que
L’on voit
Tous ces bruits
Qui deviennent
Des gouffres
Je me dis
Que les erreurs
D’autrefois
Servent notre
Cause



lundi 13 mars 2017

Limpide















Cela n’a d’expression
Que devant
Ton regard

Là que s’abolissent
Les signes évocateurs
De mon avantage vulgaire

Ce tacite concert
Son exécution chaque jour
Comme une présomption
Une prise de possession

Là que cette ligne finit
Qu’elle récuse l’injure
Et qu’elle s’aligne
Dans ta brisure

Sans plus recourir
Aux fragments d’une
Peur depuis trop
Longtemps acquise




vendredi 10 mars 2017

Compenser





















A la rigueur
Dans l’immortalité
Des pages – cette
Poésie inévitable
Comme compensation
Pour s’environner
D’incidents
Salvateurs

Et regagner
Le chemin
Sans compter

Les renoncements
Laissés derrière
Comme présomptions
Abandonnées