jeudi 9 février 2017

Veine Vision





















Ce qui
Est sûr
Vers le passé
Sa perte pure

S’y dissolvent
Des heures
Convoitées
Ou craintes
Des minuits
Foutus en l’air
Des jours aimantés
Au silence
Disparus dans
La brume

Ivre voire davantage
Simple transfuge
D’un mal farouche
Ou le mal lui-même
Va savoir

Sans que m’
Effleure le vent
Du Ponant ou
Celui de Paris
Comme un pécule
Perdu
Ainsi vont
Les pages
Des paysages
Leur adieu total 

mercredi 8 février 2017

Passing Note
















Se reflète au cœur
le geste que l’on
s’apprête à.
Celui qui nous
transcende nous
expose à jamais.
Celui qui lève l’
incertitude du
chemin, cet instant
de passage que nous
sommes, dont nous
gardons mot à mot
le goût la couleur.
L’impression
limpide, ancestrale
comme un évangile
redécouvert. Pour
une autre part
retrouvée, tenant
la lumière en son
for. L’avancée des
ombres, et toutes
ces choses, comme
la façade sculptée
d’un immeuble
délaissé pour ta
nature.


mardi 7 février 2017
















Dans cet aspect
Douloureux
L’apparition
De ce qui restera
A jamais
Étranger
La voix
Annonciatrice
D’une assignation
Tournée vers
Le devenir

lundi 6 février 2017

Son Pur

















Des pas dans la rue
Un peu comme
Sur une corde tendue

Dégagé d’une
Chute - le mal
Abjuré

En matière
D’oraison
Et d’effusions
Discernables

Irruption de
La mégapole -
Sa présence salutaire

Rupture nécessaire
Avec l’origine

Et malgré la
Fatigue
Regarder le
Fatidique de
Plus en plus
Distant


vendredi 3 février 2017

Survie Confuse




















Sitôt recommencer
Quand le danger
Gagne d’un cran

Accepter  la menace
Son ouvrage écrit
Et s’évanouir vestige

Après avoir vaincu
La lumière jetée
Demandé en vain
Le retour d’une
Figure sereine

Ce trop brutal
Etat dans lequel
On se perd

Comme image
Une sauvegarde
Son éclat décoratif

A la façon d’un
Trépas empreint
D’invulnérable


jeudi 2 février 2017

Suggérée















Je venais de
Retrouver
Ce récit

Cet art
En miettes
Qui consiste
A parler de la
Ville de son
Couronnement

Son ordre absolu
Sa destruction
Permanente

Toi tu es
Feuillage
Et sons
Ma flamme
Renaissante
Venant d’
Un hasard

Avec lenteur
Tout énoncer
Comme marche
Le temps





mercredi 1 février 2017

Partisans

















Proclamant
Une présence
Une impression
De beauté

Ce paysage
Intérieur
Son trait
Capital
Qui persiste

Construit
Pour penser
Analogue 
A la mort

Comme qui
Dirait un
Elan morbide

Tant de ces
Figures infâmes
S’y morfondent
Avec leurs
Chimères et
Leurs sortilèges

On l’énonce ici
On outrepasse
On évoque des
Ombres exprès
Sans dosage
A présent
Quitte à flotter
Imprudemment

Pour regagner
Encore et
Toujours notre
Souffle