vendredi 11 novembre 2016

L'apparent














Et tout semble
Coupable

Est-ce toi
Qui vit en moi ?

Nous avons dans
L’esprit encore
Tous nos chemins

Nous pensons l’être
Ignoble – on ne l’évite
Pas – nous voyons
Éternellement revenir
Des maux sans limite

Et tout semble
Coupable

Est-ce moi
Qui me disperse
En débris entre
Tes mains ?

Nous sommes
Le calme apparent
Rien de plus
Dangereux


jeudi 10 novembre 2016

Sur Des Ruines





















Sous le ciel noir
On est perdus
On va de la terre
Au cimetière

Ivres de mort
Sûrement

Sinon comment
Comprendre
Cette froide
Aspiration
Adossée au
Mur d’une ville
Totale

Que l’on
S’obstine à voir
Sinistre et froide
Comme un linceul

Elle ne l’est pas
Elle est seulement
La nuit immense




mercredi 9 novembre 2016

Mon Infini















Vers ton ciel
Et son infini
Silence
Et ses flots de
Lumière
L’ouverture
Du jour
Toujours
Recommencé
Qui s’avance
Doucement
Vers mes
Lèvres
C’est comme
Un secret qui
S’offre à moi
Qui se répand et
Inonde ma chair
En veine infinie
Tu coules ainsi
Puissante et
Trouble


mardi 8 novembre 2016

Sans Fin Rattrapé



















Ce que je tiens
Dans mes bras
Ce n’est pas le
Refuge de
Ma solitude
Ni même l’
Espérance de
Mon désir
C’est bien autre chose

C’est mon cœur
Qui sombrait

C’est la nuit
Qui s’écroulait

C’est un corps
Qui tombait
Par terre

C’est un corps
Qui tombait
Par terre
Et qui se
Retrouve en
Possession
D’un trésor

Le devoir alors
De ne plus se
Souvenir de
Ces douleurs
Mortes et enterrées

Ce que je tiens
Dans mes bras
M’emporte
Si loin d’elles



lundi 7 novembre 2016

Passerelle















Aux profondeurs
De ce monde
Son attrait
Magnétique

Celui d’un pâle
Visage faiblement
Éclairé lorsqu’il
Regarde la rue

Sa douleur
Éternelle
Celle qui devrait
Réunir mais qui
Frappe contre
L’idéal

Au lieu de
T’effrayer tu
Maintiens le temps
Perdu

L’avènement de son
Empire - cet
Adversaire infatigable
Trouve ainsi sa
Consolation

vendredi 4 novembre 2016

Insaisissables




















Ces Fantômes que
Nous croyons
Et qui paraissent
Radieux
Sont des êtres bénis

Parfois le parfum
Coupable de notre
Présence

Des fantômes se
Couchant comme
Envoyés dans
L’ivresse et qui
Effleurent à peine
La clarté sereine
De tes doigts

Puis ils partent
Dans nos ombres 

jeudi 3 novembre 2016

Echappée
















D’abord les enlever
Sans bruit
Et pouvoir plus
Vite se sauver
De La pesanteur

Ensuite retenir
Par une boucle
Ce qui te couvre
Encore

Bientôt s’approcher
De la terre qui se plisse
Te voilà dépouillée
Interdite et
Consacrée

Cette langue-là
Celle que  je parle
Où se fixe toute
La lumière en
Un seul endroit
Est la tienne