jeudi 20 octobre 2016

La Mort S'effondre
















Dévorant nos
Erreurs l’ouragan
Ses décombres
Nous délivrant de
La captivité
De ces vieux démons
Comme des
Barreaux sciés
Je caresse ton silence
Je me penche sur
Tous ces rêves qui
Jalonnent nos
Années
Certains sont
Devenus des crimes
D’autres sont nus
Et se déplacent dans
La nuit
Je me livre moi
À ton châtiment
Sublime
Et l’adieu lointain
N’est plus qu’un
Doux frémissement


mercredi 19 octobre 2016

L'Etre
















Sais-tu pourquoi
Tout ce qui emporte
Est si violent ?
Sais-tu que la
Douceur rachète
Tout même le néant
Même si elle
S’évapore comme le reste
Pourtant elle est notre or
Bien plus encore
Que ces prières censées
Nous sauver
Nous sommes un peu
Ces ténèbres
Un hymne à la
Disparition qui
Peut être belle
C’est là cette illusion
Vivante ce prodigieux
Réveil après les
Pleurs nocturnes
Dont la bruine
Remplit toujours
Nos regards
Une eau qui s’offre
A nous pour nos
Marches avec
Fin



mardi 18 octobre 2016

No Wave (2012)






















Pas la peine d’insister,
de se faire mal encore
et toujours, de chercher
dans ses yeux une
lueur à comprendre.
Il était ce bloc, et
sa descente de mauvais
conseil. C’était la règle,
ne rien voir ne rien
dire. C’était terrible,
mais c’était comme ça.
Qu’ai-je encore à
récolter, à part des
cris sourds. Des coups
dans le vide. Des trucs
renversés. Que l’on tente
mine de rien de semer,
peut-être de marche
en marche. Eblouis
par des rayons froids,
un sort à tes yeux
inconnu désormais.
Un sort jeté sans
ménagement. « Il
ne faut pas faire de
bruit »...


dimanche 16 octobre 2016

Périphérie





















Au regard de
L’esprit dévoré
Par de noirs festins
Où se dissolvent
Les jours et l’assouvi
Rien ne caresse
Ces rivages
Et  ne se promène
Sur le front cité

Cette blanche inconnue
Dont on devine
Qu’elle est ceinte
D’une tempête
Comme une
Banlieue sans
Nombre



vendredi 14 octobre 2016

Debout Douloureux
















Il semble à
Celui qui sous
Le poids de sa
Destruction
Ne cède pas
Que ce temps lugubre
N’est pas le martyre
Ni même la mort

Si bien que la nuit
N’est plus
Linceul
Pas davantage le
Seuil d’une prison

Vêtu de sa fin
Du firmament
Qui ressemble à
La volonté
Forge mentale
C’est le vaincu
Qui renverse tout

Choisir l’assaut de
Son propre corps
La grandeur sereine
D’un sort toujours
Éloigné 

jeudi 13 octobre 2016

L’aube à Nous

















Ce monde intérieur
Où  tout se
Désagrège
Que l’on nomme
Défaite ou
Victoire c’est
Selon
Donne une sorte
De connaissance
De tous les infinis
Ou plutôt  de tous
Les impossibles
Et dans cette ascension
Un peu absurde
C’est l’ombre en
Tremblant qui
Devrait nous éclairer
Et sans fin nous indiquer
Au lieu d’une adresse
L’effacement qui
Jette mille éclats
Au ciel

mercredi 12 octobre 2016

Passage

















Probablement
Le silence est
Le seul élément
Qui tombe
Comme un signe
D’adieu

Qui glisse de rue
En rue comme
Une anomalie

Cette apparence que
L’on consulte d’un
Bref coup d’œil
Comme pour s’en
Défaire sans
Rien laisser trans-
Paraître

Pas même les
Événements les
Plus tragiques
Au point parfois
De les oublier

Je suis seul
Je glisse à mon
Tour
J’esquisse un
Sourire
Je n’ai plus peur

Tu es prêt de moi
Je n’ai plus mal
Je marche au
Milieu de ma
Perte