mercredi 9 décembre 2015

Distant Shores





















Tu es ce courant
Qui m’emporte
De ce pâle éclat...
Loin de ces manques
De cette machine
Infernale, qui sans
Prévenir...Une
Invite à la suivre
Dans son décor de
Pierre. Contre la
Foule, ces gens
Debout...Semi-
Pénombre avant l’
Extinction définitive.
Puis en se tenant
Par la taille, cette
Vie entre des lignes,
Comme en vertu
D’un commun
Devenir....A ses
Rivages brûlants
A ses pensées
Loin d’ombres
Malfaisantes,
De ces visages fatigués
Ou abîmés par....Pour
Mettre en place ce
Monde irrigué par
D’autres liens...

mardi 8 décembre 2015

Futur Antérieur
















Je ne préfère pas
je ne contourne pas
cette grande part
d’imprévu je crois
que l’on peut parler
de noyade et du
sentiment bizarre
de plonger peu à peu
dans la mer c’est une
image un ressenti
mais je remonte à la
surface je remonte
toujours à la surface
parce qu’il y a tes
rives et le soleil
doux et froid de
l’hiver et la ville
une existence
qui se crée ou
plutôt qui renaît
toujours


vendredi 4 décembre 2015




















Ton corps poli par
Des mains qui se
Voudraient dévorées
Par l'être intense

Ce goût des mots
Brûlants jamais
Plus désespérés


Mon excès que tu
Sais arrondir

Empreinte





















Un genre d’empreinte
sur le corps – jusqu’à
la perte – et qui
s’énonce aussi

j’aime le goût salé
de cette présence
qui se veut incertaine
parfois fuyante

qui me sauve pourtant
de l’essoufflement

ce temps caressé
qui apaise le mal
celui côtoyant l’
abîme

mais c’est toi
et tu glisses
pareille aux
minutes qui
s’égrènent

ou comme un liquide
qui refuse de s’
écouler

un genre d’empreinte
sur mon corps
qui me reste à
jamais

jeudi 3 décembre 2015

Incompréhension





















Ce n’est rien
qu’un flash
désagréable

quelque chose qui
se détache de
l’essentiel
ou qui fait
souffrir quelques
secondes

on s’en détache
on retrouve la
vision

on se dit que
ça n’attaque pas le
corps encore
moins l’esprit

et ça ne vaut pas
de perdre tout le
reste

ce tissu des gestes
doux 

mercredi 2 décembre 2015

Pearlsescent

















Tout porte à croire
que ces profonds
décors où sont les
plus précieux de
mes serments sont
comme un doux ciel
nacré. Celui que l’on
attend, à l’horizon
plus clair, sa soudaine
lumière qui nous
arrose. Ce convoi
furieux, puissant,
qui s’effondre parfois
dans la douceur. Jetant
tout au bout soleil
empourpré, d’avant
la tempête. D’une
terre ployant sous le
poids de l’attente,
je penserai souvent
à cette blancheur de
nacre...Ma vie, toutes
les rues, toutes les
villes sont là.

mardi 1 décembre 2015

Intimité
















Toujours on entre
en intimité, par des
gestes doux et autorisés.

On s’y  tient on y meurt,
alors on se couche
contre le corps
aimé.

On y confond
la vie le trépas,

on pourrait
toucher son cœur.