mardi 15 septembre 2015

Achevé






















Mon calme chagrin s’éteint
et vient cette existence
les torts affreux que je ne
tiens pas toujours à distance
mon avalanche – ce passé
dans le cœur bien arrimé -

Te voici qui me regarde
et mes abîmes sourds
s’éloignent
le misérable suspens n’est
rien face à toi
Littéralement je t’aime

jeudi 10 septembre 2015

Imbalance





















En visite guidée au
cœur, en plein…Avec
un vieil Echoboy, short-
wave, dans le genre de
ces pages d’accueil qui
finissent par exploser.
Avec  pour maintenance
ce vivre avec, à moins que.
Dans une autre, un or
fondu, comme dissimulé
par terre, comme on
attend au cours d’
une errance, bien plus
immobile qu’elle ne
semble.  Entre les portes,
les porches, les suspensions.
Alors que l’on traverse
la douleur jusqu’au soir
parfois, et même plus
tard. En visite seulement,
toujours en visite. Un
nuage orange sous les
yeux. Paysage supporté,
le son déchiré au niveau
des tempes. En plus
violent, alors c’est obligé,
soupir après soupir, et
plus sombre aussi.
« Où que vous soyez »…
On se trouve en déséqui-
libre.


mardi 8 septembre 2015

Anyway

















Ne souffrant plus pour
un silence. Parmi tous
ceux réfléchis. On dirait
l'ébauche d'un manuscrit.

Demain la véritable
projection...The real
reason for...

Toujours à son point
sanguinaire
à décliner lentement
de lieux satellites
en manière d’être.


lundi 7 septembre 2015

Alme Émoi
















Notre âme lasse
le coeur gros
délicate attention
d'une vie qui n'est pas -

Mais l'instant battu
ne dit rien du tourment
délicieux de tes ouvrages -

Il ne faut pas d'autre musique
il me faut ton souffle
dompteur d'un soleil
qui se meurt -

Mais encore si loin
de sa fuite résignée
je ne sais quel miracle
s'est produit -

Il brille et brillera
et jonchera ton passage
d'éclats lumineux -

Peu à peu c'est bien
la mort qui se dérobe
et moi qui m'accroche -

Ivre de te chérir


vendredi 4 septembre 2015

Cantique





















Roule dans la nuit
défie les ombres
agite tes lèvres
pour dire ton nom -
parce qu’il y a sans
doute en toi les
étourdissements
passés – ceux
qui l’enterre
prononce pour toi
ces mots si rares
à même d’éradiquer
les histoires des siècles
qui pèsent tant
sur ta conscience
précieuse – cette
saveur de tombeau
que l’on te remet
toujours en bouche -
va vers la lumière
qui s’offre à toi –
n’entends plus
les reproches
d’un ciel compté

jeudi 3 septembre 2015

Naked





















De la chambre où j’
enlace ton souffle
mon soleil assombri –

de tes pensées
inaccessibles je me
couvre – l’essentiel
de toi m’est sans
doute inconnu –

je guette parfois tes
silences ou tes
gestes qui se perdent
dans l’espace du
sommeil – mon
incendie c’est bien
peu ce que je suis

j’aurai pour toi ce
visage fait pour la
vie



mardi 1 septembre 2015

Virage


















Au virage jusqu’à
perdre tous les
repères – entendre
un cri souverain
comme une lame de
fond – quand on
pourrait croire à
l’infini – ce bitume
a fini par se dresser
comme un mur

la mémoire devient
le mal ressenti

jusqu’à perdre
le sentiment d’une
aube – sa renaissance
pour un mot de travers
sa trajectoire déviée

tout devient lueur
humaine – chair
de hasard – ciel
à tout venant

l’amour de tes bras
à ma survie me
frappe doucement
et me réveille