jeudi 11 septembre 2014

L'Ascendance



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 










Au décours de la lune
après l’ascendance
et son intrigue, après
sa gloire, et son déclin
que l’on voit de si près
que l’on voit de trop près -


la fiève était ma chute
la perte ce quotidien


chaque jour érodé
et plus rapide que
l’ancien - chaque jour
plus mécanique que
ton fait antérieur -


sur le bord citérieur
de la conscience -
la conjuration puis la
prière comme des
manoeuvres -


la fièvre était ma chute
la perte ce quotidien


chaque jour rendu
à son instinct - l’
inspiration qui t’
anime - et m’
enveloppe - ce
dessin que j’
inspire -

mercredi 10 septembre 2014

Paradox



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
Dans le sillage de
ces méprises qui
reposent bien au
fond du coeur -


passages pour ainsi
dire obligés - bien au-
dessus de nos instincts
arrachés - la préscience
de toute éternité
qui nous file entre
les doigts - que tu
possèdes parfois -


que je m’attache moi
à ensevelir - elle m’a
fait tant de mal - elle m’a
tant conduit de fois
au ...


Dans le sillage de
ces fautes qui
parsèment mon
trajet - sans pilote


tu sais la place
du passager - la
place du - celle
que j’avais - et
qui m’a sauvé -
 






vendredi 5 septembre 2014

A Trop Bien Voir (Carol Delage/Yan Kouton)




















Lui: Au jour renaissant
        Ses minutes égrènent

       Elle: Les prémices d'un tournant
              d'une frayeur sans précédent

Lui: Alors que se jouent
        tant d'erreurs et d'impasses

       Elle: Alors que se tracent les promesses
               d'un verdict sans appel

Lui: Et que s'achève le bilan
       d'un mal insidieux,
       je retrouve la douceur
       inouie d'un monde
       à tes formes

       Elle: Ne vois-tu pas ce qui le déforme,
                le mal, épidémie qui nous prend à la gorge?

Lui: Et nous abime et nous détourne
       et nous entraîne
       aux confins des raisons

       Elle: La démesure est hécatombe.
               Quid de la plantule en absence de saisons?

Lui: De son devenir au sein
       d'un désert ?

       Elle: Quoi d'autres pour prière à part celle d'espérer
               que nos deux yeux seront épargnés

Lui: Pour que leurs larmes
ne viennent comme perles toxiques
noyer ce possible, et contaminer la terre

        Elle: Le jour et les minutes qu'il égrène

 

jeudi 4 septembre 2014

Tes Lueurs










Jamais je n'ai
Voulu remettre
Au sort le dernier
Souffle attendu.
Je ne veux que ta bouche
Comme une pluie chaude,
Qui tomberait doucement.
Quand je parle du passé
C'est pour l'enfouir,
Sentence prononcée.
Il fait déjà nuit
Depuis longtemps. Et voir
Dans ce noir tes lueurs,
Dans ce noir tes lueurs
Éteignent les maux
D'un univers sur
Pause. D'un univers à
Renverser.

mercredi 3 septembre 2014

Mon coeur avait
Ce penchant - celui
D'ouvrir des parenthèses.
Planant au-dessus
De vides amoureux.
De transformer le
Froid dans mes os
En or condamné.

Saturation










Aux portes aperçues
surmontées d'un retour,
la ville presque invisible,
toujours sur le point d'exploser.
Dans cet autre métallique,  et
moi, respirant le parfum
de ta nuque, je me trouve.
J'ouvre mes bras, néglige
ce réel à bout de souffle.
C'est ma ville que je
retiens.  Des immeubles
redevables et des mirages
inscrits dans nos yeux.

mardi 2 septembre 2014












Aux sons assourdis par l'
épaisseur de l'attente,
comme le coeur
astreint à ces murs.
Une légère inflexion
des lèvres vers le
bas. Je maintiens
mes peurs sur le rebord.
En face, en face c'est
une prison. Son obscurité
très loin. Si proche.
Son futur fleuve, mon
corps jamais tranquille.
Que faire ? Ainsi
miroir de mes doutes.