vendredi 22 novembre 2013

Complex Number


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais que faire de ces
heures, sinon t’entendre
doucement respirer
dans mon dos. Lèvres
sur ma peau, souffle
chaud qui me renverse. 

Mais que faire de ces
sombres idées, sinon
les évaporer comme
de la sueur parfumée. 

Quand nos corps se
sont engloutis, un
peu détruits, beaucoup
meurtris dans ces bonheurs. 

Sais-tu que tu peux me perdre ?
Que je peux disparaître
comme ça, en claquant
des doigts, en claquant
tout court. Que ma présence
n’est jamais acquise. Qu’il
faut la voir, et la chérir
peut-être, si je le mérite.  

Nulle illusion, plutôt le
doux silence d’une
certitude, d’un serment
échangé, qui ne s’enfuira
jamais, tant que mon
souffle sera l’harmonie
du tien.
 

mercredi 20 novembre 2013

Anyway



















Ne souffrant plus pour
un silence. Parmi tous
ceux réfléchis. On dirait
l'ébauche d'un manuscrit.
Demain la véritable
projection...The real
reason for...

mardi 19 novembre 2013

Vie




















En laissant mes mains 
courir sur tes frontières,
suivre de mon doigt, puis
de ma langue, ce fil
insensé qui me conduit
jusqu'au bleu, son indécence.
Je m'ouvre à toi, à défaillir,
à mourir sur tes failles, tes
blessures que ma vie voudrait 
combler. Comme une
évidence qui se refusa
si longtemps, à te regarder
bien en face.







Peine




















En droite ligne
sous les feux d'une
fin d'après-midi
catapultée par l'
angoisse. Les êtres
défaits, derrière soi,
et malgré nous, laissés.
Les êtres que l'on
sait de notre vie, au
point d'en baliser les
fins. Celles que l'on voit
arriver, celles que l'on
voit se profiler. Un éternel
qui s'invite. Un éternel 
retour à cet amer constat :
on ne me chérira jamais.
Les êtres défaits, derrière
soi et malgré nous laissés.
So many times...So many
times...Ce devoir d'affronter
les voies qui soudain
s'accélèrent, déversant leur
énergie mortifère. Leurs
intrusions destructrices.
Comme un sang épais,
celui que l'on connaît si
bien. Tant, qu'il ne s'écoule
plus. Tant, qu'il se refuse à
mon origine. Mon amour,
mon sang n'est qu'une 
larme sur ta peau, qui se
détourne.

lundi 18 novembre 2013

Dosser





















Le jour de ce jugement

que l'on dit dernier
et craindre, alors que 
sa face ne cesse de se 
montrer, si familière.

Par répulsion j'entends,
par dégoût je crois.

Le jour de ce jugement
que l'on dit dernier, alors 
que son corps ne cesse de 
se déformer, si proche.

Par l'impuissance je vis,
par la chimie je marche.

Nocturnal



















Qu'au milieu d'un
nocturne apaisement
ta silhouette se dessine
en traits sur mon âme,
frappée par ce qui l'anime.
Son profil de flamme vacillante,
à tenir le silence.
A dire mon ivresse presque
éteinte. Alors que
doucement, les arbres
s'enfoncent dans leur
hiver hyperboré.

jeudi 14 novembre 2013

Altarpiece



















Un autre départ,
qui se joue de nos
réserves et même de
nos pertes. De la
jouissance qui nous
file entre les doigts,
comme la substance
la plus intime que l'on
offre. Que l'on s'offre
pour un présent, pour
saturer nos heures...
Les rendre ruisselantes
aux possibles, imperméables
a nos travers. Pour de
sinueux désirs. S'
attachant des contrées
aux attractions bénies.
Se détachant de paysages
acérés.