mercredi 25 mars 2009

Harsh Words

Me retrouve seul...

C’est ainsi que les

Chiens se haïssent

Ou se reniflent - d’une

Parole ébréchée - déboire...

Mémoire...Retrouve puis

Abandonne de sang-froid -

Toute cette pensée magique

De la merde en barre...

Et je pèse mes mots

Tu vois jamais rien

On m’a dit ça souvent

Tu vois jamais rien...

Bon Dieu y a du vrai

Là-dedans - j’étais aveugle

Ou faisais comme si -

Quelque part c’est excitant

Ce travers - à l’abri concentré

Et tout - mais en fait c’est

Un cran de sécurité - un

Puissant analgésique - cette

Façon de refroidir l’entourage

Veste militaire chemise de

Marque...Genre de croisade

Intérieure - trouver la brèche

Trouver la sienne...Le corps

Facile à dévisser...Impeccables

Détournements...Les éviter...

Incapable d’y croire - tu vois

Jamais rien - dans la chaleur

Sans doute - jamais conforme

A ce désir...De peur de trouver

Alors que non...D’emblée c’est

Impossible - merde alors...

Si le vent s’éternise qu’il

Cavale encore bien après sa

Saison - s’enroulant autour

Des immeubles et s’enfonçant

Loin dans la gorge - sans doute

Est-ce le signe d’une absence -

D’un corps...Une meute s’est

Engouffrée de ce côté...L’air

Pas commode en vociférant des

Trucs - l’espace saturé de

Grossièretés - une belle averse...

Me retrouve seul - c’est ainsi

Que les...

mardi 24 mars 2009

Hard To Say


Des symptômes en train

De se vautrer - c’était donc

Ca...Le mal est patient

Langoureux comme un

Soleil triste...Et cette

Lumière qui déchire les

Yeux...Fabrique un désert

Et des taches au bord de

Ma route - pareil conflit...

Deux heures et des poussières

De la cendre...Peut se lire

Dans les glaces à l’envers -

Symboles commerciaux

Messages habituels et des

Nouveaux - s’écoule sans

Danger - en apparence...

Un bon vieux sentiment

Néfaste qui attend sagement

Puis de plus en plus nerveux -

Si violent à l’écoute d’un

Rien - le moindre son

Coupable - sans l’ombre

D’un...Vas-y ça ne coûte

Pas grand-chose...Pas le

Prix d’un de ces mauvais

Plats à bouffer debout...

Il a fallu que l’instinct

S’en mêle - meurtrier va

Savoir...purifier par le

Feu...Ouais les flammes

Tout à fait...Faire le mal

La seule façon un peu

Compréhensible de se

Racheter une conduite -

Cette haleine parfumée

Qui flotte partout en

Ville - suppose qu’ils

Aiment le danger - m’en

Régale d’avance et puis

Comme tout le monde

Me fiche des conséquences...

Sauf que c’est du flan - c’est

De la posture et rien d’autre -

Aimer sans être...Glorieuse

Ville de cristal de granit

Secouée par des explosions -

Des gars qui courent dans la

Nuit se dispersant comme des

Oiseaux...

vendredi 20 mars 2009

Failure


Une Ville Sans Nom 483
Mise en ligne par YK.2

...Assez - je me dis ça
C'est promis - je me dis
Plus de ces couloirs
Insupportables - coupé
Des autres de leurs outrages
Mon chou tu vas crever
Tu ne dis rien - je veux
Dire pas la moitié de ce
Que - pas la moitié de ce
Dont...Allez du courage !
De ce dont tu souffres
J'imagine que c'est ça -
En longeant ce mur bleu
Délavé comme ta gueule
Les jours de - arrière toute
Mon chou - plus loin c'est
La limite de cette rive - et
Encore plus loin tu sais bien
Tu sais bien qu'il ne faut pas...
Franchir non - marche arrière
Toute mon pote - qui mène
Au front - tu seras foudroyé
Ou te perdre à nouveau...

mercredi 18 mars 2009

From One Day To The Next


...Pour ça on peut se gratter


Ou se pendre - ça dépend


De tellement de choses...


C’est en remontant sur Denver


La rue en voyant ce bloc - avec


Ces marches son poste de garde


Son flic décontracté - que j’ai


Dû refuser et voilà - un oeil


Acide vers le nouveau port -


Vieux et pur réflexe dans un


Océan renversé...Sur la route


Vulgaire accident - l’adresse


Inconnue...Sur l’autel plongé


Dans une moiteur torride - la


Porte lourde comme une faute


Bien trash - ce bruit qui s’étire


Sous le manteau - qui n’a jamais


Eu peur...Et pour cause...Et pour


Le pire...Le voilà recouvert d’


Un linge maculé de ces quotidiens


Terribles...Tu sais les jours...


Dans la fuite ce liquide d’un


Rouge...Ce bon temps puis ce


Virage le cauchemar...Tout ça


Comme d’habitude...Il a son


Passé - trop vite vite fait bien


Fait - il a son passé...Qu’on en


Paye un peu - le regard acide


Vers le port tout neuf les


Premiers à s’y faire - ce jardin


Le bloc le poste le flic...La


Troupe en marche les ordres


Anciens ces nouvelles...Le


Plus clair de son...OK...D’abord


Ce bruit qui s’étire qui porte


Haut et fort - ce putain d’écho


Qui se dresse jusqu’au plafond


Si majestueux - ce bruit est un


Fauve à bout de souffle - à la


Première marche il s’écroule...


Encore un peu de ce liquide


Encore un peu de cet air tout


Puissant - rien de tout ça...


Pas même jusqu’aux parterres


Longtemps foulés par des putes


Des voleurs des victimes des


Innocents des tueurs aussi...


Ou l’entendre...Ca dépend de


Tellement de choses...

mardi 17 mars 2009

Deep Wound


Ce degré de perception


Signe la mort - l’aura


Dessinée dans la brume


Elle-même déchirée - puis


Ecrite - une brèche dans


La ville - je me figure...


Au final le contraire - et


Chaque pierre tente de le


Dire...c’est morbide peut-


Etre c’est le silence plutôt


Que dire...J’ai vu des ombres


Noires se vendre presque nues


Dans la nuit - les chairs éclairées


Par de faibles néons - je me


Suis vu maigrir peu à peu


Perdre la chaleur - renoncer


Puis décrire et chialer dans


Le fond mais jamais dans


La lumière - fouette cocher...


Fonce comme un animal


Ce brouillard de John Fante


A la santé de ces gris - à la


Santé de ces humeurs -


Ennemies portant l’horizon


Comme une impossibilité


Un mur quotidien une armée


Jusqu’aux ruines impatientes -


Espèce de fou dans les vapeurs


Polluées - les Evangiles dans une


Main une bière dans l’autre


Vivre si loin...Et payer les


Balles - une à une - et


Subir les colères - des étals


Des revues des annonces -


La mer d’Iroise les bars et


Ces jeux d’argent - ces jeux


Irréels - j’arrive pas j’arrive


Pas - le parfum de cette peau


Effleurée par...je me souviens


C’était si beau...C’est à Brest


C’est un reflet nourri par des


Remords - désaccordés


Efflanqués d’immeubles in-


Saisissables - toujours décrits


Encore et toujours...qui signent


La...

lundi 16 mars 2009

Daze


Une Ville Sans Nom 479
Mise en ligne par YK.2

Sur une plaque Glasgow
Ville étrangère se
Dresse - après l'occase
Et pourtant ça continue
Comme un trip drôlement
Fatigué - que je dois encaisser
Devantures et couleurs à la
Main - dans la douleur
Tout ce fric sur le chemin
Légères impulsions - qu'ai-
Je encore perdu ? Etouffé
Enterré - dans les cours
Souillées par le temps
Le soleil et la pluie - par
Le temps et par l'âge
Tout ça je le bois je le pisse
Et j'encaisse - des centaines
Des couleurs étrangères
Les jambes suivent avec
L'aide et ces morceaux de
Souvenirs pathétiques et
Sublimes - avec l'aide aussi
D'un choix dangereux - ce
Flot de courrier à son nom
De picole de grands sauts
Cramés comme jamais -
On finit par s'y faire par
Observer en tristesse - en
Douce trouver refuge
Et filer sur Glasgow au
Point du jour - en cavale...

vendredi 13 mars 2009

Ask The Way


De la place l’agitation


S’organise si l’on peut


Dire - reprend du poil


De la bête vers un zéro


Garanti - envoyant sa raison


A la face - mais bon depuis


Que l’aisance m’a broyé


Plus rien ne m’étonne


Je continue vers le centre


Interdit - menaçant ce corps


Des pires - même que j’en


Ai des sueurs froides...


Connaître la fin de tout ça


Ouais...pas maintenant pas


Aujourd’hui - voilà - sinon


On en termine pas vrai...


La file de taxis - la vue des


Ateliers - la pure énergie -


Des fulgurances - les lunettes


Noires des chauffeurs de tax’ -


Les gros cubes qui déboîtent -


Ces robes et ces paroles qui


Dansent avec l’essence - vraiment


Pas possible de s’en passer -


Depuis que l’aisance a volé


En éclats - sur la chaussée


Brillante à côté d’un foutu


Palmier - le corps envoyé


Vers nulle part - des trafics


Qui se pressent...quelque chose


Comme une démarche un


Désordre avant l’effusion


Et la chute - ces rues autour


Voir ces rues turbulentes


Leurs secousses et les visages


Envoyés vers le sol - à cause


Des rayons dévoilant trop


De vérités - pas maintenant


Pas aujourd’hui...mais c’est


Pas toi qui...justement si...


Passons...Devant ce parc


Humide tournant le dos


A l’évidence...