vendredi 12 décembre 2008

Out-Of-Shot


Une Ville Sans Nom 370
Mise en ligne par YK.2

Des protocoles la
Densité du risque l'
Epaisseur des murs
Allumés des urgences -
Au hasard nous vécûmes
De ce cantique - des accords
Pour tenir et qui sait
Revivre avec ce corps -
Ce qui paraît curieux :
Ne plus vivre dans le
Mal - sauf les séquelles
De ces combats face
Aux monstres surchauffés -
Toxique de couleur
Jaune légèrement fluo
Ne pas toucher à mains
Nues ni avaler - sans blague !
Un alibi ce travailleur
Cassé volontaire - dans les
Coursives de la tension
Vous êtes en enfer
Et les souvenirs mani-
Pulés - ce lointain mal-
Entendu : je ne suis pas
Votre ami et ce lieu est
Mort comme le presbytère
Et la chapelle - on verrait
Des grues surmontées de
Drapeaux à la gloire d'
Entreprises - bâtisseur
Destructeur - tout-en-un
Nécessaire de prendre ce
Risque - quant au mieux
On verra : il n'en reste plus
Rien - il n'en reste plus
Rien

jeudi 11 décembre 2008

Side Street


Avec l’aumône d’un


Vieux groupe fantôme -


De la folie si ça se peut -


Sans dec il m’arrive de


Voir trouble sur de bas-


Fonds - intéressante


Comme vision avec


Ce besoin d’oseille


Qui précipite tout le


Monde - c’est de ça


Qu’on parle dans le pur


Et blême matin - surgi


Au coin de l’Europe


Et d’un Saint quelconque


Rivière explosée de


Terre à l’odeur de


Fuel - déviation sous


Le tonnerre et fugitive


Percée d’un soleil


Intense - qui appelle


Au recueillement mais


D’une durable intention


C’est une chose im-


Perceptible sur le visage


Ou bien à la manière


De rivières infimes


Creusées dans la peau


Aux antipodes d’une


Démonstration aux futiles


Conséquences - s’y perdent


Délires et dénis : pris


Dans les phares du


Silence si rare de la


Ville - d’un parvis où


Ce damier menace de


Faire trébucher le


Trouble précieux -


Ou comment se garder


Du chagrin figé dans les


Maux - il est une injection


Et le signe des bas-fonds


On va tenter d’oublier


Cette merde - danse


Merdique pour la peau re-


Prise : cuir de bas étage


Un bleu dans l’esprit...

mardi 9 décembre 2008

Vertigo Attacks


Ca me fait penser


Qu’il faut se magner


Le cul - tout ça va si


Vite et si loin - et cette


Obsession du contrôle :


Brise qui s’anime entre


Les formats et les formes


D’une américaine


Entre-temps l’horizon


Décrié comme trop d’


Escrocs - leurs show-rooms


Et leurs promesses qui


N’engagent et cetera


Et cetera...Dans ces


Natures artificielles c’est


Un peu comme si le


Sommeil n’existait pas


Il balance les effets par-


Dessus bord - la com-


Passion n’y change rien


La bonté non plus : on


Reste avec des choses


Plus fortes que la


Volonté - de la toile


Traversée de part en


Part - purifiée de sa


Connerie exposée aux


Yeux des marcheurs


De plus en plus lookés


Et brusquement la nudité


S’érige en corruption


Déjà la rouille retombe


Sur la blancheur - elles


Sont encore jeunes pour-


Tant ces constructions


Et semblent se satisfaire


De l’instant torrentiel


Celui qui donne plus


De plaisir - death will


Give you more pleasure -


Seul un éternel s’éteint


Ce genre d’illusion...

lundi 8 décembre 2008

Concrete


C’est assez d’être


Ainsi énervé - de


S'abîmer contre des


Tristesses et dans ce


Puits de lumière d’at-


Tendre la fosse - la


Puissante insulte -


Ecrire sa propre


Histoire quel risque


Etrange - l’éclat d’un


Cierge bien droit


Comme une offense


Foudroyante - à brandir


Dans une nuit épaisse


A couper la tempête


Des incrustations ou


La mémoire des reliefs -


Matrice de l’esprit


Nouveau...plus rien


A foutre du temps


Comme teinté dans


La masse - un putain


De bloc ciment


Cogne cogne !


Tes mains vont


Saigner - son mal-


Heur est partout - à


Ne pas suivre - seule-


Ment à pleurer aux


Seuils composites :


Un ton coupé des yeux


Revenus - et des squares


Au béton bientôt coloré


Il sera revenant - pièce


Unique alumineuse


Aux cheveux - il y


A ce partage de l’usure


Les inventaires qui


Tuent et ce pigment


D’alcool - une pierre


Liquide

vendredi 5 décembre 2008

Devotion To Duty


Victorieux le ciel


Plein de sans mesure


A l’extrême - profond


Et prodige - un black


Power sa brume tenace


Dans tes rêves - lueurs


Jetées lueurs phobiques


Mordues d’océan d’une


Mer intérieure - d’orange


Et de jaune - de longues


Vagues amplifiées au


Sommet surpassent


Les corps - de vrais


Mortels de faux miracles


Un éclair avec des tours


Et des pièges - des salles


Up-to-date où viennent


Se coucher forêts internes


Aussitôt sa victoire amère


Choisit une ouverture en


Grande version - si triomphe


De merde : le péché


D’une pierre lancée


Sur un quai - pour l’


L’angoisse ayant son


Compte illimité - ce


Découvert sur la mer


Même si le chant des


Moteurs même si les


Cris hantés et nocturnes


De toutes agglomérations


Détournent des flots froids


Et aveugles - ne pourra jamais


Reprendre le jour à sa


Guise - impossible -


Une vraie messe au


Vin blanc - que le diable


Emporte les demeurés


Fervent minuit habitué


Des sons pathologiques


A l’acropole au-dessus sur


Un cours - victorieux du


Repos - cette gueule de


Grotesque secret...

mercredi 3 décembre 2008

City Ticking Over


Une Ville Sans Nom 372
Mise en ligne par YK.2

C'est un démon numé-
Rique que tu tiens entre
Tes mains - une sorte de
Revolver chargé à bloc
Puissance de feu phéno-
Mène - qui fait fléchir
Et réfléchir mais jamais
Reculer pour toujours
On se relève - on décide :
Je m'enfuis à porter le
Deuil depuis si longtemps
Que de poussières et décré-
Pitude respirées subies !
Il y a beaucoup d'amour
Dans la détestation
Comme un crash désarmé
Il consume - j'ai bien
Remarqué le type qui se
Balance sur la fenêtre
En saillie - bow-window
Sorti de terre plus moderne
Encore - si cela est encore
Possible - mais ce moder-
Nisme ne les retient pas
Tous sur le rebord de la
Ville - il y a les places
Et leurs habitants qui
Boivent et parient sur tout
Et n'importe quoi - il y
A des gens comme nous
Perdus dans la musique
Toujours à deux doigts
De tourner court - tant
De miroirs et de faces
Où se lisent l'élégance
Foulée par ce temps
Le brutal virage dont
On ne sait rien dont on
Sait presque tout

mardi 2 décembre 2008

Evil Eye


Voilà comme on


Devient ce que l’on


A toujours moqué :


Question de climat


Ca tombe - une averse


Même pas soudaine -


Plutôt question d’une


Absence - même si


Les vivants provoquent


Parfois ce rejet de


L’existence et que l’on


Retarde en craignant -


Ridicule d’une outrance


De sentiments négatifs -


Barbarie sophistiquée


Cette histoire de vie


Tournant à l’hystérie


Et qui donne des fois


Envie de fuir - toute


Cette mort sur du noir


C’est pour vivre malgré


Le malheur qui s’abat -


Rien d’autre - ça suffit


Semble-t-il pour attraper


Le mauvais oeil :


Fall on evil days...