mercredi 9 juillet 2008

Lower The Curtain


Le bleuté dont les lignes

Se couvrent et qui ment

Et qui meurt quand la

Lame se fait jour entre ses

Dents : foutu sourire de malade

Quand il baisera - oublié

Des siens qu’il aura fait

Tant souffrir à s’pinter - quand

Il baisera le sol revenu de tout

A la façon d’un martyr

Bête noire - persécuté - saint

Et victime dans le corps

D’un même bourreau alors

Les braises s’éteindront

Il était le bec pourri depuis

L’cul du camion - cette enfance

Obscure qu’elle survole de son

Empreinte engourdie nos ruines

A la place y a un soir de raison

Soyeuse vilenie - putain de vacherie

L’espèce qui regarde l’espèce qui

Clame des insultes et les mêmes

Mots en boucle - je suis si

Loin - si loin que ça devient

Dangereux - les brèves et ces

Talents de malheur - quand j’

Etais encore sous le cercle

Déjà douleurs et colères

Rêvant de canons de découvertes

J’écoutais la rumeur et ce disque

Des Rolling Stones - et la nuque

S’est raidie et les jambes ont

Battu les mystères - à présent

J’habite un naufrage - le tonneau

Vide c’est ma cargaison et c’est

Bon et c’est triste et c’est le

Centre et ses droites qui fendent

En deux les appartements - les

Bruits de pas au hasard des veines

Sans amour - baisse le rideau !

Baise la mémoire mourante

Loveless!



mardi 8 juillet 2008

Along The Riverside


Il se mit à beugler

Ça donnait comme un

Morceau de Burnside

Mon vieil ami en

Froc Levi’s qu’au

Terme de son récit

Il aimait pour un


Frère - c’est difficile

A expliquer : on voit

Le tissu devenir fin et

Vivant - il va craquer

Par endroits - cela

Suffit à dire la peine

Et le mal - de la main


Il effaçait les traces de

Cendre sur un genou

Et le trait noir s’incrustait

Dans le bleu comme

Dans la chair - encore

Un peu et la clope dispa-

Raissait à son tour


Hanches à la ceinture

De vieilles amies qui

S’éloignent et les

Muscles : des plis sous

Surveillance - ils sont

Secs et bougent aux

Mouvements rigides


Impassibles et fidèles

A boire de la bière encore

La fuite et le lustre des

Rondes - un troquet après

L’autre - vieilles rengaines

Vallées urbaines où

Les méchantes faces


Entonnent et font

Penser évangile - donne

La tournure de ces quais

Le transport pour le cours

US et puis le maintien local

Souvent fauché le long

D’une rive...



lundi 7 juillet 2008

Without Restraint


Rattrapé par ce chien

Qui suit à la lueur d’une

Crainte solide les traces

D’une solitude contemporaine

Ce qu’elle veut ne vaut pas

La peine d’un déballage

Ce qu’elle veut ne vaut pas

La peine de s’aliéner - en

Général on cède en général

On devient cinglé - l’odeur

Et tout ce bordel - elle sourit

Ça marche une seconde - mais

Sois honnête putain ! C’est le prix

A payer - d’être incapable

D’alimenter un compte

D’être une divagation de

Poser son âme sur un plateau

La musique héroïque

Et de fonder une cellule

Avant qu’elle ne dégénère

Avant qu’elle ne s’auto-

Détruise - ça me tourmente

C’est excitant comme ces

Monuments renforcés au fer

Que je lis sans mesure

Inépuisable source de mon

Inquiétude - ciel chargé qui se

Libère en secondes longilignes

Comme tes jambes et l’attente

Que j’épuise à la vitesse d’un

Carambolage - le galbe défendu

L’inconvénient de perdre sa

Liberté - l’éclat diffère dans ces

Moments-là - l’éclat sur des

Carreaux - ça m’épuise tu

Peux pas imaginer - l’usure

Pathologique - un pur

Concentré à l’approche de

La limite moderne - je suis

Déformé dans ces carreaux

Ça m’épuise tu peux pas

Savoir - je suis déformé sans

Nourrir le désir de faire partager

Ce jeu solitaire - as-tu vraiment

Envie de cet enfer ? De me suivre

A la vitesse d’une balle ? Le temps

Passe souffrant la zone libre

Soufflant ce jeu - la mobilité

Soufflant ton jeu - ma mobilité...

vendredi 4 juillet 2008

Animal Life


Toutes ces années

Ont soigné l’outrage

Côte à côte - les flics

A bonne distance et

La violence qui monte

Et qui laisse sur la

Peau des morsures

Et des masses et des

Frissons - elle prenait

Ses nichons et les faisait

Danser - c’était drôle

A mourir de rire - elle

M’a raconté comment

Elle versait l’alcool dans

Les plantes - au début - avec

Le temps elle le versait plus

Mais buvait comme un


Trou - au diable les

Dégâts : c’est vrai quoi

Les nichons tombaient de

Toute façon - à force de

Les balader dans tous les

Sens les muscles et les

Tendons se sont foutus

En grève : et les mecs étaient

De plus en plus vieux de plus

En plus dégueulasses

Fallait les voir et les

Sentir surtout - la chair

Et la délation sans rompre

La chaîne - les petites

Nouvelles travaillent à

Distance - à hurler plus

Fort mais loin des braguettes


Alors quand elle repasse

Devant son club couvert

D’affiches - l’immeuble

Plein de brasures c’est plus

Fort qu’elle - l’envie d’une

Matraque dans sa tronche

Dans les corps bien abîmés

Se trémoussant sur un air

Poisseux surgit - on entend

Les rires et les insultes et

Bientôt les bruits répugnants

La rue encombrée d’hommes

Des invitations repoussées

Au début - maintenant y a

Des containers pour les

Bouteilles et des outrages

Privés : rotten memories...


jeudi 3 juillet 2008

It's Not Romantic


Une Ville Sans Nom 209
Mise en ligne par YK.2

Il me dit que sa dope
C'est la cruauté - la vie
Est si ennuyeuse - saturée
De plages monotones à
N'en plus finir - il donne
Dans l'écorché versant dans
Le reflet d'une histoire en
Charpie - rien qu'à suivre
Son instinct il fait moins de
Mal que bien des gens la
Main sur le coeur - les bêtes
A bon dieu - agrippées à mort
Surtout que personne ne lâche
Personne et tout le monde
Finit par crever - le choeur
Des sentiments - et voilà qu'il
Me montre une espèce d'urgence
Son évasion - il est allé dans les
Chiottes pour ça et l'odeur
D'urine a rempli mon cerveau
C'est là qu'elle est morte
Dans un endroit identique
Entre le lavabo et la cuvette
La pauvreté de l'espérance
Ca finit toujours ainsi - toujours
Crois-moi - on pourra te bourrer
Le mou avec le contraire - ils
Le feront mais c'est des mensonges
Qu'ils s'appliquent comme un
Maquillage grossier - du vent
Rien que du vent qui conduit
Directement ici - l'odeur d'urine
Les numéros de portable "cherche
Grosse bite" ou "trou à prendre"
C'est là qu'elle est morte - et je
Comprends alors qu'il ne parle
De personne - il y a des instincts
Qui ne sont pas des griffes
Plutôt des raclements sur un sol
Blanc et glacé ou les chroniques
D'une morale mise à nu...

mercredi 2 juillet 2008

A Nasty Fright


L’étrange voix du sang

Tous ces jugements à

L’emporte-pièce faut que

Ça cesse - rien à foutre

Des conventions - de ces

Machins qui ne pensent

Qu’à copuler - si possible

En public avec la majorité

Comme il convient de faire

De penser et de vivre

Ivre d’un ensemble


Toi le connard tu décides

Un jour d’en faire qu’à

Ta tête - de sortir d’un

Groupe ivre de sexe

Mais pauvre en individus

Tu juges pas t’as jamais

Jugé tes origines

Où se conjuguent le pire

Et le meilleur le libre

Et les attaches - un vrai

Truc SM - genre de club


Se tenant à l’écart de

La ville - loin des

Réverbères flamboyants

Qui donnent à la nuit

Sa noblesse et son coeur

A cette ville des bijoux

Des vendeurs tendus et

Sévères - c’est combien

Pour le sang tragique ?

Ce coup pendable - toi

Le connard criant au


Dieu la seule existence

Un peu sérieuse tu as

Cessé de dire les gloires

Pour le faste dévalué

Tant pis s’il se persuade

Que tu le toises - et merde

A cette concurrence des

Victimes - il n’y a qu’un

Drame : sa propre présence

Ivre sous un réverbère choisi

L’étrange et funèbre veillée...


mardi 1 juillet 2008

X-Ray City


A tous les degrés

On every side

Sur l’échine il inspire

Ce fait - simple et malade

Qui se tire la bourre sur

Des couleurs en harmonie

Des couleurs pâles - un

Extérieur difficile à rendre

Un bloc et l’expérience

Des mots qui sortent comme

On s’allume - ce fumier

D’Jacob il a encore offert

Son ombre à notre Père

C’est quand même super

Beau de la corniche

L’onde elle traverse - rien

Ne la stoppe - et c’est l’

Esprit qui a ces mots :

Lovely lovely day

Encore un membre en

Moins bouffé par ce territoire

A chaque nouvelle douleur

Sous le poids du bloc qu’on

Appelle Hospital il brille

Davantage tout souillé

Et sanguinolent - penché

Sur les poubelles - l’apostolat

Le fils de pute - ici tout se

Prosterne et s’élève dans la

Matière la plus dure qu’on

Puisse imaginer - ça forge des

Kilomètres de rues à dégueuler

D’ici vos manières dégoûtées

Sont pour ainsi dire

Filmées par une conne

De webcam - mais la mystique

De la chose ce truc qui vous

Bousille de part en part et

Qui vous cloue comme un

Papillon sur le béton c’est la

Transparence - vous n’êtes que

Dévouement - tout destiné à

Se mettre à mort - à réfléchir cette

Luminosité - elle marche sur la

Prudence - bienheureux qu’on vous

Marche sur le corps la figure

Le secret divin rebondit

Sur les murs - un instant Jacob

S’est cru tiré d’affaire - comme

Nous tous - avant d’être happé

Par l’irradiante - ce feu sacré

A l’intersection qui vous bute sans

Une parole - lovely lovely day...