vendredi 13 juin 2008

Stale Smell Of Beer II


Une Ville Sans Nom 197
Mise en ligne par YK.2

S'agit de tenir face aux
Intrépides montées
Acides : ça fait des buissons
Ardents - de superbes
Buissons qui se consument
Tout seuls comme les abrutis
Qu'ils sont : en criant fuck
Ca relance une exigence
Aux abords des rives
S'agit d'évacuer ce relent
De bière et d'aborder les sujets
Graves - la magique odeur du
Terme - gracile et pure - de belles
Saloperies qui brodent sur l'estime
En creusant si loin des autres

Stale Smell Of Beer I


Se greffer sur celui

Qui en apprit davantage

Sur les portes saccages

Mauvais présage boy

Mauvais présage

Quand au fil d’un lieu

A un autre tes baskets

De marque effacent

Toutes les débâcles

Plus qu’un krach un

Authentique revers

Voilà : tu rouvres la rue qui

Se destine au flinguage

En règle : y a toujours

Ce trou béant dans le

Blue-jean - j’avais pas pu

Parvenir jusqu’à la salle -

Ecroulé - j’étais sur la place

Le concert sans moi des bruits

S’échappant par la porte

Ouverte - on s’amoche

Aucun doute sur ce point

De la petite à la grande

Jusqu’au coude - litiges de

Rien du tout - sont visibles

Dans les quartiers ces

Massifs artificiels - des

Grilles des pointes des

Fortins aussi - et le stress

Qui manque pas son

Tour - tu payes ta bière ?

Les choses véritables à

Recouvrer à devoir

A rendre aussi parfois

On en garde des ouvrages

Renforcés aux défuntes

Mères et bien d’autres

Colères - on les

Broie avec du grunge...



jeudi 12 juin 2008

Take One’s Medicine


Est-il quelque chose

Qui tempère l’ennemi ?

Oui ? Non ?

Je marche vers ces blocs

J’entends une conversation :

Lui - tout le monde le

Connaît : c’est un putain de

Trou du cul - on dit qu’il a

Crevé son associé”

Welcome ! Ici ça relève les

Compteurs et ça recrute à tour

De bras pour des billets neufs

Le gars en question il est

Dans ce coin qu’illumine

Une sorte de coulée verte

Derrière lui il ne laisse

Que du funèbre et du victorieux

Autant dire du sang bien frais

Mais aussi surtout de l’or

En barre que les banques

S’empressent de recycler

Comment ne pas être ébloui

Par tant de grâce et par cette foi

L’horizon qui se calme se drape

D’un nuage parfait - “il est

Dans ses délires depuis

Qu’il est môme” - déjà à

L’époque c’était terreur et

Compagnie mais une chose

A changé - un truc radical

L’habitude d’un ciel dégagé

Toujours le même et pour

Tout le monde pareil - avec ces

Gus comme des gardiens

Scrupuleux de la brutalité

La fantaisie pour que l’

Inqualifiable se tire à reculons

Abandonne abandonne

Le terrain - si chaud que

Le crâne sabotage : les chairs

Ont fondu - avec les compliments

Du diable : on décime les organes

Avec ces torches braquées sur

De coupables retards - égalitaire

Chemin pour la détention - carcéral

Voyage - j’avale ma pilule miracle

Vers les endroits meilleurs : ça

Tourne la page - des chapelles

Des blocs : bon sang j’en trépasse

Et macabre l’univers servi pour la

Nuit - des états reproches...

C’est un putain de trou du

Cul”


mercredi 11 juin 2008

Under Pain Of Death


Ta grande gueule

Enfarinée sur un

Plateau - ça pourrait

Faire polar - ça pourrait

Mais ça le fait pas

Apportez-moi la tête

De Lennie Jack

Ces destins qui se

Coupent et se recoupent

Sont tellement proches

De la réalité - on s’enfonce

Tous avec un membre

En moins : petites taches

Argentées au-dessus de

L’Elorn et la beauté

Incroyable qui bousille pas la

Casse qu’on provoque sans

Toujours le vouloir - c’est

L’absence qui tue - on se dit :

J’ai pas voulu ça

Mais c’est pourtant ce qui

Arrive et c’est moche et

C’est minable - c’est humain

Et puis quoi ? Espèce de sale

Con - c’est l’absence qui tue

Elle interdit elle entrave elle

Aggrave la tension et la

Pression - t’en connais un

Qui donne sa chemise

Soûl fiction - belle collection

De ravages - y connaît pas sa

Chance - celle qu’on jette sur

La table en hurlant tout

Silencieux et tout froid

Et c’est grave - ouais

Si longtemps que ça empire

Que ça dure - du coup les

Occasions elles manquent pas

De s’évanouir - dans la nature

De la ville (regarde un peu l’

Avalanche de verdure entre les

Immeubles colorés de l’océane)

Regarde Nom de Dieu ! C’est

Peut-être la dernière fois que

Tu me vois accessible - parce que

C’est plus tenable - tout plaquer

J’me dis voilà j’y arrive :

Enjambe le parapet - tu

Y vas franco : saute pour la fin

Dans la nature suspecte - épouse

Ton agression fidèle aux contours

Erodés - c’est long comme sa

Traque ce calvaire imposé

Qui brille au milieu d’une vie

C’est décidé Lennie : c’est ma

Compagne pour tous les jours

Me séparant de la grande

Correction - ma tête sur un

Plateau...châtiment mérité...

mardi 10 juin 2008

Hit Rock Bottom


Devenu cette chose

En pleine force alors

Que gronde et que verse

Un triste repère : en dehors

De ce physique passé

Pourri - usagé

Qui ne soulève plus

Que son poids et

Quelques verres

En sachant tout le

Mal et le geste corps

Brisé : hostie au goût

De vin - du rouge et du

Blanc - désormais il

Court après l’espace

Et s’inflige le souvenir

Du vivace et de l’envie


Héros minable affecté

Du hasard malheureux

Et de pas mal d’erreurs

Ce que l’on pense ou ce

Que l’on dit c’est peanuts

Mon garçon : apprends

L’indifférence à te dire

Après tout je m’en tape

Qu’ils pensent ou qu’ils

Disent des horreurs

Sur l'éclipse d’un soleil

Façon Roy : kiss the dust

Avant de sécher ses larmes

En l’embrassant - avec la

Langue : rouge baiser

Blonde platine - kiss on

The lips


C’est la trame un

Conflit que l’on doit

Faut que ça tremble

Faut que ça fasse

Peur : histoire de

Décaper les dernières

Traces de factice

You can kiss my arse!

Pour après - quelque part

Près d’une essence rare

Tu sais un de ces arbres

Sublimes qui donnent

De l’espoir aux citadins -

Chercher au seul péril

D’y croire un nu juste

Pour toi qui ne soit pas

Hostile au combat



lundi 9 juin 2008

Prière Pour Sally


Elle s’est tue

Il parle encore

Et c’est insupportable

Ça n’aurait pas dû se

Passer comme ça

Pour Sally - vieil alcoolique

Avec cet esprit perché

Si haut qu’il est comme

Rayé des cadres

Ça ne prend pas - pas

Avec moi : merde ! Tu

L’as tuée vieil ivrogne

Et pas qu’un peu - à

Petit feu - entre des murs

A l’abri des regards -

C’était facile et pas cher

Payé - tout le monde

S’en foutait - tes yeux

Furibards et tes mains

De vrais hachoirs

Par mille coups bas

Par terre Sally - tout le

Monde te plaint putain

Mais pas moi - moi je vis

Dans une toile explosée

Mille couleurs des éclats

L’ombre d’un mot : enculé

C’est autre chose qui tient

Le stylo - et depuis il me

Guide - sinon je perds les

Pédales je deviens dingue

La main malade - plus qu’une tâche :

Que la vérité éclate comme une

Grenade - l’intérêt trop vif

Pour ta soif - putain putain

D’aliénation - elle m’a bien

Foutu en l’air - tant - que les

Mots saignent - faut que je

Récupère un peu d’humanité

La confiance et tout ce bordel

Qui fait vivre et répondre

Qui fait qu’une ville est super

Tous ces mots limites :

Hôtel - terrasse - joie de vivre

Temps libre - marché Saint Louis

C’est quoi ? Qu’est-ce que ça veut

Dire ? C’est pour quoi et pour qui ?

Pas pour Sally putain

Pas pour Sally...

vendredi 6 juin 2008

This Is A Shit Poem


Il a tout bouffé

C’est que du vide

Maintenant et le vide

Il l’aime pas ça

Y dit qu’y tiendra

Jamais jusque-là

La fille avec lui est

Plus maigre encore que

Moi - elle y va de son

Couplet agressif

Mais le gros y veut

Rien entendre : dégage !

Qu’y dit comme on

Tousse après il ajoute

Plus rien sans la

Monnaie vous pigez ?


Tout augmente dans ce

Temps qu’on dirait

Gavé aux amphéta-

Mines - la fille elle va

Y passer prochainement

L’est bien trop maigre

Je fais résonner en moi

Un Built To Spill

Juste pour m’échapper

Juste pour regarder ailleurs

C’est que j’en peux plus

Des fois de ces carcasses

A l’anorexie chimique

Pourquoi bouffer ?

Je vous le demande à

L’heure des pénuries


Autour des martyrs décavés

(Ne les plaignez surtout pas)

Y a des gros si gras de

Leur fric en liquide - le

Passeport des passeports

Ce pognon magique

Qui leur donne tous les

Droits - tous les droits

J’vous jure des fois je

Suis usé plus encore

Que les marches de la rive

Droite - rien ne m’attire

Plus que de retrouver l’

Unité - ce genre : voir d’en

Haut et reprendre au

Dernier moment la forme


Humaine à l’image de

Qui vous savez - ça hante

Méchamment l’objet du culte...