vendredi 9 mai 2008

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Noire de monde la

Vue et ce mouvement

Imprenable : les moteurs

Qui grondent la foule

Se grisant des menaces

...The time has come

The time has come

The time has come

Today...


Minuit quand le temps

Est venu de se dire :

Je vais lui faire admettre

Qu’autour de nous c’est

La perte qui s’ignore

La foule frénétique les

Motards sur le fil

Qui défient l’équilibre

Et l’histoire à l’arrêt


Merde le retour du Christ

Par tous les orifices de

La cité - elle danse la

Beauté et ce truc vaudou

Qui d’un seul coup fait de

Nous des appâts les proies

Heureuses de crever la

Vitesse en bandoulière

Façon de dire :


Hé ! La fente hallucinée

Le temps peut s’avaler

Et s’oublier comme un

Scénario écrit avec le

Tumulte inédit qui s’en

Prend aux rues - la fièvre

Le chantier et le chaos

Orchestré : on va s’en

Sortir - sûr qu’on va voir


Le bout des querelles

Qui animent les types

Dangereux circulant

Dans la cité - ils glissent

Sur les pages - des machines

Hallucinées traînant dans

Les rêves des auteurs perdus

Ici - peu en sont revenus

Vivants ou seulement entiers


C’est qu’ils passent

Des malades aux pires...

Ces trajets des chutes


jeudi 8 mai 2008

Walk The Streets


Une Ville Sans Nom 119
Mise en ligne par YK.2

Durablement minimal
Les points d'exclamation
Des appels : God help me
On devrait brûler
Les lois de l'hérédité
Les choses qui vont ensemble
Les choses qui vont ensemble
On devrait les brûler
On devrait les brûler
A l'abri - en chemin il parle
De ce qu'il a accompli
Et de ce qu'il compte accomplir
Encore - si tu veux je
T'associe - non merci j'ai dit
Pose ces mains sur ton visage
Noirci - les pompiers se sont
Acharnés toute la nuit
Si tu veux tu nous suis
Non merci j'ai dit
Puis j'ai posé les mains sur
La porte en bois de ce temple
Le plus vieux de la ville
Le respect la grâce la lassitude
Chronique et le désordre
Les mots se sont enchaînés :
Le respect la grâce la lassitude
Chronique et le désordre
Dans la même bouche
Dans le même ordre
Enfin ils se sont enfuis
Dans la ruelle sombre - celle
Dans laquelle tombe l'immeuble
Aux volets coulissants - à la japonaise
Comme je dis toujours...
Les choses qui vont ensemble
Il faut toujours s'en méfier
On devrait les brûler
En faire des promenades
Avec le feu

mercredi 7 mai 2008

Commun Des Mortels


Il s’invente des histoires

Avec les filles qui attendent

Leur bus - à partir d’un rien

Par exemple celle-là : blue-jean

Blanc qui laisse voir une ficelle

Plutôt sexy - surtout quand elle se

Baisse pour...

Détourne le regard mon gars

Tu vas passer pour un pervers

Le projet et sa fuite

S’affranchir de toute cette

Fatigue - c’est une ligne de vie

Quand tous les journaux étalent

Le monde - la nourriture d’un

Jour ensoleillé - ça va pas durer

Pour sûr que ça va pas durer

L’espace d’un instant l’orage

Va gronder et la pluie nettoyer

Tout ça - exit les cabriolets

Place aux attributs de l’orage

Sa fureur et ses larmes

Tu rêves de ces jolis balcons

Avec des plantes exotiques

Plus haut les engins ont réduit

A néant les années déstructurées

Place au péché mortel - ça vaut bien

Une confession à Saint Martin - juste

Pour le plaisir de voir ces deux beaux

Tableaux contemporains - le songe

Du jour dans ce journal gratuit

On t’appelle Monsieur à présent

Putain c’est bizarre - j’ai rien vu

Venir - à part la fatigue comme

Un cadeau empoisonné dans les gênes

Le projet et sa fuite...ils libèrent tant

D’artifices et de mélancolie - les détails

De sa tenue : l’exil se penche un peu

Il est préférable de regarder ailleurs

(Encore que...)

La quête d’un homme seul - les conflits

Sa prose au seuil des plus belles

Lignes - de l’enfer à penser

A portée de la main...



mardi 6 mai 2008

Traces Of Blood


La dispute entre la

Frénésie - des heures où

L’on retrouve l’entrain - et

La démarche maladroite - j’ai

Besoin d’un soutien - est une

Belle revanche sur l’interdit

Le commerce animal corrode

Les années les colore de

L’automne


Ce qu’il est convenu

D’appeler la maturité : gueules

Mangées par la syphilis dans

Les squares et ces tapis de

Pétales roses - pièces d’étoffe

Etendues sur le sol - la démarche

A la limite : profite profite de

Ces instants magiques où

La douleur s'éclipse


Ce qu’il est convenu

D’appeler la maturité

Le courage de l’échec et ce

Commerce animal qui règle

Le temps celui qui proclame le

Solaire et la peine : on atteint

Le coeur de l’orgie le coeur

De l’excès et des interdits

Ils ont tous une vie antérieure


Qui leur a pété à la

Gueule - bienvenue au

Royaume des vocations

Contrariées des tapis de

Feuilles - l’amorti des ruptures

A la limite des quartiers : ces

Cours intérieures que la chaleur

Répare si peu - sur les bancs

Travaillés au couteau : du sang


Tu as tout à gagner

Aux limites - à rompre les

Liens - des paysages

Urbains : les traces animales

Gravées dans un bois désolé

lundi 5 mai 2008

Offcut 7


Une Ville Sans Nom 115
Mise en ligne par YK.2

Tu scandes les dégâts
Mais le quotidien te dépasse
Dévore tes restes - on dirait
Une toile de Joe Ferris
Accrochée dans tes cauchemars
Au-dessus des natures mortes
C'est là que tout commence
C'est là que tout finit

A Continual Search


A l’affût des indices (morts)

Ces tableaux de Joe Ferris

Guitares grises couple à la bière

Le grand voyage commence

Devant sa glace : c’est là qu’on

Voit le chemin parcouru : par les

Corps et les choses - l’irremplaçable

Classe du prolétariat - on dirait qu’ils

Sont heureux on dirait qu’ils respirent

Le bonheur - la bière à la main

Vert acide rouge vif mais sourires

Tristes - la chair est triste comme

Un lendemain de nuit trop blanche

La jupe rouge et le soutien-gorge

Ne sont que l’intime et va savoir

Le déclin des rêves - c’est pourtant

Là que tout commence : t’es qu’un tas

De merde mais l’écrire c’est déjà de

L’art - parce que c’est sincère et

Que ça témoigne de quelque chose

D’une époque - la chronique d’une

Epoque - le chemin vers la croix

Un monde en soi : une toile de Joe

Ferris ou les cauchemars de Pollock

La ville secouée des sirènes

Les ambulances qui fondent sur

Les coeurs brûlants se réfléchissent

Sur la vitrine du supermarché

Asiatique et le chien-loup tirant

Sur la corde pour bouffer le

Pigeon ou la pie - c’est le ciel

Qui gagne et le clébard retenu

Dans son élan - la ville chante

La détresse et les souffrances

Dans l’air ces notes mécaniques

Ça rythme et ça caresse la panique

D’en finir avec les explosions

A l’intérieur : sincère et réfléchi

La beauté du quotidien les restes

D’un repas le tee-shirt noir d’un

Festival sur le bord d’un lac

Le plan ces rues les éclats d’un

Rire gras en pleine nuit et le son

D’une moto la vitesse d’un rire

Sombre - les spasmes du miroir

Tu scandes les dégâts mais

Le quotidien te dépasse

Dévore tes restes - on dirait une

Toile de Joe Ferris - accrochée dans

Tes cauchemars au-dessus des natures

Mortes - c’est là que tout commence

C’est là que tout finit...

vendredi 2 mai 2008

Magic Pill


La chair devient le

Goût de la vie pour

Disparaître dans la

Nuit sous une magic

Pill - une étoile

Scarifiée dans le

Dos - une chaîne

Qui descend jusqu’à

L’octroi - avant le coup


De pistolet - il efface

Les nuits athéniennes et

Leurs faims éternelles

Qui creusaient les visages

Des hommes et des filles

Trop jeunes - l’accès

Direct à ce qu’on appelle

Dieu - faute de mieux

Une vie de bootlegger


Figure de l’ivrogne

Vue tôt le matin : veste

Beige pantalon noir

Il n’arrive pas à

Trouver le sommeil et

Remonte Sébastopol

Forçant les premiers

Passages : voitures et

Piétons enlacés - la pensée


Des corps se lit sur

La grande fresque peinte

Le jour étrange sa cohorte

D’obsessions : les taxis

Roulent si vite - si vite

Une nuit encore passée

A tromper les motifs

Traquer les corps - il

Retient une grille puis


L’insulte - le sommeil

Ne vient toujours pas

En même temps qu’il

Se retient se souvient

Se reprend puis disparaît

Une fille passe et le

Regarde inquiète - le regard

Inquiet se lit même de

Loin - je pense


Sale bootlegger

Scène de vie scène de

Nuit qui produit les

Figures faméliques