lundi 21 avril 2008

Kilomètre 43


C’est sur la route

Au kilomètre 43

Que ça lui est tombé

Dessus - il effleure son

Volant - regarde les outils

De communication qui

L’aident à se déplacer - l’

Ecran et ces routes virtuelles

Le téléphone mains libres

Ceci est ta voiture ceci est

Ta vie - ceci est ton coeur

Tes yeux et tout le reste

Il pense à ce disque

Moi et mon camion

Moi et ma putain

De voiture - la nuit dernière

Il a roulé sans jamais

S’arrêter - prendre le

Temps de se dire :

Le règlement de Dieu

S’est abattu sur ta carcasse

Le jugement a prononcé sa

Lente parole - tu seras sauvé

Tu seras tiré de là : parce que

Le courage parce que d’autres

Fabriquent des bombes à l’

Acide parce que d’autres

Deviennent fous à lier et

Qu’ils choisissent de se barrer

Dans le néant - parce que

D’autres se mettent à picoler

A compter les cachets - dans

Les sous-sols il y a ces matelas

Bouffés par les rats et que pour

Beaucoup la vie ressemble à ça :

Un matelas bouffé par des rats

Les heures bouffées par le bruit

Sous terre - au kilomètre 43 un

Gars sur le bord de la route a dit :

Ne t’en fais pas - ne t’en fais plus

Ça passe toujours avec les premières

Heures...

vendredi 18 avril 2008

Demolition Work


Démolir c’est toujours

Travailler - un soupçon

De poussière sur les meubles

Le téléphone du voisin qui

Sonne et la bouteille de

Bière qui tombe dans les

Etages : le verre se fracasse

Toujours dans le sens

Des éclats - portant les

Fêlures et les morsures

Doit pas faire bon

Traîner dans le couloir


De la pièce en dessous des

Rires - un peu effrayants

Un peu douloureux - des

Rires frileux qu’on sent

Brisés (comme le verre

Tiens) je devine la

Fragilité dressée sur

Des chaussures à talons

Des bleus sur la gueule

J’ai l’impression qu’une

Musique fusionne avec

La transe à peine


Epuisée - la main sur la

Porte du réfrigérateur

Le chat entre les jambes

Qui me regarde pas du tout

Anéanti - et moi je suis

Dressé sur un monde

En hauteur sur des ruines

Sur des fusions tragiques

J’ai soif - j’ai souvent soif

C’est que je lutte contre

La sécheresse lorsque le

Jour résonne


Détruire c’est

Toujours dominer

Les ruines par terre se

Posent des questions...

jeudi 17 avril 2008

Offcut 4


Une Ville Sans Nom 92
Mise en ligne par YK.2

Ses mouvements - semblent
Tombés d'une toile Pop Art
Des images en mouvement
D'une sourde énergie qui franchit
Le cap - devant les autres et
S'envole - tout dire et donc et
Surtout à cracher

Projected Shadow


Relu à l’aube

Des textes : de la merde

Un vrai bordel - il n’y a que

Des insultes pour décrire le

Ressenti de sa trace écrite

Jamais dans la violence

L’incarnation d’un soupir

Le monde alentour

Dans le mouvement qui rôde

L’embrasement des corps

Pauv’ con - ce qui bouge

Doit être fixé dans le

Sauvage et la colère

La bande son d’un rêve

Eveillé - l’aut’ dans son jeans

Et ses Nike qui tousse et celle-

Là qui les seins frémissants

Regarde l’air se décrocher

Frémissent à chacun de

Ses mouvements - semblent

Tombés d’une toile Pop Art

Des images en mouvement

D’une sourde énergie qui franchit

Le cap ce cap le regard détourné

Ne plus le détourner et embrasser

Gratter le trottoir taper dessus

Le cul en mouvement lever son

Cul et VOIR et ENTENDRE

Et DIRE et voir et entendre et

Dire ce qui se passe là devant

A côté : les sons qui frappent

Le lecteur MP3 - et tout ça pour

Quoi ? Pour les récits ceux qui

Dérivent de station en station

Comme une tradition qui se forme

Et qui forme - de la ville s’élance

Tout ça quoi et puis je disparais

Je dis c’est tout - avec un peu de

Chance je trouverai quelque chose

Un truc par là : affiche 4 par 3

Devant les autres et s’envole

Tout dire et donc et surtout à cracher

SE TAIRE et COGNER” avec en plus

La dynamique de l’art abandonné


mercredi 16 avril 2008

Bêtes Noires


C’était devenu une moche

Habitude - cette habitude

D’annuler un tas de choses

Le regard des autres est trop

Pesant - il me transperce il

Me vide de mon sang de ma

Confiance - alors je me contente

De mensonges écoeurants

C’est quand même dingue

D’en être réduit à ça


La collision urbaine qui

Signe les négligences - ces

Matins de séparation et de

Sueurs froides - le lynchage n’est

Plus à la mode mais bon

Depuis toujours je suis pour-

Suivi par une meute - cette

Meute prête à me lyncher

En rase campagne cette cam-

Pagne qui jouxte la ville


C’est-à-dire un espace

Menacé peu à peu grignoté

Par les assauts mortifères des

Entrepôts - mortifères pour les

Animaux sauvages ceux qui me

Parlent - tu vois un peu la chose ?

Un débris supplémentaire à la

Marge que j’ai cueilli comme

Une espèce pas si rare :

La couleur importe peu ou pas


Du tout - toutes ces problématiques

Ethniques butent sur un écueil

Moi je ne vois que des types

Qui n’ont pas compris la marche

De leur monde : où qu’ils soient ils

Sont poursuivis par une meute

La dope l’alcool les médocs

Victimes de quoi ? A dire vrai

J’en sais rien - trop proches sans

Doute de leurs murmures


Du jour naissant au soir

De cendre les idées sous

L’effet d’un vacarme étouffé

Cette bête noire que je

Caresse...

mardi 15 avril 2008

Offcut 3


Une Ville Sans Nom 87
Mise en ligne par YK.2

Je me bourre
La tête de ces marches
No limit - c'est mon univers
Je retrouve la foi et l'itinéraire
En chapelet - bien éloigné
De ce que je possédais
Le terreau doré et tout
Le toutim - feindre la joie
Un si beau jour...La chair
Et le souffle sur la chaise
D'un bar

A Voice Within Me


Aujourd’hui esseulé - seul sur

Le chemin de l’épure - je parcours

A nouveau cette foutue putain de

Ville - j’ai longtemps senti la

Bière et rejeté le sillon pour la

Ferveur - elle me brûle la cervelle

La couleur du ciel d’ici est si intense

Certains jours - certains jours si puissante

Que les raisons de marcher vers

Son coeur...Toujours la plus belle

Leçon : “pardon mais à ton âge

Tu pourrais être le boss de ce

Restaurant” - t’as raison mais veux-tu

Bien me foutre la paix - je me bourre

La tête de ces marches no limit

C’est mon univers - je retrouve la

Foi et l’itinéraire en chapelet

Tu sais ce chemin chaotique vu

De l’extérieur - mais c’est dans

Ma tête que tout se dessine

L’office d’un lieu de culte

Bien éloigné de ce que je

Possédais - le terreau doré

Et tout le toutim - on néglige

Les relents de la malédiction

Qu’ils soient de notre fait ou

D’une armée de chiens galeux

Qui m’ont pris pour un con

Moi je suis sombre - sombre

Et riche de ma défaite - le meilleur

A la prod qui aboie les commandes

A s’en briser la voix - les bâtiments

Mythiques de cette ville sont comme

Des signaux irradiés qui bouillonnent

Sur les traces de mes pas - une peinture

Murale - un mural irlandais

Feindre la joie un si beau jour

Tout rempli de codes couleurs

Tout rempli de mon astre

Les événements critiques...

La chair et le souffle sur la

Chaise d’un bar : je ne cours

Plus aussi vite qu’avant mais

Qu’importe - le délai est si court

Et le chant résonne en dedans

Pour entendre l’instable

Pour entendre l’instable...