lundi 7 avril 2008

Dusky


Une Ville Sans Nom 80
Mise en ligne par YK.2

Tu n'es qu'une poubelle
Ce n'est pas - non ce n'est
Pas en recouvrant de peinture
Des articles de journaux - la vie et
Cette odeur d'encre ces taches d'
Encre sur les doigts - que tu
Changeras de trottoir...

Just Bin It!


Tu n’es qu’une poubelle

Ce n’est pas - non ce n’est

Pas en recouvrant de peinture

Des articles de journaux - la vie et

Cette odeur d’encre ces taches d’

Encre sur les doigts - que tu

Changeras de trottoir - un

Alignement de bacs comme


Des oeuvres d’art et leurs tags

Des messages des traces des

Couvercles - en les soulevant

C’est la vie intérieure - les paysages

Tout ce qui décore dévore la vie

Bon à jeter bon à mettre à la

Poubelle - qu’avons-nous fait

Pour en arriver là ? Si les sacrifices


Ce qui remplit nos désirs nous

Montre le chemin de la destruc-

Tion - ces pulsions que nous

Avons jetées dans la rage comme

Des objets des papiers parce que

Nous avons compris qu’il

Ne faut pas saisir : ce qui m’intéresse

N’est pas un modèle - pas un modèle


Noir et l’exploration de nos corps

De nos esprits - tu es une femme

Triste - je n’ai pas su le voir

Les faces de la tristesse - Ce Dieu

Qui se cache quelque part en toi

Me parle - je ne peux lui répondre

La relance - la relance déliée de

Nos pleurs - le sombre constat


La noirceur totale - où te caches-tu ?

A qui parles-tu avec cette grâce ?

Celle qui m’écrase celle qui charme

Sous le couvercle nos vies intérieures

Jusqu’au bout de nos appels - de nos appels

Les performances sont bonnes à jeter

Bonnes à jeter - alors je m’échappe

A la recherche - à ta recherche...


What do I do with this?

Poubelle !

vendredi 4 avril 2008

Mémoire Fantôme


Le truc qui flotte avec

Cette mobilité inquiète

Un peu fébrile donc

Le truc qui flotte et te

Hante c’est ta mémoire

Comme des paillettes d’or

Dans un liquide visqueux

Elle sont minuscules mais

On ne voit qu’elles - la ville


C’est pareil - allez savoir

Mais je ne vois qu’elles à la

Sortie - je les suis ou je les

Ignore mais elles se déplacent

Quand même - elles tombent

Près de moi - font des marques

Un peu partout - uniquement

Quand j’ai déconné merde souviens-

Toi ! Déjà mince comme une


Feuille je continue à fondre

Une putain de lame de couteau

Elles ont cet aspect la couleur

Des conneries - je regrette

Ce penchant malheureux

Qui ne cesse de s’aggraver

Reviens sur terre cesse de

Laisser trop de place au

Vide - elle finira par t’avoir


La ville fantôme qui se dépose

Sur tes circuits imprimés et dessine

Une carte avec un trou au milieu

Et tu persistes sur le fil du rasoir

Dans l’ingratitude et le danger

Disposé à t’envoyer une bonne

Raclée - sentir le sol sous tes pas

C’est bien aussi - que la colère

Lance ses flammes urbaines


Une bonne fois pour toute

Et puis qu’elles aillent danser

Autour d’un autre - j’en ai

Assez vu - la corrosion

Ne m’épargne plus

jeudi 3 avril 2008

Miss The Boat


J’ai raté mon entrée

Manqué la réplique

Perdu mon tour - je ne

Suis pas sûr que l’on

Remarque mon absence

Je l’ai manquée - raté mes

Répliques - ces répliques

Ces phrases toutes faites

Ne doivent rien au hasard

Tout au destin


A cet Harrap’s posé

Sur l’étagère - ce voyage

En Grande-Bretagne - tu ne

Sais pas ce que tu rates

Oh que si...comme ce

Plat sous-vide qui explose

Dans le four à l’heure

Du repas parce que je

Pensais ailleurs comme

Toujours à l’heure du repas


Tu n’es qu’un incapable

Un usurpateur ou perdu

Dans un site devenu ta

Raison - elle se nourrit

De ma gêne - avec ça

Je ne suis pas très à

L’aise - je me calme sur

Le vin - du vin blanc

Mais rien n’y fait je l’ai

Manquée je ne décroche pas


Avec le téléphone non plus

Je ne suis pas très à l’aise

La musique est trop forte

Et couvre les basses

De ce qui s’écoule et

S’arrête au feu rouge

Toi tu ne loupes rien

Rien ne t’échappe

Les aliments sur le

Gaz ou les pillages


En règle - se baisser

Recueillir et mettre

Bout à bout : il se

Peut que ce soit aussi

Facile - pour le reste

Ça m’échappe

I’ve missed my turn

I’ve missed my turn...

mercredi 2 avril 2008

Light Flare 46


Ces chroniques visuelles les virées
Dans les rues la gravité sur les murs
Sur les quais dans les têtes
Tous les paradoxes à venir
Les jours sensuels et troubles
Pour noyer les malentendus
Don't worry il y a encore...

Loose Living


Considérant la vérité

C’est-à-dire l’impossible

Boucler cette boucle

Et partir - l’os rongé par

La city - la cité des démons

Avec ses clochers modernes

Et ses bars de nuit


Surtout ses bars de nuit

La porte rouge et le granit

Rugueux - tenir bon depuis

Les premières gifles quand à

Demi nu - les côtes vulnérables

Il croyait possible - mais pas long-

Temps - de tenir ses positions


C’était la forêt de pins le sol

Comme une moquette - c’était

Même pas le bon temps - ça ne

L’est toujours pas - mais il y a

L’alcool et les bars de nuit

Don’t worry - don’t worry

Il y a l’alcool et les bars de nuit


Pour noyer les fautes diluer

Les étapes - donner du sens à

Tout ça - ce qu’on éprouve

D’abord et très vite la solitude

La goûter puis l’apprécier à défaut

D’autre chose - puisqu’elle est

Comme l’air puisqu’elle est


Comme l’eau et qu’elle ouvre

Toutes les portes - surtout celles

Que l’on pensait verrouillées...

Ce regard noyé de lassitude

Don’t worry don’t worry little

Brother...il y a encore l’alcool et

Les bars de nuit - les mauvaises vies


Ces chroniques visuelles les virées

Dans les rues la gravité sur les murs

Sur les quais dans les têtes

Tous les paradoxes à venir

Les jours sensuels et troubles

Pour noyer les malentendus

Don’t worry il y a encore...



mardi 1 avril 2008

What’s Eating You?


Les lacets des Doc

Qui traînent avec une

Belle négligence

Et le cuir noir signé des

Pas et des chocs contre la

Chaussée - ce verre qu’il

Doit à quelqu’un du côté...

Lequel déjà ?


Non - pense-t-il - l’horizon

Est trop noir de ce côté-ci

L’écume de l’aiguille il

Connaît et comment !

Pas par là mon grand

Dans quelle direction la rue

Un tapis qui se retire comme

Une grande marée si loin


Qu’elle découvre des terres

Inconnues - humides déjà

Traversées par Jack Spicer

Ne plus savoir se diriger

Ne plus savoir se diriger

Dans sa propre ville

Et tendre les mains vers

Cette fille perdue sous


La pluie - plus illuminée

Que tous les types à qui il

Doit quelque chose un verre

Ou plus : du fric - dans une

Vitrine il voit écrit PARKING

A l’envers - du fric par terre

Les problèmes financiers : ne pas

En avoir c’est comme savoir


Se diriger dans sa propre

Ville - dans sa propre vie

To be on easy street...

Tous ces types à qui il doit

Les ombres...pas un seul euro

De plus pour toi - ta peau sera

Ramassée au milieu de la rue

Comme celle d’un chien renversé...