mardi 25 septembre 2007

White Line


Saloperies et toutes ces intempéries

Qui se déclinent comme des claques

Prends-ça et marche sur les Dubliners

Un recueil de nouvelles indépassable

Une ombre écrasante qui peut rendre

Fou comme le vent d’octobre à...


Toute l’année en fait ça décoiffe

Même les nuages n’y résistent pas

Eux qui s’effacent aussi vite qu’ils

Pourrissent l’horizon et laissent

Alors quelque chose qui ressemble

A l’Origine assez proche de...


De la Providence en fait un miracle

Drink again drink again les mots

Tombent sur le sol et sur les épaules

I’m sorry I’m sorry semble murmurer

Le spectre sur le trottoir désolé

Des heures à attendre qu’il se...


Qu’il apparaisse en fait un battement

De vie plus intense des contacts puissants

Perchés sur des illusions : la vie en grand

Avec une sortie décente où pour une fois

On se sentirait libres la vue du pont

De l’Harteloire construit en dépit des...


Contraintes isolé et fier de l’être

Dominateur et léger comme une

Chanson de Luke Haines un assaut

De fierté à tous nos principes coulés

Dans la masse cette exception qui

Nous transforme en fait en demeurés


Le spectre danse et jette de la poudre

Bleue autour de lui un bleu mourant

Pas besoin d’explication ça on le devine

Déjà c’est toujours pareil invariable et

Indépassable un beau bleu de ciel

Une oeuvre qu’on atteindra jamais...


Don’t trust the rain

Don’t trust the stars

Don’t trust the sky...


lundi 24 septembre 2007

Dévastations


Planent des silences sur

Les rectangles pastel

Mauvais conseillers en

Dévastations (urbaines)

Envisagent de manière clinique

De se désemparer (sans férir)

Ma langue s’oublie et me perd


Un ferry géant qui libère ses

Passagers à maudire (désaxent)

Du cours au McGuigan’s

On est tous désavoués

Par le règne de la sérénité

Dans les soutes noires (mazout)

Je m’accroche à la barre cuivrée


Voilà des différences et du

Lourd so nice so clean

Sur la coque en large et bleu

Royal Stockholm Cruise Line

Et sur la cheminée un flambeau

Un suaire s’échappe dans la brume

Hume l’encens portuaire


Composé d’époques et d’activités

Recomposées en camaïeu un relief

Gris et turquin qui donne à voir

Par endroits un exode lumineux

Comme des portes dérobées vers

Autre chose d’autres lieux

Cette ville n’est jamais avec vous


Elle se discipline ou se discorde

Aveugle ou se discerne (banc de brume)

Se drapant dans les dévastations

Et les croisières nordiques

Les cordes et les notes élégiaques

Ou les représailles (crushed by grief)

Epaisseur de la ville des sentences


Prononcées à voix basse exécutées

Au pied d’un escalier de pierre

Une rue verticale et froide

Le corps roule et repose en guerre

jeudi 20 septembre 2007

Fight A Duel


Faire une place à la douleur

Je l’accueille en plein nord

Lui offre un verre et plus encore

Nous buvons comme

Deux vieux potes


Sauf qu’elle veut m’abattre

La chienne dans un duel

Mais je fais comme si

J’entends les vagues de la côte

Due north qui montent


Et submergent la vitalité

Be ready to drop

T’es K.-O. mon pote

A nouveau une fois encore

Mes bagues en argent


Attrapent des rayons trop

Violents je suis étendu

Dans l’herbe d’un jardin

Peut-être le Kennedy

Celui des cascades et des chiens


Des punks et des junkies

Mythologies qui ricochent

Sur l’eau et viennent

A échéance échoir

Capital et intérêts compris


Des poignées de feuilles

Rousses et brunes valsent

Et retournent à la source

Moi je préfère la veuve courant

Les volts et la volte-face


Des skaters slaloment

Au signal ils ne tiennent

Plus debout et s’abandonnent

Au ciel perçant les immeubles

Du fer à macler dans le ciel


Je brasse du verre je brasse

De la fusion beat the ache

Round the corner j’embrasse les duels

mercredi 19 septembre 2007

C’est une vieille histoire


Quelque chose s’est brisé

Je suis en guerre

Je suis en armes

Quelque chose s’est brisé


Les gains ne couvrent plus

Les pertes les pages se suivent

Je ne vous souhaite pas

De me croiser dans la rue


La rue les mains jointes

Sous le menton des cheveux

Blonds et une assiette

Ebréchée sur un perron


Épouse une artère vaste

Où se déversent du rouge

Et du vermeil frais

Couleur du cinabre


Vois ce grand corps

Entre deux boutiques

La tête perdue dans l’esprit

Un gris de Payne


Siam repeinte noir de Mars

Blanc de zinc par l’unique

Pensée d’un pendu

La trêve périt de ses mains


Tendues à l’instant vers

Quoi ? Puisque la peur est trop

Grande illégitime on se dit

Même si rien ne change


Acheter sa peau défendre

Cette peau d’une arme mentale

Si l’humanité existe je vais lui

Cracher dessus qu’elle m’explique


L’histoire du pire l’histoire en vrac

Powerless in the face of his pain

Impuissant devant sa douleur

C’est toute l’histoire du mal

mardi 18 septembre 2007

Meth Kids


Les enfants du Meth

Ressemblent à des ébauches

Martyrs de l’éphédrine

Alors que des long-courriers

Survolent l’enfer et les rushs

Le monde se griffe les bras


A la recherche de bugs

Run Run Run

Sur les routes d’Europe

Moscou Paris Amsterdam

Barcelone des sillages

En libre-service

Pas d’arrêt pas d’arrêt


La benzédrine des clochards

Remède dépassé plus assez

Rapide efficace rentable

Pour les marchés éloignés

Que le soleil en personne

N’arrive plus à fournir


Alors tu roules roules

Roules de jour comme de

Nuit stimulante la nuit

Le céleste fait sourire

Tristement les Faces of Meth

Faces de guerre


Charge charge charge

Pousse ton bahut sur

Les routes européennes

Désert d’Espagne aires de

Repos infernales les pneus

Sur les jantes qui fument


Quelle belle cuisine

Tu as fabriquée du cancer

Partout des produits inflammables

Pour foutre le feu sur les autoroutes

D’un territoire en expansion

Monde de merde monde de merde


Run ! Run ! Run !

Dieu ne te le rendra jamais...

lundi 17 septembre 2007

Until Dark


L’éclat tragique du regard passé

Rempli d’indices bad omens

Jusqu’à ce qu’il fasse nuit

Un autre éclairage until dark

A la tombée de la nuit

C’est là qu’il faut être à l’avenir

After dark plus d’erreurs

Possibles ça non sinon...


Tant de temps pour comprendre

Pourtant il faisait déjà sombre

Darkness had fallen depuis longtemps

A présent je le sais : pourquoi

M’épargner ? Pour quelle utilité ?

Un nouvel éclairage récréatif

A l’égout le bel étalage

Bazar douteux


Equipements de fortune basses

Concassées dans le genre Liars

Puissants arômes sonores et boomers

Aux abois qui dissipent les torsades

Et les détours inutiles le temps

Se compte en arpèges une murder

Ballad trop sublime on y

Succombe et puis on tombe


Sur un contrôle positif instillant

Du colossal et des coups de matraque

Aléas...l’autre éclairage celui d’une

Compilation quelques titres

Pour tout résumer pour tout décrire

D’une ville d’une suite de victoires

Et de bruitages colorés...avant

Avant que le montage ne réitère ce qu’il


Sait faire de mieux : la ville enfouie

Emerge de la végétation comme si

Les constructions dévastaient une forêt

En temps réel et dans la bousculade

Et la ruée vers l’alarme

C’est maintenant dans le noir

Ici et maintenant que se joue

La partie (se détruire pour construire)

FEU !

jeudi 13 septembre 2007

A Long Trudge


Il me court après

Va-t-il me rattraper ?

Finir par me rattraper

Au fond d’une impasse

Une impasse frappe

A la porte l’ennemi

En moi la rédemption

Dans la place depuis toujours

Blanc à la casse

Encrasse les cris

I love you

De mêlé-cass


Sale rocaille rude

L’écart entre les mots

Aux lumières de la nuit

Luminosité vibrante

Qui s’anthracite pour

Un trajet pénible

Tôt ou trop tard

Le pont masse énorme

Décidément ne me

Fout pas la paix

Mais casse-toi !

Ta masse des arches


Vieilles mais encore

Solides m’écrasent

De long en large

Encore du vilain

Dos pile revers

Passe sous les arches !

Et sur le tablier pas

De tendresse sentir

L’odeur du soutien

Parce qu’on te soutient

Encore ? Dans ton déluge

Délire homélie


Aux chiottes les sermons

Qui nous soûlent

In the still of the night

Ça sent encore la haine