vendredi 4 avril 2025

Prendre Corps (3)

 



 

La distance
Que l’on prenait

Elle ressemble
A une prise
Massive de
Myorelaxant

Quand une autre
Résonance soufflait
En moi

Pour dire l’inquiétude
Et le combat intérieur

Presque une guerre

Que l’on calmait
Dans la houle
D’une poésie
Encore en chantier

Quand cela brise
Et révèle à la fois

Il suffit alors
D’un regard
D’une phrase

Ou d’un vol d’oiseau

Et l’on sait que
Se perdre est
Un trouble

Le spectre et
Ses décombres

jeudi 3 avril 2025

Bleu

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu peux ouvrir
La porte à ce
Mort

Il s’installera
A tes côtés

Te regardera

Et te fera découvrir
Ce que tu as été
Sans rien savoir

Ce que tu es

Et seras
Sans mot dire

Sans même casser
L’illusion du vivant

Cet horizon construit
Comme un rêve
D’architecte

Ou ces traits
Posés pour
Signifier la
Présence

Dans ce bleu
Profond

Comme l’espace
D’une lumière





mercredi 2 avril 2025

Prendre Corps (2)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces montées d’imaginaire
Qui ressemblent si peu
A nos zones de silence

Dessinent les frontières
Évaporées de ce trouble

Ce que l’on était sans

Ce que l’on est à présent

Vastes chantiers qui
Transforment ces
Paysages intérieurs

Et ce mur de brouillard

En lieux où l’on chemine
Au-delà des apparences

Une brume disparue

Comme pour la
Renaissance
D’un monde

mardi 1 avril 2025

Prendre Corps

 



 

Corps et visage
Loin de ces trop
Nerveuses
Constructions

De cette cage
Trop longtemps
Aménagée

Où le silence
Sur la corde
Est ce blanc
Trop vif

Alors que sur
L’autre rive
Il y a l’intérieur
De l’art

Cette façon
D’être au monde

De la ville qui
S’ébroue

Et de ce cœur
Qui fut malade

Comme le maillon
Spirituel de nos
Enfermements