Le sourire paisible
Venant de morts
Supprimés
On s’est donné
Tant de mal
De retouches et
De cris intérieurs
Pour relier ces rives
Et faire ville
Création Poétique
Le sourire paisible
Venant de morts
Supprimés
On s’est donné
Tant de mal
De retouches et
De cris intérieurs
Pour relier ces rives
Et faire ville
Cette flamme
Dans l’œil
Qui permet
D’attendre
De ne pas
S’étrangler
Dans les flux
Ces griffes et
Ces crocs
De la ville
Alors qu’à ses
Portes
Le spectacle
Fameux
Occupe son
Rêve et ses
Rivages dorés
Son regard phare
qui me suit tard
Dans la nuit
Retenant le
Souffle et la
Violence
Flottant alors
Comme un foulard
Dans le vent qui
S’est levé
Portant la pluie
Au ventre
D’une fontaine
Puis sur les remparts
Derniers mètres
Avant la rade
Toujours laissant
Des signes
Déplacements de soi
On se rend
Après avoir lutté
Dévoré ville et
Gouffres amers
Jusqu’au seuil
Du refus
Et du regard
Libéré de son
Effondrement
Les couleurs du temps
Qui s’étonnent
Toujours
De ce qu’elles
Deviennent
Des bruissements
Aux blessures
Qui ne sont
Qu’un ensemble
L’autobiographie
Intérieure
D’un quartier
Défait
Et d’un regard
Souvent perdu
Toujours retrouvé
Les traces de
Sa vie
De son exode
Sa nuit
Indifférente
Plongée
Dans les
Textes
Contre
L’épuisement
D’une cité
Endormie
Sa photo
Affective
Son brasier
Au pied des
Immeubles
Et ces mots
Perchés
De cette façon
Un paysage est né
Couleurs et
Lignes que
L’on décompose
En un ciel
Qui bouge
Bien davantage
Que le reste