mercredi 11 mars 2026

To Land

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Nos affinités électives,
les ombres à battre,

nos corps à célébrer,
unir, défaire dans les
draps vestiges. Visages
beaux, douloureux, plus
intenses encore d’
expressions rejetées
loin…Si loin dans un
autre.  Soulageant
les désordres, près d’un
feu de nous-mêmes
celui qui enveloppe
ce monde…Terre
étrange, étrangère
que l’on caresse. Ne
pas mourir tout à fait,
et même revenir,
luisant de sueur aux
sources…

C’est-à-dire accepter
que ces marges trop
souvent atteintes  cèdent
sous la volupté unique…

Ce drame je le saisis
sous mon bras, en
tournant dans mon
esprit des mots comme
mourir mais vivre…Avec
le risque et mes tentatives,
avec ces replis, la beauté
du sombre, qu’éclaire
parfois, comme un
recours si précieux.


mardi 10 mars 2026

Rivages

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce rivage que je vois
doucement trembler,
qui se confond un
temps avec mes trêves,

Ce littoral que tu aimes
tellement.  Ces rives,
si proches…Si loin. 

Ces heures déconcertantes
filant, dans mon esprit
comme des larmes,
des armes, des lames.

Ces heures qui versent
leurs griffes sur la
peau, sont en train
de mourir, de s’éteindre
une à une. 

A nos ciels mêlés
à nos vies enfourchées,
pleines d’orages
en mémoire.

Dont il ne reste
que des lambeaux
de fureur, au milieu
de nos terres entre-
lacées.


lundi 9 mars 2026

Le Pas

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvoir s’émouvoir
tant - pouvoir
se croire si -
S’étourdir jusqu’au
prémisse - ce
prologue interdit
qui m’échappe
et m’obsède - au
risque d’y perdre
jusqu’au sens que
l’on dit commun - si
fragile et disert -
on préfère ainsi
se définir autrement -

se défaire s’en remettre
à nos corps - se prendre
au jeu de nos fragilités -
pouvoir encore
le faire - pouvoir
ainsi traverser nos
morts sans les craindre -
séjourner se dévouer
succomber - paraître
devant ce Dieu que l’on
s’est - te rendre mon
âme - te la rendre puis
fermer mes yeux -

s’anéantir ce n’est pas
trouver la mort - mais
s’évanouir en respirant
en lieu et place de ton
être - tu vois je ne
pleure pas - non -

je m’estompe peu à
peu - me retire sur la
pointe des pieds -
prenant ma place
en toi - je ferme tes
paupières de mes
mains - et tout
se dissipe et
devient vie -

 

vendredi 6 mars 2026

Le geste de la Main

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est pas l'usage
Juste ce qu'il faut
De grâce

Pour échapper
A l'éclipse de
Son humanité

Toute entière
Dans ce feu

De quel geste
Son repentir 
Sur la peau
Sommes-nous 
Les vies

D’aller et venir 
En nos êtres profonds
Ombres douces 

Qui s’unissent là 
Sur un mur 

L’humble humeur 
De notre feu

De cet office 
Que l’on célèbre

Guidés par de pures 
Et simples aumônes 
De nous-mêmes

Quelque chose comme 
Cette lumière 

Pôle affranchi 
Des sommeils 
En péril

Cet éveil enfin
Dans l’irradiance 
De la chair 


jeudi 5 mars 2026

Littoral

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où l’on jette
Ce qui reste 
De ces routes
Calcinées

De ces veines
Fatiguées

Pour celles qui
Nous portent

Doucement aux
Pointes d’une terre

Où tremble
La nuit l’écho
Maritime

Et les discrets
Passages de
L’insomnie

mercredi 4 mars 2026

Bleu Rade


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pareille à la chair
Les soupirs
affleurent 

Sur une mer
Dormante

Solitude bleue
Que l’on observe
Et prend pour soi

Qu’une ville
Évanouie suffit
A remplir

L’oubli fermé
Par ce cadre blanc

Et les contours
D’une présence

A sa grâce
L’honneur
D’un paysage
Inouï

mardi 3 mars 2026

Transmission

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les figures
Troublantes
De l’harmonie 

L’état réduit
A sa fuite

Avant de rejoindre
Cette zone baignant

Dans le soleil

Si proche des
Visages et 
Des corps 

De ces nerveuses
Constructions

Qui disent  
L’angoisse
Évaporée 

Figuration
Émue de nos
Blessures