Surnager
Le reste
Est mystère
De mémoires
Et dérives
Dans un espace
Déplacé par le vent
Que l’on habite
Obscurément
Dans sa lumière
Affolante
Création Poétique
Surnager
Le reste
Est mystère
De mémoires
Et dérives
Dans un espace
Déplacé par le vent
Que l’on habite
Obscurément
Dans sa lumière
Affolante
Quand cela éclate
A la figure
Fissures de l’impasse
De cette rue étroite
Que l’on emprunte
Dont il reste
L’éclat au creux
De la main
Et ce goût
du bruit qui
Rappelle
Celui de la guerre
Celle qui s'est
Achevée
Comme échouée
Dans son âme
Elle trébuche
D’un simple trait
Dans les sillages perdus
Ces fantômes portés
Le vent
L’odeur de la mer
Et l’esquisse d’un
Lieu rendu à lui-même
Il s’anime par
Touches lumineuses
Et tend ce miroir
Nocturne
A cette vie en moi
Trop longtemps
Spatiale
Dans cette âme
Désarçonnée
L'inestimable trésor
De la vision
Ce que l'on devine
Sans juger
Juste la peine
Du silence
Et du retranchement
Dans ce qui n'est
Même plus un
Paysage
Juste une
Douce question
Toujours ce
Précipité
Trouble d’
Une humeur
Qui cherche
Le même dédale
Et finit par
S’y perdre
Ou s’éblouir
Des mâchoires
Du ciel
Caresse d’une
Peau si douce
Et d’un geste
Si beau
Le sourire paisible
Venant de morts
Supprimés
On s’est donné
Tant de mal
De retouches et
De cris intérieurs
Pour relier ces rives
Et faire ville
Cette flamme
Dans l’œil
Qui permet
D’attendre
De ne pas
S’étrangler
Dans les flux
Ces griffes et
Ces crocs
De la ville
Alors qu’à ses
Portes
Le spectacle
Fameux
Occupe son
Rêve et ses
Rivages dorés