Cette échappée
Dans le rêve
Ces bruits qui
Remontent de
La rue
Disant le
Tumulte
Du dehors
Qui se cogne
A nos errements
Gaieté sans ombre
A cette heure
Côtoyant les
Abîmes
La musique
D’avant la
Faute
Création Poétique
Cette échappée
Dans le rêve
Ces bruits qui
Remontent de
La rue
Disant le
Tumulte
Du dehors
Qui se cogne
A nos errements
Gaieté sans ombre
A cette heure
Côtoyant les
Abîmes
La musique
D’avant la
Faute
D’un ailleurs
Si proche
La nudité
Sereine d’une
Nuit trempée
Dans le noir
Avalant les
Rumeurs
Du monde
Dépouillement
Salutaire de
La ville
Son chaos intime
Replié sur le jour
Fantôme qui
Parle soudain
D’éternité
Et de retrouvailles
Avec soi
Ces lents minuits
De mes rivages
Pour retomber
De l’autre côté
De la nuit
Laissant les
Astres derrière
Ce bleuté qui
S’étage d’un
Immeuble à
L’autre
Pourtour soyeux
Que l’on regarde
Dans l’ombre
De nos mains
Glissant sur
Le silence
De la peau
Ce désert tendu
Qui nous perce
Ce climat qui
T’emporte
L’écume de
Ces lignes
Cet univers
De formes
Que tu suis
Ces regards
Qui restent
Intenses
Renforcés
Par le refus
Du souvenir
Dans la folie
Circulaire de
Tes gestes
Et la joie
Immense
Que tu jettes
Furieusement
Autour de toi
Quand on sait
D’où vient
La lumière
Ces fleuves de
La vie
Que l’on suit
Page après page
Traversé par
Ce monde
Qui nous prête
Pour un temps
Ses couleurs
Et sa peau
Ce lieu fragile
Éternel
aussi
Tous ces mots
Qui jettent
Leur ancrage
Parmi nos
Pensées
Ils effleurent
Les corps
Font vibrer
Les arbres
Et trembler
Doucement
Nos murs
La nuit se tait
S’écoulant
En fleuve noir
Jusqu’au plus
Profond des jours
Quand tout
Recouvert
D’un drap
Elle s’éloigne
Dans un nuage
De pensées
Et de gestes
A la douceur
Apaisante
Un grain
De peau
Dans l’eau
Profonde
D’une cité
Endormie
La lumière
Qui tournoie
Sans cesse
Cette immensité
Qui accepte de
S’éteindre
Dans la profondeur
D’un monde
Comme on passe
De l’autre côté
Des odeurs de
La terre
Jusqu’au parfum
De la ville